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France : Attentats Euro 2016 : Terrorisme, trafic d’armes, extrême droite ?

mardi 7 juin 2016, par siawi3

Source : http://5minutes.rtl.lu/grande-region/france/917740.html

Attentats Euro 2016 : La vidéo de l’arrestation du terroriste français

RTL - lundi 6 juin 2016

La vidéode l’arrestation de l’homme qui préparait des attentats avant et pendant l’Euro 2016 a été mise en ligne cet après-midi.
Un Français qui préparait 15 attentats en France avant et pendant l’Euro 2016 a été arrêté le 21 mai en Ukraine, a annoncé lundi à Kiev le chef des services de sécurités ukrainiens (SBU) Vassil Grytsak. Il s’agirait d’un Lorrain.

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Source : http://5minutes.rtl.lu/laune/actu/917634.html

Euro-2016 : un Français, arrêté en Ukraine, accusé d’avoir fomenté des attentats
AFP - lundi 6 juin 2016

Photo tirée d’une vidéo mise en ligne le 6 juin 2016 par les services de sécurité ukrainiens (SBU) montrant l’arrestation d’un Français à la frontière ukraino-polonaise le 21 mai 2016
© SBU/AFP

Un Français qui préparait 15 attentats en France avant et pendant l’Euro 2016 a été arrêté le 21 mai en Ukraine, a annoncé lundi à Kiev le chef des services de sécurités ukrainiens (SBU) Vassil Grytsak.

L’annonce de l’arrestation en Ukraine d’un Français soupçonné d’avoir voulu commettre des attentats pendant l’Euro-2016 de football a ravivé lundi les craintes pour la sécurité de la compétition, à quatre jours de son coup d’envoi.

Cet homme de 25 ans, arrêté le 21 mai en possession d’un arsenal de guerre, prévoyait "quinze attentats terroristes en France à la veille et pendant le championnat", ont affirmé lundi les services secrets ukrainiens (SBU).

Le jeune homme a, selon le SBU, fait part aux enquêteurs ukrainiens de son opposition à la politique migratoire de la France, à "la diffusion de l’islam" et à "la mondialisation" et aurait voulu viser une mosquée, une synagogue et des centres d’impôts en France.

Repéré en décembre 2015 en Ukraine, il a été interpellé à la frontière polonaise après six mois d’enquête, en possession de 125 kg de TNT, deux lance-roquettes antichar, cinq fusils d’assaut Kalachnikov et plus de 5.000 munitions, ont encore dit les services ukrainiens.

Une enquête a été ouverte en France sur cet homme, inconnu des services de police français. Une perquisition a été menée à son domicile dans l’est du pays, mais elle n’a "rien révélé" hormis un T-shirt portant le sigle d’un groupe d’extrême droite, selon une source policière.

Photo tirée d’une vidéo mise en ligne le 6 juin 2016 par les services de sécurité ukrainiens (SBU) montrant l’arsenal retrouvé en possession du Français arrêté à la frontière ukraino-polonaise le 21 mai 2016© SBU/AFP

Les enquêteurs français n’ont "rien pour confirmer ou infirmer une éventuelle piste terroriste" et vont demander "des compléments d’information" aux Ukrainiens, a précisé cette source.

Le parquet antiterroriste n’est pour l’heure pas saisi.

Le suspect est employé comme inséminateur dans une coopérative agricole. Un agriculteur chez qui il intervenait pour inséminer des vaches, a confirmé à l’AFP un voyage en Ukraine autour de Noël. "Il nous a dit qu’il avait une chérie en Ukraine et qu’il allait de temps en temps chez elle", a ajouté une autre connaissance.

Domicilié à Nant-le-Petit, un village de la Meuse (est) de 80 habitants, l’homme a été décrit comme "agréable, intelligent et sympathique" par la maire du village et comme un "salarié irréprochable" par son employeur. Aucun des témoins interrogés par l’AFP n’a évoqué un profil d’extrême droite.

"Son rêve était de s’installer en Ukraine, d’y construire une ferme", raconte Jean-Jacques Renck, un voisin de son grand-père.

"Il était allé visiter une ferme à New-York et une en Ukraine il y a deux/trois ans", se souvient une autre voisine, Catherine Lenquette, ajoutant qu’il "ne parlait jamais de politique, même après les attentats" en France.

- "Carton rouge" -

Cette affaire intervient alors que la France est en état d’urgence depuis les attentats jihadistes du 13 novembre à Paris (130 morts). A l’approche de l’Euro-2016, elle a déployé "tous les moyens", selon le président François Hollande, pour écarter le risque d’attentats.

Environ 90.000 policiers, gendarmes et agents de sécurité privés seront ainsi déployés pour sécuriser les stades et fans parks des 10 villes hôtes, qui doivent accueillir sept millions d’amateurs de foot.

Les forces de sécurité se préparent également au défi plus classique du hooliganisme, avec certains matches faisant l’objet d’une surveillance renforcée, notamment les duels Allemagne-Pologne ou Angleterre-Russie.

Elles devront aussi encadrer une manifestation prévue le 14 juin à Paris par les opposants à un projet de réforme du travail qui suscite une fronde dans le pays depuis plus de trois mois.

Les détracteurs du projet de loi du gouvernement socialiste, qu’ils jugent trop libéral, ont appelé lundi les fans de foot à brandir des affichettes "carton rouge à la loi travail" dans les stades, les fans zones ou les bars.

Des conflits plus sectoriels se sont greffés sur cet ample mouvement et menacent de perturber les déplacements des supporteurs pendant l’Euro.

Une grève illimitée des cheminots perturbe significativement le trafic ferroviaire depuis six jours. Sous pression du gouvernement, direction et syndicats ont entamé lundi une ultime séance de négociations pour sortir de la crise.

Autre sujet de préoccupation : les pilotes de la compagnie nationale Air France prévoient de faire grève du 11 au 14 juin.

Dans ce climat de tensions, des inondations ont encore alourdi l’atmosphère la semaine dernière, faisant 4 morts et 24 blessés dans la région parisienne et le centre du pays. La facture globale devrait être de plus d’un milliard d’euros.

La pluie s’est arrêtée ce weekend et le premier Euro de l’histoire à 24 équipes a commencé à prendre tournure avec l’arrivée des premières sélections, notamment roumaine, russe et anglaise.

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Source : http://www.leparisien.fr/faits-divers/videos-francais-arrete-en-ukraine-terroriste-ou-trafiquant-d-armes-07-06-2016-5862321.php

VIDEOS. Français arrêté en Ukraine : terroriste ou trafiquant d’armes ?

Le Français interpellé en Ukraine avec un arsenal de guerre est accusé par les autorités de ce pays d’avoir voulu cibler l’Euro. En France, la justice reste prudente et n’a pas ouvert d’enquête pour terrorisme.

STÉPHANE SELLAMI AVEC J-M.D.

07 Juin 2016, 06h12 | MAJ : 07 Juin 2016, 07h31

Sur la vidéo mise en ligne par les services de sécurité ukrainiens, on voit un homme, présenté comme étant le Français, manipuler un arsenal d’armes de guerre avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.
(SBU.)

Quels étaient les réels desseins poursuivis par Grégoire M. ? Lundi soir, la réponse à cette question restait en suspens malgré les déclarations, un peu plus tôt dans la matinée, du chef des services secrets ukrainiens (SBU) après l’interpellation de ce jeune Français à la frontière polonaise, le 21 mai, en possession d’un impressionnant arsenal, digne d’un film de la série des « Rambo ».

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« Piégé par les services secrets, le citoyen français a reçu cinq fusils d’assaut kalachnikov, plus de 5 000 munitions, deux lance-roquettes antichars avec 18 roquettes, 125 kg de TNT, 100 détonateurs, vingt cagoules et d’autres choses », a indiqué Vassil Grytsak, le chef du SBU. Le même haut responsable est allé encore plus loin en affirmant que Grégoire M. avait projeté de commettre rien de moins que « quinze attentats en France » avant et pendant le déroulement du Championnat d’Europe de football. « Les cibles de l’attaque étaient, bien que cela semble étrange (mais cela a été documenté), une mosquée, une synagogue, un centre des finances publiques, des points de patrouille routiers et d’autres endroits », a encore affirmé Vassil Grytsak.

Des projets terroristes qui n’ont pas été confirmés, lundi soir, par les autorités françaises.

« Nous ne disposons d’aucun élément judiciaire attestant de projets d’attentats en lien avec ce ressortissant français, assure une source proche du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. La plus grande prudence est requise quant aux déclarations faites à son sujet. »

Selon nos informations, Grégoire M., 25 ans, employé comme inséminateur dans une coopérative agricole du Bas-Rhin, est proche de la mouvance d’extrême droite radicale, notamment de Renouveau français, un groupuscule nationaliste, catholique et contre-révolutionnaire. Un teeshirt à l’effigie de cette organisation, concentrée principalement en région parisienne et forte d’une centaine de membres, a été découvert à son domicile de Nant-le-Petit (Meuse).

Toujours selon nos informations, le même homme avait été contrôlé, au mois de juillet 2014, en compagnie d’un autre ressortissant français, originaire comme lui de l’est de la France et proche du même groupuscule, à la frontière ukraino-polonaise. A l’époque, rien de suspect n’avait été relevé. Depuis cette date, Grégoire M. aurait effectué une « dizaine de voyages », en franchissant toujours le même poste-frontière, en Ukraine, où il aurait souhaité monter « une exploitation agricole ».

Selon les services secrets de l’ancienne République soviétique, ce Lorrain aurait pris attache, au mois de décembre 2015, avec des « groupes militaires clandestins » afin de leur proposer un soutien humanitaire. Mais, très vite, il aurait montré un vif intérêt pour l’achat d’armes et d’explosifs. Pour asseoir leurs affirmations, les autorités ukrainiennes ont diffusé une vidéo, réalisée par leurs propres services, montrant Grégoire M. en train de prendre possession de son arsenal avant d’être interpellé.

Une scène quelque peu « surréaliste » au cours de laquelle un agent des forces spéciales se jette à mains nues sur le suspect avant de l’extirper de l’habitacle de son véhicule utilitaire. « Nous espérons que cette opération va calmer les critiques négatives à propos de l’inefficacité des forces spéciales ukrainiennes », a conclu Vassil Grytsak.

Lundi soir, les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), désignés pour enquêter sur ce trafic d’armes, attendaient toujours d’avoir de plus « amples éléments » sur les circonstances de l’arrestation de Grégoire M.

VIDEO. Arrêté en Ukraine, il projetait des attentats en France pendant l’Euro

VIDEO. Nant-le-petit : selon le voisinage, Grégoire M. avait des projets en Ukraine

VIDEO. Les images de l’arrestation fournies par les autorités ukrainiennes