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ÉVOLUTION DE L’ATHÉISME DANS LE MONDE

samedi 26 novembre 2016, par siawi3

Source : https://solidairesathees.blogspot.fr/2016/11/evolution-de-latheisme-dans-le-monde.html

21 Nov 2016

ÉVOLUTION DE L’ATHÉISME DANS LE MONDE

voir carte ici

Nous renvoyons également ici à cette instructive étude statistique de 2014.
Source : http://negronews.fr/2014/04/29/societe-evolution-de-latheisme-dans-le-monde-les-africains-demeurent-les-plus-grands-croyants/

ÉVOLUTION DE L’ATHÉISME DANS LE MONDE : LES AFRICAINS DEMEURENT LES PLUS GRANDS CROYANTS. (2014)

L’athéisme est en progression dans le monde selon des sondages de la firme Win-Gallup International réalisés en 2007 et en 2012.
Dans le sondage de 2012, réalisé auprès de 50.000 personnes de 57 pays à travers le monde (sélectionnées au hasard afin de constituer des échantillons représentatifs des populations), 59% se disaient religieux, 23% non religieux, 13% athées et 5% ne savaient pas.
La question posée était la suivante : Indépendamment du fait que vous assistiez à un lieu de culte ou non, diriez-vous que vous êtes une personne religieuse, non religieuse ou athée convaincue ?

Les athées sont surtout concentrés en Asie de l’Est, représentant 47% des Chinois et 31% des Japonais, les personnes se disant religieuses ne représentant respectivement que 16% et 14% de ces populations.
En France, qui figure au 4e rang mondial pour l’athéisme, les religieux représentent environ un tiers de la population (37%), un autre tiers (34%) se disant non religieux et 29%, athéistes convaincus. Dans l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, 32% de la population (un tiers) se disent non religieux et 14% (1 personne sur 7), athées, les religieux représentant la moitié de la population (51%).
En Amérique du Nord, 57% de la population se dit religieuse, 33% non religieuse et 6% athées. Le Canada est moins religieux que les États-Unis avec moins de la moitié de la population se disant religieux (46%), 40% se disant non religieux et 9% athées (États-Unis : 60%, 30%, 5%).
Par rapport à 2007, alors que l’enquête avait été menée dans 39 pays, une baisse générale de religiosité est constatée, cette dernière ayant diminué de 9% dans ces 39 pays et l’athéisme ayant augmenté de 3%. Notablement, l’athéisme a augmenté de 15% en France et de 3% au Canada.

L’Afrique

Cependant la progression de l’athéisme est très faible en Afrique, car les populations restent très attachées aux principales religions qui dominent le continent. Au point où celles ci font parfois l’objet des conflits sanglants. C’est notamment le cas de Boko Haram au Nigeria (des musulmans qui tuent des chrétiens) et des Anti Balaka en Centrafrique (des Chrétiens qui tuent des musulmans)
Même si dans chaque cas les raisons et objectifs divergent, d’un coté il s’agirait d’une guerre sainte avec pour objectif l’instauration d’un Etat islamique au Nigeria, qui appliquerait la Charia (la loi islamique) et de l’autre, il s’agirait d’une vengeance des populations chrétiennes contre leur frères musulmans qu’ils accusent d’avoir soutenus le coup d’état des Séléka de Mars 2013 et les massacres qui ont suivis.
infographie

Les deux principales religions en Afrique sont le christianisme et l’islam.
L’islam occupe toute l’Afrique du Nord, quasiment toute l’Afrique de l’Ouest (par endroits, l’animisme est aussi présent), et une partie de l’Afrique centrale (Tchad).
Le christianisme, quant à lui, occupe toute l’Afrique australe et quasiment toute l’Afrique centrale et orientale. Il cohabite surtout avec les religions traditionnelles.
Quant à la religion traditionnelle, elle est rarement majoritaire dans un pays mais se trouve un peu partout, cohabitant avec les deux autres religions précédemment citées (et formant des syncrétismes).
On trouve un peu d’hindouisme en Afrique et de judaïsme en Afrique australe et en Afrique du Nord, mais très minoritairement.

Le christianisme
Le christianisme est arrivé en Afrique au Ier siècle ap. J.-C. Il s’est surtout répandu vers l’Afrique de l’Est, au IVe siècle ap. J.-C. (notamment au Soudan et en Éthiopie)
L’Église copte orthodoxe ainsi que Église éthiopienne orthodoxe, font partie des plus anciennes Églises au monde.
Par la suite à partir du XVe siècle, avec l’arrivée des colons européens, en particulier portugais, apporte le christianisme en Afrique Centrale, notamment l’Empire Kongo de façon pacifique ou militaire.
À la fin du XIXe siècle, l’Afrique étant colonisée presque en totalité, les colons européens apportent le christianisme dans la plupart des pays d’Afrique centrale, australe, et du sud. En Afrique de l’Ouest, le christianisme s’intègre plus dans les pays du Burkina Faso, Côte d’Ivoire, et Nigeria.
Aujourd’hui, le christianisme est la religion la plus pratiquée en Afrique subsaharienne (63 %), devant l’islam (30 %) ou les religions traditionnelles.
Les protestants (y compris les protestants évangéliques et autres chrétiens indépendants) représentent 36 % de la population d’Afrique subsaharienne. La part des catholiques est de 21 %.

L’islam
L’islam est apporté en Afrique au VIIe siècle ap. J.-C. via l’Afrique du Nord (qui faisait alors partie de l’Empire arabe) par des marchands arabes. Il s’est ensuite étendu à toute l’Afrique de l’Ouest et à l’Afrique centrale
En Afrique, l’islam se diffusa aussi bien de façon pacifique que militaire. C’est en Afrique de l’Ouest, dans les pays du Sénégal, Mali, Guinée, Mauritanie, Tchad, Niger, que l’Islam s’est grandement imposé. À l’Est, l’islam s’implanta bien dans les pays du Soudan, Éthiopie, Kenya, Tanzanie.
Durant l’Empire du Ghana, en Afrique de l’Ouest, l’islam arrive la première fois durant le VIIIe siècle, pacifiquement, avec les commerçants arabo-berbères venus Afrique du Nord et d’Orient. Les premiers groupes africains convertis sont des ressortissants de l’ethnie Soninkés. Les commerçants Soninkés, appelés Dyula, commencent à propager l’islam à leur tour, toujours de façon pacifique, parmi les population du Wagadou (autre nom de l’empire du Ghana).
Puis, au XIe siècle, les Almoravides, d’origine Maures, sont les premiers à vouloir diffuser l’islam par la guerre sainte. Ils rallieront à leur cause une partie des africains du groupe Toucouleurs de la vallée du fleuve Sénégal. Les Almoravides échouent en Afrique de l’Ouest, provoquant le déplacement des populations ouest africaines vers le sud, et se concentrent désormais vers l’Afrique du nord et la péninsule ibérique.
À partir du XIVe siècle, durant l’Empire du Mali, de nombreux empereurs se convertissent à l’islam, sous l’influence d’émissaires musulmans venus d’orient. Et, désormais, en Afrique de l’ouest, de nombreuses royautés, incluent un représentant des musulmans, dans chaque gouvernement, mais il n’y a pas de politique d’islamisation des populations. L’Empire Sonhrai, succédant au grand Mali, commence quant à lui, une politique d’islamisation, sous la dynastie des Askia. Entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe, on assiste à la montée du prosélytisme musulman, très violent, par certains groupes africains, notamment chez les Toucouleurs et certaines fractions Peuls et Haoussa, au Sénégal, au Mali, en Guinée, Côte d’Ivoire et Burkina-Faso, Niger et Nigéria, Benin et nord Cameroun. Le XIXe verra naître, de nombreuses théocraties musulmanes à travers l’Afrique de l’Ouest, très éphémères, et contrôlées par les Toucouleurs et Peuls, notamment Ahmadhou Barry au Macina (région Malienne) El Hadj Omar Tall à partir du Sénégal oriental jusqu’au Mali, Ousmane Dan Fodio au Nigéria, Modibo Adama au nord cameroun, etc. Samory Touré, un Dyula du Wassoulou, avec l’Empire du Wassoulou, sera responsable de l’islamisation en masse de Mandingues. Ils sont à l’origine de l’islamisation massive des Ouest africain à l’Islam.
Dans le reste de l’Afrique, se sont des africains arabisés, mais d’origine non arabe, qui seront responsable de l’islamisation, notamment au Soudan, par la guerre sainte. Le Tchad a été islamisé depuis l’Empire du kanem-Bornou, l’influence orientale étant plus forte dans ses régions.

Les religions traditionnelles africaines
La religion traditionnelle africaine « survit » partout en Afrique, surtout par des syncrétismes avec l’islam et le christianisme. En effet, si une grande partie des africains sont aujourd’hui musulmans ou chrétiens, leur islam ou leur christianisme reste très influencé par la religion d’origine.
L’abandon majoritaire de la religion africaine par les africains entraîne une déperdition de celle-ci. Beaucoup d’africains considèrent que la religion africaine devient progressivement de moins en moins riche, et n’offre plus l’aspect complet des religions musulmane ou chrétienne au niveau de la pratique.
La propagande de l’islam et du christianisme, qui fait gagner du terrain face à la religion africaine, n’arrange pas cette dernière maintenant perçue, par beaucoup d’africains, comme de la sorcellerie, du paganisme, des cultes mal définis.
danseurs_dogons
Cependant, il y a certains pays et peuples où l’on peut observer de véritables résistances, parmi les pratiquants de la religion africaine, et qui ne laisse place à aucun syncrétisme. Tel est le cas :
– au Bénin, où les pratiquants de la religion africaine sont majoritaires,
– dans de nombreux pays du golfe de Guinée, par les peuples Fon-gbe, Ewe, Yoruba en particulier, qui pratiquent le Vodou.
– au Cameroun, par les Bamilékés et les Bamouns.
– au Gabon, par une partie des Fangs, des Mitsogo, avec le Bwiti.
– au Mali, par de nombreux Mandingues, surtout Malinkés, Bambaras et Dogons
– au Sénégal, par les Sereres, les Diolas, les ethnies de la région orientale, les Badiarankés.
– en Afrique Centrale, parmi la grande nation des Kongos, du groupe Bantous. Par les peuples Nilotes de la vallée de l’Omo, Dinka, Nuer, Hamer, Nyangatom, etc. Par Les divers groupes masaïs vers le Kenya et la Tanzanie.
vaudou
– en Afrique Australe, par les Shonas.
Il existe des communautés Vodou qui ne pratiquent pas le syncrétisme, en dehors de l’Afrique, en Haïti et au Brésil. Il y a également le courant Kémite ou Kamite, dans la Diaspora africaine comme en Afrique. Kémite vient de Kemet, nom donné à l’ancienne Égypte par les égyptiens anciens, considéré par les afrocentriques comme signifiant la « terre des noirs ». Ce courant est la religion africaine où les noms des éléments qui la composent sont repris de la religion égyptienne antique, car le schéma a perduré.
Malgré cela, la religion africaine perd du terrain chaque jour, car ses véritables tenants sont souvent âgés, et peu sont ceux parmi la jeunesse africaine qui acceptent de continuer la tradition spirituelle, ou bien de s’y faire initier. L’avenir de la spiritualité à l’africaine reste incertain.

Source : NegroNews avec Wikioedia et http://www.psychomedia.qc.ca/religion/2013-10-27/atheisme-religiosite-statistiques#.U10Q08–6I0.facebook