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Turquie : Manifestation monstre à Istanbul pour soutenir Erdogan

dimanche 7 août 2016, par siawi3

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2016/08/07/01003-20160807ARTFIG00146-manifestation-monstre-a-istanbul-pour-soutenir-erdogan.php

Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences

Publié le 07/08/2016 à 18:19

Photo : Recep Tayyip Erdogan saluant les manifestants la main sur le coeur à Istanbul. Plus d’1 million de personnes étaient réunies dimanche à Istanbul.

Des femmes agitent des drapeaux turcs et des portraits d’Erdogan. « Tu es un cadeau de Dieu Erdogan » ou « Ordonne nous de mourir et nous le ferons », pouvait-on lire sur certaines pancartes brandies par des partisans du président turc.

« Nous sommes ici pour montrer que ces drapeaux ne retomberont pas, que l’appel à la prière ne sera pas réduit au silence et que notre pays ne sera pas divisé », explique un manifestant.

Kilicdarogl, le leader du principal parti d’oppositionle CHP (gauche laïque) s’est rendu au rassemblement organisé par Erdogan.

Ce « rassemblement de la démocratie et des martyrs », organisé sur la grande esplanade de Yenikapi, au bord de la mer de Marmara, doit parachever trois semaines de manifestations nocturnes des partisans du chef de l’Etat sur les places de nombreuses villes du pays.

« La démocratie triomphe, les places appartiennent aux peuples », peut-on lire sur les banderoles.

On a vu au cours de cette manifestation des personnes habillées en habit traditionnel militaire de l’empire ottoman.

EN IMAGES - Des centaines de milliers de personnes se sont réunies dimanche à l’appel du président turc pour manifester contre le coup d’État manqué. L’opposition laïque a été conviée mais pas le parti pro-Kurde HDP, grand absent de l’unité nationale.

A l’appel du président Recep Tayyip Erdogan, des centaines de milliers de Turcs - sans doute un million - ont participé dimanche à Istanbul à une manifestation géante contre le putsch manqué de la nuit du 15 juillet et afficher leur unité face aux critiques occidentales contre la répression entreprise par le pouvoir turc depuis la tentative de coup d’État.

Ce « rassemblement de la démocratie et des martyrs », organisé sur la grande esplanade de Yenikapi, au bord de la mer de Marmara, doit parachever trois semaines de manifestations nocturnes des partisans du chef de l’État sur les places de nombreuses villes du pays.

« La démocratie triomphe, les places appartiennent aux peuples », pouvait-on lire dans la nuit de samedi à dimanche sur des tracts distribués dans les boîtes aux lettres détaillant les services de transport gratuits par ferry, bus ou métro pour accéder à la manifestation. « Tu es un cadeau de Dieu Erdogan » ou « Ordonne nous de mourir et nous le ferons », pouvait-on lire sur certaines pancartes brandies par des partisans du président turc.

« Nous sommes ici pour montrer que ces drapeaux ne retomberont pas, que l’appel à la prière ne sera pas réduit au silence et que notre pays ne sera pas divisé », a expliqué à l’AFP Haci Mehmet Haliloglu, un fonctionnaire de 46 ans qui est venu de la ville d’Ordu, au bord de la mer noire. « C’est quelque chose qui dépasse la politique, c’est soit notre liberté soit la mort », ajoute-t-il.

Le président Erdogan a invité les dirigeants des partis laïque et nationaliste, qui affichent leur soutien au gouvernement depuis le putsch manqué et partagent la même détestation du mouvement Hizmet du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d’avoir fomenté la tentative de coup d’État.

« La seule manière d’éliminer les coups d’État est de raviver les valeurs de la République. Ces valeurs qui font notre unité devront être exprimées avec force à Yenikapi », a déclaré sur son compte Twitter Kemal Kilicdaroglu, le chef de file du parti laïque CHP (Parti républicain du peuple, opposition).
Le parti pro-kurde HDP n’était pas convié

La brutalité du putsch avorté du 15 juillet, qui a fait plus de 230 morts, a choqué un pays où la dernière tentative de coup d’État remontait à 1980.

Même les adversaires d’Erdogan, qui dénoncent son autoritarisme, préfèrent le voir se maintenir à la présidence que de connaître un nouveau coup d’État, comme ceux qui ont rythmé l’histoire du pays dans la seconde moitié du XXe siècle. L’union nationale n’est cependant pas tout à fait complète. Le parti de gauche pro-kurde HDP (10% aux dernières élections) n’a pas été convié au rassemblement et son leader Selahattin Demirtas n’a pas été invité à rencontrer Erdogan comme les autres présidents de parti.

L’opposition s’interroge déjà sur le fait de savoir si la restructuration en cours de l’armée, qui se fait sans droit de regard du parlement, ne va pas trop loin. Des milliers de militaires, dont 40% de généraux, ont été démis de leurs fonctions. Au total, plus de 60.000 militaires, magistrats, fonctionnaires ou enseignants ont été interpellés, suspendus ou font l’objet d’enquêtes judiciaires.