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France : Espérance en colère ...

Le débat en France après les derniers attentats

jeudi 28 juillet 2016, par siawi3

Source : https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/270716/deux-textes-la-memoire-du-pere-jacques-hamel

Deux textes, à la mémoire du père Jacques Hamel

27 juil. 2016

Par salah horchani

Blog : Qui tolère l’islamisme récolte le terrorisme ( l’islamisme = l’islam politisé )

Quand les politiques vont-ils comprendre, vont-ils sortir de leur aveuglement ?

Il s’agit de la reproduction de deux textes publiés sur Facebook, respectivement, par Mohamed Louizi et Djemila Benhabib, hier mardi 26 juillet 2016, jour où le père Jacques Hamel a été sauvagement et lâchement assassiné dans l’église de sa paroisse, à Saint-Etienne-du-Rouvray (France), alors qu’il y célébrait la messe, deux textes qui rappellent, une énième fois, la principale cause, la cause initiale, le terroir confirmé de cette radicalisation islamiste, radicalisation dont tout le monde parle, mais peu de gens osent parler de son terroir, de sa généalogie politique qui ont conduit à une telle barbarie.

Puisse le martyr du père Jacques Hamel faire prendre conscience aux politiques de la réalité et de la dangerosité de cette cause qu’il est nécessaire de combattre pour venir à bout du terrorisme islamiste !

°°°

Mohamed Louizi : Espérance en colère ...

Aucun mot n’est en mesure de décrire mon état d’esprit, ma colère, ma tristesse et mon désarroi face à l’effroi. Je prie Dieu, celui qui ne tue point et qui n’ordonne à aucun criminel de tuer en son nom, de réserver sa béatitude éternelle à cet Homme de Dieu, de 86 ans, qui a subi la terreur islamiste lors de son temps de prière !

Je prie Dieu, celui qui ne tue point et qui n’ordonne à aucun criminel de tuer en son nom, de venir en aide à l’autre Abbé gravement blessé.

Mes pensées vont vers toutes les victimes de cette terreur globale, qui, après avoir préparé le terrain et s’est trouvée des relais médiatiques et politiques, doublée d’une armée d’artisans de la mort, passe à l’attaque, seule contre tous. En vérité, pas si seule que ça. Car elle bénéficie depuis longtemps de complicités insoupçonnables et de complaisances coupables. Il n’y a pas d’effets sans causes !

L’heure est dramatiquement grave. Très grave. Ceux qui ont laissé la semonce islamiste se développer, ils sont autant coupables que tous ces islamistes réservistes, dits modérés et fréquentables, et les autres islamistes opérationnels, qui rythment hélas nos jours et nuits !

Pour éviter la guerre civile - l’expression est modérément faible - des décisions politiques majeures doivent être prises, ici et maintenant. A défaut, le scénario des Balkans des années 90 se reproduira avant le cri du coq. Car les mêmes causes produisent les mêmes effets et conséquences, ou presque.

Les princes de la guerre, les imams de la haine et leurs complices et soldats se frottent déjà les mains. Mais la guerre civile n’est pas notre "maktoub" ou fatalité. Les femmes et hommes, attachés à l’espérance républicaine laïque, avec ou sans foi religieuse, avec ou sans Dieu, de tout bord politique, de toute sensibilité culturelle, doivent faire corps uni et front solidaire pour protéger ce qui reste de notre humanité agonisante.

Djemila Benhabib : Extraits de mon livre Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident publié en 2011

Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Il n’y a pire sourd que celui qui refuse d’entendre

Une bataille décisive se déroule sous nos yeux, ici même en Occident, et nous sommes en train de la perdre. Elle a pour principal acteur l’islam politique (qu’on appelle aussi l’islamisme) qui a planté au cœur des démocraties occidentales autant d’étendards visibles que camouflés. Cette idéologie totalitaire est en train d’agir sur l’organisme planétaire comme un abcès qui, peu à peu, gangrène ses principaux membres ! (…) Les brasiers de l’islam politique ont bouleversé la nature des États et le devenir de ses peuples. Des forces vives ont été emportées par les torrents de haine qui se sont déversés çà et là pour noyer les paroles et les mots de celles et de ceux qui parlaient un peu fort et affectionnaient des mots suspects tels que « liberté » et « démocratie » (…).

L’Occident veut-il vraiment gagner la bataille contre le terrorisme ? Et si oui, de quelle façon ? En fermant les yeux sur la corrélation évidente entre l’islam politique et le terrorisme ? En continuant de soutenir l’une des pires théocraties au monde, en l’occurrence l’Arabie saoudite ? Un État reconnu pour financer un réseau extraordinaire d’organisations islamistes d’un bout à l’autre de la planète, des organisations vouées au djihad depuis une soixantaine d’années ? (...).

Une chose est sûre, la question du terrorisme, intimement liée à celle de l’islam politique, ne pourra se dénouer sans lever le voile sur certains tabous inhérents à l’islam (…) Il faudra inéluctablement s’affranchir du règne de « l’intouchable », de « l’indiscutable », de « l’islamophobie » et de la « stigmatisation ». Cela confirme au moins une chose, la nécessité d’arrêter le naufrage politique aussi bien de l’Orient que de l’Occident.