Subscribe to SIAWI content updates by Email
Accueil > fundamentalism / shrinking secular space > France : 13 novembre : l’enquête dévoile un projet terroriste de grande (...)

France : 13 novembre : l’enquête dévoile un projet terroriste de grande ampleur

vendredi 7 octobre 2016, par siawi3

Source : http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2016/10/05/13-novembre-l-enquete-devoile-un-projet-terroriste-de-grande-ampleur_5008251_4809495.html#oIz9ko6AkPof55WK.99

LE MONDE | 05.10.2016 à 06h36 • Mis à jour le 05.10.2016 à 16h05

Par Elise Vincent

Pas à pas, l’enquête progresse sur les attentats du 13 novembre 2015, revendiqués par l’organisation Etat islamique. Et pas à pas, elle laisse apparaître une organisation beaucoup plus complexe qu’on pouvait l’imaginer au départ. Le système des planques, le nombre d’hommes impliqués, les cibles envisagées, tout confirme la piste d’une cellule aux ambitions initiales bien plus vastes encore que les tueries perpétrées au Stade de France, sur les terrasses du 11e arrondissement et au Bataclan. La mise au jour de toutes les ramifications de ce réseau permet de mieux comprendre comment Salah Abdeslam a pu être en cavale durant quatre mois, et prouve plus que jamais que les attentats de Paris et ceux de Bruxelles, le 22 mars, sont le fait d’une même cellule, voire d’un seul et même projet initial.

La preuve, écrite noir sur blanc, a été découverte dans un ordinateur retrouvé fin mars, au lendemain des attentats bruxellois, dans une poubelle située à proximité d’une des dernières planques des djihadistes, rue Max-Roos, à Schaerbeek, une des communes de la capitale belge. Il y avait beaucoup de choses, dans ce petit portable : des testaments, des listes de cibles (le quartier d’affaires de la Défense, l’association intégriste Civitas, étrangement rangée dans un fichier intitulé « jeunesse catholique, royaliste, punk »), des recherches sur les explosifs, etc.

Les terroristes avaient pris soin d’en chiffrer les données. Un dossier a toutefois pu être retranscrit, dont le contenu n’avait pas encore filtré. Il était enregistré sur le bureau et...

La suite de l’article est réservée aux abonnés

°°°

Source : http://www.atlantico.fr/pepites/13-novembre-fichier-crypte-terroristes-montre-ampleur-insoupconnee-cellule-2841144.html#kYPg0jaFMx4oK7Xk.99

13-novembre : un fichier crypté des terroristes montre l’ampleur insoupçonnée de la cellule

Le Monde dévoile les informations qui laissent penser que les terroristes souhaitaient commettre davantage d’attentats le 13 novembre 2015.

Enquête
Publié le 5 Octobre 2016

Près d’un an après la terrible attaque qui a frappé Paris et Saint-Denis, les enquêteurs tentent encore de reconstituer le groupe qui a frappé. De nouvelles informations du Monde tendent à démontrer que les attentats de Bruxelles faisaient probablement partie du projet initial. Ces suspicions sont apparues avec la découverte d’un ordinateur portable, jeté dans une poubelle de Schaerbeek, le lendemain des attentats en Belgique. Parmi les trouvailles, un fichier crypté n’avait pas filtré.

A en croire le Monde, le dossier "13 novembre" comportait ainsi 5 sous-fichiers : "Groupe Omar", "Groupe Français", "Groupe Irakiens", "Groupe Métro" et enfin "Groupe Schiphol." La signification des trois premiers semble claire : Omar est le surnom d’Abdelhamid Abaaoud, le leader du commando des terrasses. Le groupe "Français" fait référence à aux assaillants du Bataclan tandis que les deux kamikazes du Stade de France étaient Irakiens. Reste le groupe "Métro" dont on ignore si c’est le réseau parisien qui était visé ou bien celui de Bruxelles.

Quant à Schiphol, il s’agit de l’aéroport d’Amsterdam aux Pays-Bas.

Deux hommes arrêtés laissent penser qu’un attentat à Amsterdam était bien prévu. Sofien A., 23 ans, avait été arrêté le 18 mars à Molenbeek tandis que Ossama K., d’origine syrienne et de nationalité suédoise, avait été attrapé le 8 avril, alors qu’il se trouvait avec Mohamed Abrini à Anderlecht. Tous deux avaient acheté un billet de bus pour faire le trajet Bruxelles-Amsterdam, le 13 novembre. Aller simple. La sous-direction antiterroriste (SDAT) française ignore encore pourquoi ils ne sont pas passés à l’acte.

Un attentat de plus, auquel aurait dû s’ajouter un autre commando, composé de 4 hommes, qui n’avaient pas pu arriver à temps pour le 13 novembre avant d’être finalement arrêtés en Autriche. "Deux sont passés aux aveux" raconte Le Monde. "Ils ont reconnu qu’ils avaient pour mission initiale de passer à l’acte, à Paris, le 13 novembre. Arrivés à bord du même bateau que les Irakiens kamikazes du Stade de France, ils ont été bloqués vingt-cinq jours en Grèce, après que leurs faux documents syriens ont été repérés."

Les enquêteurs s’inquiètent désormais des éventuels complices, toujours dans la nature alors que le perfectionnement des plans d’attaques se révèlent d’une grande complexité avec une dizaine de planques dans toute la Belgique et des rôles bien spécifiques pour chacun des membres. "A chaque fois qu’une nouvelle équipe arrivait dans une planque, le frigo était plein, une nouvelle tablette avec connexion Internet était bien souvent présente pour occuper les heures, suivre l’actualité. Dans l’une des planques, les djihadistes ont même eu droit à une PlayStation."