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Algérie : Non, les intégristes n’ont pas déposé les armes

lundi 23 mai 2016, par siawi3

Ci dessous, quelques coupures de presse qui prouvent que non seulement les attaques terroristes n’ont jamais cessé malgré ’ réconciliation’ et ’ pardon’, mais que certains groupes tiennent le maquis depuis les années 90

Source : http://www.elwatan.com/actualite/l-armee-elimine-six-terroristes-a-bouira-21-05-2016-321355_109.php

L’armée élimine six terroristes à Bouira

Amar Fedjkhi

le 21.05.16 | 13h56 | mis à jour le 21.05.16 | 18h53

Les forces de l’ANP ont éliminé, aujourd’hui samedi, vers 6 heures du matin, six terroristes dans la forêt Erriche. Leurs cadavres ont été acheminés à l’hôpital de Bouira en début de cet après-midi, avons-nous constaté sur place.
En tout, 8 terroristes ont été tués et un autre capturé depuis le début des opérations de l’armée dans le massif forestier Errich, au nord de Bouira.

Du côté de l’armée, on déplore la perte de 3 soldats, tués dans la nuit de jeudi à vendredi derniers.

Un groupe composé de 4 ou 5 terroristes est encerclé par l’armée. L’opération se poursuit, à l’heure où nous mettons en ligne.

Les six terroristes abattus ont été identifiés, a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

Il s’agit de "A. Mustapha" alias "Abou Rawaha", ayant rejoint les groupes terroristes en 1997, de "N. Belkacem" alias "Abou Fares", ayant rejoint les groupes terroristes en 1998, de "A. Mohamed" alias "Abou Silah", ayant rejoint les groupes terroristes en 1998, a précisé la même source.

Il s’agit également de "B. Mekki" alias "Abou Youcef ", de "Ch. Ismail" alias "Ammar Eldjound" et de "H. Abdelhakim" alias "Abdelhakim", a ajouté la même source.

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Source :

14 terroristes abattus et deux autres capturés en dix jours
Les maquis sous haute surveillance militaire à Bouira

le 22.05.16 | 10h00

Photo : Les soldats de l’ANP, épaulés par les sections...

Amar Fedjkhi

La psychose et la crainte persistent dans les localités de Aïn Turk, à 7 km au nord-ouest de Bouira. Au village Imouhsidhen, un climat de guerre règne depuis une dizaine de jours.

Les mouvements des services de sécurité et l’installation des campements de militaires dans différents endroits du village où se déroule l’opération de l’ANP ont engendré un climat de panique.

Hier, l’accès au village et au lieu de l’opération était verrouillée par les sections de sécurité et d’intervention (SSI) de la gendarmerie nationale. Plusieurs points de contrôle des services de sécurité opérant même en civil ont été installés tout au long du chemin desservant les villages de la commune de Aïn Turk.

Les véhicules étaient systématiquement fouillés et contrôlés. A notre arrivée au village Imouhsidhen, à 500 mètres environ du lieu de l’opération des unités de l’ANP — qui s’est soldée par l’élimination, samedi matin, de six terroristes — deux véhicules de la Protection civile ont été dépêchés sur place pour évacuer les corps des terroristes abattus, a-t-on constaté.

Quatre pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, un fusil mitrailleur RPK, un fusil semi-automatique Simonov et une quantité de munitions ont été récupérés durant cette opération qui se poursuit toujours. Les villageois sont restés chez eux. Nous avons été retenus pendant une vingtaine de minutes par les gendarmes. « Une opération est en cours, l’accès est interdit », a déclaré un lieutenant de la section SSI, qui, après avoir fouillé notre véhicule et pris tous les renseignements sur notre filiation, nous a invités à quitter les lieux.

« Je n’ai pas plus d’informations à vous donner, tout ce que je sais c’est que l’opération est toujours en cours », nous a-t-il dit poliment, ajoutant que le commandement de la Gendarmerie nationale, à Bouira, informé de notre présence sur place, lui a donné instruction de nous interdire même de prendre des photos.

Le dispositif militaire mis en place au village et aux alentours de la forêt Errich, dans sa partie nord, est maintenu, pour ne pas dire renforcé, a-t-on constaté. Les engins mobilisés par l’ANP continuent d’ouvrir des chemins d’accès. Selon une source sécuritaire, quatre à cinq terroristes sont encerclés par les troupes spéciales de l’ANP au lieudit Ighzer Mensi, au nord de Imouhsidhen. Des villageois ont témoigné que les accrochages et les tirs des militaires — qui ont installé l’artillerie lourde au sein du village — n’ont pas cessé de toute la nuit, vendredi dernier.

La peur s’accentue et elle est visible sur les visages des villageois. « Les terroristes ont été neutralisés dans la nuit d’hier (vendredi, ndlr) et probablement vu que l’accès au lieu de l’opération est difficile, les militaires ont attendu le matin pour évacuer les cadavres des terroristes », témoigne-t-on. Les dépouilles des sanguinaires mis hors d’état de nuire par l’armée ont été acheminées vers 13h à la morgue de l’établissement public hospitalier Mohamed Boudiaf de Bouira, a-t-on constaté sur place. Une source sécuritaire nous a révélé que les six terroristes abattus ont été identifiés.

Parmi eux, figure un émir terroriste. Il s’agit, selon la même source, du dénommé A. M., alias Abou Silah (46 ans). Les autres sont originaires de Bouira, d’Alger et de l’ouest du pays. La plupart des terrroristes neutralisés avaient pris le maquis au début des années noires. Depuis le début de l’opération de ratissage entamée il y a une dizaine de jours dans le vaste massif forestier Errich, huit terroristes ont été mis hors d’état de nuire et un autre a été capturé vivant.

Du côté des services de sécurité, l’on déplore malheureusement la mort de trois militaires, dont un officier des forces spéciales. Nos sources ont révélé que le groupe terroriste appartient aux katibate El Farouk et El Ghoraba affiliées à AQMI (ex-GSPC) activant dans les maquis de Lakhdaria et de l’est de la wilaya de Tizi Ouzou. L’étau se resserre sur le reste du groupe terroriste, composé selon nos informations de quatre à cinq éléments encerclés dans la forêt Errich.

Jusqu’en fin d’après-midi d’hier, les soldats de l’ANP, épaulés par les sections spéciales (SSI) de la Gendarmerie nationale, maintiennent le bouclage de la zone infestée, qui se trouve à quelque 400 mètres sur les hauteurs des villages Imouhsidhen et Ikouchach, au nord-ouest du chef-lieu communal de Aïn Turk. Le lieu a été intensivement bombardé au mortier, précisent nos sources.

Aucun autre bilan n’a filtré de cette offensive. Les jours du reste du groupe armé sont désormais comptés, dès lors que le lieu où ils se sont retranchés a été repéré par les militaires. La nature du terrain, quasi-inaccessible, fait que l’opération a duré, ce qui explique le recours aux engins pour l’ouverture de pistes d’accès. Une chose est certaine : le dispositif impressionnant mis en place par les services de sécurité — plus de 5000 hommes et l’équipement logistique déployé — ne laisse aucune chance au reste du groupe terroriste. Les lieux sont désormais sous surveillance.

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Source : http://www.elwatan.com/actualite/au-coeur-de-l-offensive-de-l-armee-21-05-2016-321318_109.php

Une semaine après le début de l’opération de l’ANP à la forêt Errich (Bouira)
Au cœur de l’offensive de l’armée

Amar Fedjkhi

le 21.05.16 | 10h00

Photo : Les terroristes traqués auraient fui la région de Lakhdaria pour se replier dans le massif forestier Errich..

Traumatisés, des villageois de la localité Imouhsidhen, à 3 km au nord-ouest du chef-lieu communal de Aïn Turk, craignent le pire.

Les accrochages entre les militaires ayant installé leur campement au village et les terroristes se poursuivent. Hier, lors d’une virée sur les lieux, nous avons assisté, en compagnie des habitants de la localité, aux tirs et aux bombardements des militaires visant un groupe terroriste retranché dans le vaste massif forestier Errich, au nord du chef-lieu de wilaya de Bouira.

Le groupe terroriste est cerné par des unités de l’armée. Le nombre de militaires mobilisés est important, notamment à Agouni Asma, à quelque 700 mètres du village. Les tirs et les détonations n’ont pas cessé depuis quelques jours, ont témoigné des villageois. L’ANP a installé des équipements d’artillerie lourde. « Nos enfants et nos femmes sont traumatisés par les tirs et les bombardements de l’armée qui n’ont guère cessé depuis vendredi dernier, où les militaires ont installé leur campement », avoue Slimane, en montrant l’endroit où se serait retranché le groupe terroriste qui, selon nos informations, serait composé d’une dizaine d’éléments.

Groupe armé encerclé

Un terroriste a été mis hors d’état de nuire en début de soirée de jeudi dernier par les militaires. Le sanguinaire, déjà amputé d’une jambe, qui tentait de s’enfuir, a été neutralisé au lieudit Ighzer Mensi, non loin du village Imouhsidhen. Le reste du groupe armé est toujours encerclé par les soldats. Plusieurs chemins d’accès ont été ouverts par des bulldozers pour atteindre le lieu où les terroristes, dont des vétérans des maquis, se sont retranchés, a-t-on constaté. Leurs jours sont désormais comptés. « Il vaut mieux quitter le village maintenant, sinon vous risquez de passer la nuit avec nous, car les tirs s’intensifient à ce moment-là. Circuler sur cette route est aventureux », nous ont informés des villageois, qui ont affirmé qu’un violent accrochage, dans la nuit de jeudi à vendredi, a duré plusieurs heures.

Une source sécuritaire indique que trois militaires auraient trouvé la mort lors de ces accrochages. D’autres sources ont indiqué que le bilan de cette opération est de deux terroristes abattus et un autre capturé.

L’opération de l’ANP est supervisée par le chef d’état-major de la 1re Région militaire de Blida. L’offensive est toujours en cours. C’est la plus vaste opération militaire dans la région de Bouira depuis des années, vu le nombre important de militaires et les moyens logistiques mobilisés par l’armée. La forêt Errich, dans sa partie nord, est quadrillée par les troupes de l’armée, a-t-on constaté hier. Le déploiement en force des unités de l’ANP, depuis déjà une semaine, s’explique également par l’importance du groupe, où seraient présents des chefs terroristes.

Nos sources affirment que ce sont les éléments des deux katibats El Farouk et El Ghoraba affiliées à AQMI et qui s’apprêtaient à rallier l’organisation terroriste Jund El Khilafah, qui avait revendiqué, en septembre 2014, l’assassinat du guide de haute montagne français Hervé Gourdel. Le groupe terroriste en question aurait réussi à échapper, il y a une vingtaine de jours, à la vigilance des militaires, alors qu’ils tentaient de tenir une rencontre dans les maquis de Guerrouma à la limite avec la wilaya de Médéa.

La semaine écoulée, six terroristes avaient été neutralisés et un capturé vivant par un détachement d’élite de l’ANP dans les maquis de Laâmarchia, sur les hauteurs de la commune de Malla, au nord de Lakhdaria. A l’heure où nous mettons sous presse, aucun bilan de cette opération n’a été rendu public par le MDN. Près du village Imouhsidhen, les engins mobilisés par l’armée continuent d’ouvrir des accès pour faciliter l’avancée des soldats.

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Source : http://www.elwatan.com/regions/ouest/oran/un-element-du-groupe-de-droukdel-devant-les-juges-25-04-2016-319528_135.php

Terrorisme
Un élément du groupe de Droukdel devant les juges

S. Moncef

le 25.04.16 | 10h00

Le dénommé H. Abdelhamid, mis en cause dans une affaire de terrorisme comparaîtra, aujourd’hui, devant le tribunal criminel d’Oran.

Ce dernier devra répondre des chefs d’inculpation d’homicide volontaire avec préméditation, kidnapping, apologie et appartenance à des groupes terroristes et détention d’armes à feu, selon les faits rapportés dans l’arrêt de renvoi. Le mis en cause fait partie d’un groupe terroriste qui se trouve sous les ordres du chef d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussab Abdelwadoud. Un groupe qui a évolué à Tizi Ouzou et qui a, à son actif, plusieurs kidnappings et assassinats. Parmi ces actes terroristes, on note le kidnapping d’un homme d’affaires à Tizi Ouzou qui sera relâché contre une forte rançon.

De même que plusieurs attaques perpétrées contre des militaires et des policiers à Tizi Ouzou, faisant plusieurs victimes dans leurs rangs. Le mis en cause avait reconnu avoir rejoint ces groupes armés en 2006. Arrêté, il avait été jugé par le tribunal d’Alger pour appartenance à groupe terroriste à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Après qu’il s’est rendu en Syrie, où il a séjourné pendant 15 jours. Les éléments de ce groupe dressaient des faux barrages et des embuscades aux forces de l’ordre et ont même attaqué le siège de la daïra de Mekla.

Cette attaque s’est soldée par la tuerie de quatre policiers. Vers la fin de l’année 2012, une décision a été prise par Droukdel, demandant à ses éléments de se rendre vers la wilaya de Tiaret pour recruter des jeunes et faire l’apologie des groupes terroristes se trouvant sous son commandement. En cours de route, les éléments de cette katiba mèneront plusieurs opérations, dont un barrage dressé sur la route de Tablat vers Lakhdaria, où une centaine de véhicules ont été arrêtés et leurs passagers délestés de tous les objets de valeur. D’un autre côté, ayant appris la mort de deux terroristes de leur groupe, ils décideront alors de les venger et, avec l’aide de katibat El Akhdaria, ils feront un bain de sang suite à un barrage dressé et qui a visé plusieurs militaires qui ont été tués.

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Source : http://www.elwatan.com/edito/le-terrorisme-d-hier-et-d-aujourd-hui-24-03-2016-317288_171.php

Le terrorisme d’hier et d’aujourd’hui

Ali Bahmane

le 24.03.16 | 10h00

Lorsqu’en 1992, une bombe fit des ravages à l’aéroport d’Alger, rares furent les pays qui condamnèrent cet attentat terroriste horrible et encore plus rares furent les déclarations qui ciblèrent le terrorisme djihadiste comme c’est le cas aujourd’hui, à la faveur de l’acte qui a ébranlé l’aéroport de Bruxelles, suscitant l’indignation internationale.

On découvre maintenant l’existence d’un monstre capable des pires atrocités, Daech, alors que pareil monstre existait déjà il y a un quart de siècle, le GIA, enfournant des bébés, éventrant des femmes enceintes et égorgeant les habitants de villages entiers. Bien que timidement, on s’aperçoit de nos jours que le wahhabisme ainsi que la diplomatie de certains Etats arabes sont la source d’inspiration de Daech, ce qui était une évidence durant la décennie 1990 pour la mouvance terroriste algérienne et le terreau intégriste, dont le FIS fut le principal représentant.

Il est vrai qu’à l’époque, le monde entier était aligné sur « la vérité » dite par la France officielle incarnée alors par le régime mitterrandien. Pour ce dernier, il y avait deux protagonistes en Algérie : le pouvoir d’inspiration militaire putschiste et une opposition armée, frustrée d’une victoire électorale. En apportant son soutien à cette dernière, il saisissait là une chance d’assener un autre coup à la classe politique algérienne globalement FLN, après l’avoir combattue durant la Guerre de Libération, notamment en cautionnant les condamnations à mort de moudjahidine. Il développa le concept du « qui tue qui ? » qui fit florès au sein de la classe politique française et parmi la société civile de ce pays, un concept qui s’exporta en Algérie même.

Sur l’autel d’une revanche historique, Mitterrand sacrifia toute une nation, la livrant à des barbares fanatisés égorgeurs, trois décennies seulement après qu’elle eut échappé, avec un incommensurable sacrifice, à l’armada militaire coloniale. Aveuglées, la plupart des capitales occidentales, voire internationales, suivirent la France dans sa stratégie d’étouffement du pays durant les années 1990. Le boycott était la règle.
Les Algériens ont été laissés seuls face à la terreur terroriste globale qui fit 200 000 morts, des millions de déplacés et une population traumatisée à vie. L’Algérie ne s’en sortit que par la résistance populaire et l’implication des services de sécurité, ces derniers injustement diabolisés alors qu’ils sont honorés à Paris, Bruxelles, Londres ou Madrid, des villes touchées par le terrorisme.

On a fini par reconnaître la réalité de ce qui s’est passé en Algérie durant les années 1990 et l’on parle même d’« expérience algérienne » à suivre en matière de lutte contre le terrorisme, mais bien timidement : les actes terroristes toujours en cours dans notre pays sont très peu médiatisés comparativement à ceux enregistrés dans les pays occidentaux et certains Etats du tiers-monde ciblés par les groupes djihadistes. Au-delà de la tenace méfiance historique à l’égard de l’Algérie, il y a une vision qui persiste surtout en Occident : c’est davantage l’hémisphère nord de la planète qui est visé par le terrorisme et cela en raison de son caractère démocratique et laïc.

La réalité est tout autre, les premiers à souffrir de Daech, d’Al Qaîda et autres groupes terroristes, ce sont les musulmans eux-mêmes. La Syrie, l’Irak, le Yémen, la Libye, la Tunisie et d’autres subissent ce qu’a enduré l’Algérie. Cela indique que le problème du terrorisme a ses racines d’abord dans ce monde arabo-musulman. Des racines idéologiques, politiques, socioéconomiques et fondamentalement l’arriération dans le développement et la modernité.

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