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Suède : la police reconnaît avoir caché une vague d’agressions sexuelles

mardi 12 janvier 2016, par siawi3

Source : http://lci.tf1.fr/monde/europe/suede-la-police-reconnait-avoir-cache-une-vague-d-agressions-8705344.html

Edité par A.D. avec AFP
le 12 janvier 2016 à 11h52 , mis à jour le 12 janvier 2016 à 12h09.

Les agressions ont eu lieu lors des éditions 2014 et 2015 du festival We Are Sthlm, se déroulant à Stockholm chaque été. / Crédits : Capture d’écran We Are Sthlm

Europe : La police suédoise a reconnu lundi avoir gardé secrètes les informations sur des dizaines d’agressions sexuelles ayant eu lieu lors d’un festival de musique à Stockholm. Selon le journal qui révèle l’affaire, les agresseurs sont en majorité des demandeurs d’asile mineurs.

Après Cologne en Allemagne, Stockholm en Suède. La police suédoise a reconnu lundi avoir gardé pour elle les informations sur des dizaines d’agressions sexuelles. Celles-ci ont eu lieu lors des éditions 2004 et 2015 de We are Sthlm, un festival de musique qui se tient au mois août dans la capitale suédoise et qui se présente comme le plus grand d’Europe pour les adolescents. Elles avaient conduit à plusieurs arrestations, principalement de jeunes étrangers, selon le journal national Dagens Nyheter.

Ces révélations ont été faites après le tollé soulevé en Allemagne par la lenteur avec laquelle la police de Cologne a rendu publique l’ampleur des violences commises dans la nuit du Nouvel An.

38 agressions sexuelles dont deux viols

Dans le cas suédois, 38 agressions sexuelles, dont deux viols, ont fait l’objet de plaintes. Un porte-parole de la police, Varg Gyllander, a dans un premier temps évoqué près de 100 arrestations. Mais il a dit plus tard que leur nombre exact n’avait pas été établi.

"Nous aurions certainement dû révéler cette information, ça ne fait pas de doute. Pourquoi ça ne s’est pas fait, nous ne le savons tout simplement pas", a-t-il déclaré. Après chacune de ces deux éditions du festival, la police avait affirmé qu’il y avait eu "relativement peu de délits et de personnes interpellées comparé au nombre des participants", a rappelé M. Gyllander. Aucune condamnation n’a été prononcée depuis, selon la police.

"Un problème de démocratie pour notre pays"

Le quotidien par lequel le scandale a été rendu public a affirmé que les agresseurs présumés étaient en majorité des demandeurs d’asile mineurs non accompagnés. Le journal a cité un rapport de police sur une des deux éditions (sans préciser laquelle) mentionnant que les soupçons s’étaient portés sur un groupe d’une cinquantaine d’adolescents afghans.

"Je ressens une très forte colère en voyant que des jeunes femmes ne peuvent pas aller à un festival de musique sans se faire importuner, harceler sexuellement et attaquer", a réagi le Premier ministre Stefan Löfven devant la presse à Stockholm. Le fait que la police n’ait pas informé le grand public est selon lui "un problème de démocratie pour notre pays".

Le directeur de la police nationale, Dan Eliasson, a assuré au cours d’une conférence de presse que l’affaire ferait l’objet d’une "enquête interne" susceptible de déboucher sur des sanctions. Il n’a cependant rien révélé sur l’état d’avancement de l’enquête, estimant qu’il n’était "pas facile d’enquêter" sur des faits de cette nature, commis au milieu d’une foule dense. Et il a précisé que, de manière générale, la police "essay[ait] d’éviter d’évoquer l’appartenance ethnique" des suspects.

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