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Daesh : Deux femmes d’un recruteur français mises en examen après leur expulsion de Turquie

mercredi 26 octobre 2016, par siawi3

Source : http://www.20minutes.fr/monde/1949739-20161026-daesh-deux-femmes-recruteur-francais-mises-examen-apres-expulsion-turquie

JUSTICE Leur époux, Kevin Guiavarch, est inscrit sur la liste noire des djihadistes les plus dangereux de l’ONU...

20 Minutes avec AFP

Publié le 26.10.2016 à 08:48
Mis à jour le 26.10.2016 à 09:00

Elles sont désormais sur le territoire français. Deux femmes du djihadiste français Kevin Guiavarch, recruteur pour le groupe Etat islamique (EI), ont été expulsées la semaine dernière de Turquie et mises en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », selon des sources proches de l’enquête.

Kevin Guiavarch, inscrit sur la liste noire des djihadistes les plus dangereux de l’ONU, avait rejoint la Syrie fin 2012. Il avait écrit aux autorités françaises disant qu’il voulait rentrer en France, puis avait quitté en juin la Syrie avec ses quatre femmes françaises et leurs six enfants avant d’être interpellé en Turquie où il est incarcéré dans l’attente d’un procès.

Deux autres épouses bientôt remises à la justice française

Les deux femmes sont âgées de 26 et 34 ans. La plus âgée, qui a quitté la France en même temps que Kevin Guiavarch et a eu avec lui deux enfants en Syrie, âgés de 10 mois et trois ans, a été placée en détention provisoire. L’autre, qui avait rejoint le djihadiste en 2014 et a eu également un enfant, a été laissée libre, sous contrôle judiciaire.

Deux autres femmes, âgées de 22 ans, devraient être « prochainement remises aux autorités françaises avec leurs trois enfants », a indiqué une des sources.

>> A lire aussi : Comment Daesh recrute ses nouveaux candidats au djihad

Kevin Guiavarch, d’origine bretonne, avait rejoint fin 2012 les rangs du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’ Al-Qaïda, avant d’intégrer Daesh. Le 23 septembre 2014, l’ONU l’avait placé, en même temps qu’ Emilie König, autre figure de premier plan de la mouvance djihadiste française, sur sa liste noire des combattants les plus dangereux, faisant ainsi l’objet de sanctions internationales et d’interdictions de voyager. Il est aussi soupçonné d’avoir « mis en place un circuit de financement de l’organisation djihadiste », a relevé une source proche du dossier.