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Le Président de la République islamique d’Iran reçu à l’Elysée

Hollande parlera-t-il des 63 femmes exécutées par pendaison ?

mercredi 27 janvier 2016, par siawi3

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Source : http://yaelmellul.livehost.fr/2016/01/27/le-president-de-la-republique-islamique-diran-hassan-rohani-a-paris-monsieur-hollande-parlera-t-il-des-63-femmes-executees-par-pendaison/

Le Président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani à Paris : Monsieur Hollande parlera-t-il des 63 femmes exécutées par pendaison ?

Publié le 27 janvier 2016

Le Président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani, sera reçu à l’Elysée le 28 janvier, afin de finaliser un contrat d’achat de 114 Airbus.

Sous la présidence de Rohani, cet homme qui aime à se qualifier de « musulman modéré », 63 femmes ont été exécutées entre le 10 septembre 2013 et le 15 janvier 2016, sur un total de 2166 personnes.

Zahra Nemati exécutée le 6 janvier 2016 à Tabriz.

Voici ce que vivent les Iraniennes dont la situation ne cesse de se dégrader sous la présidence de Rohani.

L’Iran est descendu en 5e position dans le classement mondial des pires pays pour l’inégalité des sexes – il est classé 141e sur 145 (chiffres en augmentation par rapport à 2014), dans le Global Gender Gap Report 2015, publié par le Forum économique mondial. Le rapport indique qu’il n’y a : « aucune amélioration dans aucune catégorie depuis 2006 », mais qu’il y a eu des régressions.

L’Iran a le taux le plus faible de représentation des femmes dans les forces de travail et le revenu le plus faible de sa région pour les femmes (selon le Forum économique mondial).

Les lois de la République islamique d’Iran (y compris le Code pénal islamique révisé) permettent une discrimination entre les sexes et promeuvent la violence contre les femmes (selon le SG de l’ONU dans son Rapport de Mars 2014).

Seulement 14,5% de la population féminine est économiquement active. Un mari peut empêcher son épouse d’avoir un emploi, d’accepter un poste ou d’exercer une profession.
Les Iraniennes ne peuvent pas voyager sans la permission de leurs maris, ni travailler, ni suivre des cours à l’université . Dans le Code pénal islamique révisé, la vie d’une femme vaut la moitié de celle d’un homme, notamment dans le cas de témoignages.

L’article 638 du Code pénal islamique prévoit que « les femmes qui apparaissent sans hijab en public seront condamnées à un emprisonnement de 10 jours à deux mois ou au paiement de 50.000 à 500.000 rials ». Des attaques sont provoquées par des imams qui s’insurgent faussement contre les « mal voilées », provocations conduisant à d’horribles agressions à l’acide contre des femmes. Le même article autorise les juges à condamner quiconque viole la charia à 74 coups de fouet.

La violence contre les femmes a été institutionnalisée en Iran. Une entité gouvernementale du nom de « promotion de la vertu et prohibition du vice » recourt à la force et dispose d’une police spéciale, agressant les femmes dans les rues, les harcelant et les arrêtant au quotidien.

Les femmes sont soumises à des peines de flagellation (par exemple pour non-conformité partielle ou totale des lois du hijab, ou pour avoir effleuré la peau d’un homme – cas de Leila Hatami à qui Gilles Jacob a fait la bise à Cannes 2014.

Le Code civil de l’Iran (article 1 401) prévoit le mariage des filles à 13 ans, mais avec l’autorisation d’un tribunal islamique, elles peuvent être mariées dès l’âge de 9 ans (article 1210) (Rapport du SG de l’ONU de mars 2014).

Dans son article 27, le projet de loi des enfants sans surveillance et sur la protection de la jeunesse, adopté par le Parlement iranien en Septembre 2013 sous le mandat de Rohani, et qui est entré en vigueur le 23 Octobre 2013, permet le mariage entre le tuteur légal de l’enfant et l’enfant dès que l’enfant atteint la « maturité » (9 ans selon la loi iranienne). Concrètement, cela signifie qu’une fille, dès l’âge de 9 ans, peut être adoptée pour des raisons malveillantes et mariée de force à son père adoptif. La République islamique d’Iran légalise ainsi la pédophilie.

Bien que la charia exonère les filles de moins de 9 ans ainsi que les femmes âgées de porter le hijab, les lois de la République islamique obligent toutes les filles au-dessus de l’âge de 7 ans à le porter.

L’Iran détient le taux le plus élevé d’exécutions de mineurs – selon le Rapporteur spécial de l’ONU : « En 2014, 8 individus censés être âgés de moins de 18 ans au moment de leurs crimes présumés auraient été exécutés » (rapport août 2014).

Mettre en scène des pendaisons à une grue sur les places publiques à travers le pays est l’un des moyens de ce régime des Mollahs pour faire régner la terreur.

Le jeudi 17 décembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution condamnant fermement les violations brutales et systématiques des droits de l’Homme en Iran, en particulier les exécutions massives et arbitraires et l’augmentation des violences et des discriminations contre les femmes et contre les minorités ethniques et religieuses. C’est la 62ème fois que l’ONU adopte une résolution pour condamner les violations des droits de l’Homme par le régime des mollahs.

Nous devons témoigner notre solidarité à nos sœurs iraniennes, privées des droits humains fondamentaux.

Exigeons que les relations de la France avec le régime iranien soient subordonnées à l’amélioration de la situation des droits des femmes et à l’arrêt des exécutions.

Le Président de La République a affirmé, avec force : « La France est opposée à la peine de mort » « La Liberté et la dignité des femmes, ce n’est pas l’engagement d’une journée, ce n’est pas même celui d’une année, c’est celui de tout mandat exercé au nom du peuple français. »

Que les promesses soient tenues. Que le choix soit fait de respecter nos principes républicains plutôt que de normaliser nos relations avec un Etat qui n’est ni « normal » ni « modéré ».

Une république sociale comme la France se doit d’accompagner les démocrates iraniens qui se battent quotidiennement et au péril de leur vie.

La France s’honorerait à ne pas cautionner un régime qui martyrise, violente, fouette, lapide, brûle à l’acide, et tue par pendaison des femmes

« La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie » Victor Hugo.

Signataires :

Djemila Benhabib
Zohra Bitan
Christelle DiPietro
Michèle Fitoussi
Solveig Halloin
Diké Justice
Françoise Laborde
Martine Martiney
Yael Mellul
Catherine Moreau
Céline Pina
Francine Sporenda

Notes  :

http://www.huffingtonpost.fr/leila-alikarami/egalite-hommes-femmes-iran_b_8284606.html

https://plus.google.com/+CnriFemmes/posts/aq3awSmPBDj

http://women.ncr-iran.org/index.php/documents/2158-63-women-executed-in-iran-under-rouhani

http://www.un.org/press/fr/2015/ag11745.doc.htm

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/867-indonesie-francois-hollande-egalement-exprime.html#
http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/hollande-demande-a-l-arabie-saoudite-de-renoncer-a-decapiter-8661395.html

http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2013/12/24/2013-les-fondations-du-progres-vers-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes/

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