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"Le héros tragique" et "l’épidémie de croyance" - Boris Cyrulnik

Audio et Video

samedi 23 avril 2016, par siawi3

Boris Cyrulnik : Ivres paradis, bonheurs héroïques
vient de paraitre chez Odile Jacob


« Pas d’existence sans épreuves, pas d’affection sans abandon, pas de lien sans déchirure, pas de société sans solitude.
La vie est un champ de bataille où naissent les héros qui meurent pour que l’on vive.
Mes héros vivent dans un monde de récits merveilleux et terrifiants. Ils sont faits du même sang que le mien, nous traversons les mêmes épreuves de l’abandon, de la malveillance des hommes et de l’injustice des sociétés. Leur épopée me raconte qu’il est possible de s’élever au-dessus de la fadeur des jours et du malheur de vivre.
Quand ils parlent des merveilleux malheurs dont ils ont triomphé, nos héros nous montrent le chemin. » B. C.
Chacun de nous a besoin de héros pour vivre, l’enfant pour se construire, l’adulte pour se réparer. Les héros nous apportent l’espoir, le rêve, la force. Attention cependant aux faux héros, attiseurs de violence et de haine, pourvoyeurs du pire.

Sources :
http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-matin5/la-matinale-deurope-1-maxime-switek-210416-2725681
et :
http://www.europe1.fr/emissions/l-interview-verite/boris-cyrulnik-des-hommes-politques-se-posent-en-heros-2725639
et :
http://www.bfmtv.com/societe/boris-cyrulnik-beaucoup-d-enfants-se-sont-identifies-a-mohamed-merah-968814.html

L’Interview de Boris Cyrulnik sur le rôle du héros commence à 1h 35 et finit à 1h 45
"Beaucoup de dictateurs ont été démocratiquement élus".
Ecouter ici :

et ici
Boris Cyrulnik : des hommes politiques "se posent en héros"
08h32, le 21 avril 2016, modifié à 12h05, le 21 avril 2016
L’interview vérité Thomas Sotto est une chronique de l’émission Europe 1 matin
diffusée le jeudi 21 avril 2016
Le psychiatre Boris Cyrulnik publie son nouveau livre, Ivres paradis, bonheurs héroïques, qui revient sur l’utilité des héros dans l’enfance. Plus tard, à l’âge adulte, ou lorsque une nation attend un homme providentiel, il est le signe d’une faiblesse. Il évoque également les terroristes qui sont devenus des héros pour certains jeunes.

VOIR AUSSI : ici
Boris Cyrulnik : "Beaucoup d’enfants se sont identifiés à Mohamed Merah"
22/04/2016 à 09h12 Mis à jour le 22/04/2016 à 10h30
Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et psychanalyste, est ce vendredi matin l’invité de Thierry Arnaud dans Bourdin direct sur BFMTV et sur RMC. Il publie Ivres paradis, bonheurs héroïques (Odile Jacob).

Invité vendredi matin sur BFMTV et RMC, Boris Cyrulnik estime qu’"en ce début de 21e siècle, le climat est favorable à la naissance des héros. Et c’est mauvais signe. J’ai commencé ma vie en subissant un langage totalitaire, ce lui du nazisme. Aujourd’hui, je vois renaître un autre langage totalitaire (celui du jihadisme, Ndlr). Ce n’est pas le même langage, ce n’est pas le même thème mais c’est exactement les mêmes principes. Il y a des slogans répétés : il n’y a qu’un monde qui vaut le mien. Les autres n’existent pas, c’est des mécréants, des blasphémateurs, il est moral de les mettre à mort".

Quand le monde va mal, "le héros est nécessaire et dangereux. Il est nécessaire quand on est seul, quand on est faible, quand on est enfant. Mais quand un homme adulte, un groupe humain, une nation est en faiblesse, (avoir et suivre un héros) c’est la preuve de sa faiblesse, de son humiliation". Ainsi, "beaucoup d’enfants se sont identifiés à Mohamed Merah".
"La majorité de ces gamins ont des parents gentils"
"Le but d’un terroriste c’est de passer à la télé", analyse Boris Cyrulnik. "S’il passe à la télé, en commettant un acte horrible, il terrorise une population. Ils ont d’excellents techniciens qui savent diffuser dans le monde entier des images d’horreur".
"Sur les 8.400 adolescents fichés et surveillés (pour risque de radicalisation, Ndlr), seuls 100 sont psychopathes", affirme le neuropsychiatre. "L’immense majorité de ces gamins ont des familles chrétiennes, 40% sont d’origine chrétiennes, bien élevés, par des parents gentils qui sont stupéfaits (qu’ils basculent dans la radicalisation, Ndlr) . Et 40% sont des enfants de familles musulmanes, l’immense majorité de ces gosses sont élevés par des parents gentils. Mais notre culture ne leur propose plus le rituel d’accueil".