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France : Pubs anti-IVG sur les abribus de Paris

mercredi 18 janvier 2017, par siawi3

Source : http://www.marianne.net/pubs-anti-ivg-les-abribus-paris-jcdecaux-evoque-piratage-100249253.html

Pubs anti-IVG sur les abribus de Paris : JCDecaux évoque un "piratage"

Lundi 16 Janvier 2017 à 12:30

Magazine Marianne

La campagne d’affichage anti-IVG de JCDecaux dans les rues de Paris, ce lundi 16 janvier, passe mal, très mal. Le leader mondial du mobilier urbain se dit victime d’un "piratage". Proches de La Manif pour tous, "Les Survivants", mouvement anti-avortement, ont quant à eux assumé que certains de leurs membres puissent être "derrière l’opération".

Illustration. Campagne anti-IVG sur plusieurs abribus parisiens, Paris, 16 janvier 2017 - crédit photo @MaximeHaes sur Twitter

"Piratage". JCDecaux, leader mondial du mobilier urbain, est catégorique. La campagne d’affichage anti-IVG que certains passants ont eu la surprise de découvrir, ce lundi 16 janvier, sur plusieurs abribus parisiens, dans le 16e arrondissement de la capitale notamment, est la conséquence "d’un piratage". "Une tournée est en cours pour tout enlever", a d’ailleurs précisé le groupe au micro de la chaîne LCI.

"C’est une courte intervention pour une longue dépression", "Ma fille, je ne te laisserai pas ruiner ta vie avec ce type...", disaient entre autres lesdites affiches, appelant de surcroît à une mobilisation "pro-vie" le 22 janvier prochain. Un appel aussitôt dénoncé sur Twitter par des internautes, comme Max qui regrette une tentative de "propagande" ou Mathilde à travers le hastag : #moncorpsmondroit

"Des militants des Survivants derrière l’opération"

Selon le Huffington Post, une enquête interne doit désormais déterminer si un employé du groupe a pu être à l’origine de l’action. Seule une clé spéciale permettrait en effet d’ouvrir les "caissons publicitaires". Cette clé a-t-elle été volée, ou contrefaite ? Les serrures ont-elles été simplement forcées ?

"Je sais que des militants des Survivants sont derrière l’opération", a quant à lui affirmé, toujours pour LCI, le chef de file de ce mouvement anti-avortement, connu pour ses opérations coup de poing et son obsession de la com’ . "C’est vrai que c’est illicite, mais en même temps c’est une action de guérilla marketing...", a-t-il justifié, précisant néanmoins auprès de Marianne que son mouvement n’a pas organisé l’opération mais qu’il est "probable" que certains de ses membres (il en revendique 800 à Paris) y aient pris part.
[Edit 17 janvier] Konbini a retrouvé le message à l’origine de l’opération. C’est le mouvement "En marche pour la vie" qui semble en être l’initiateur. Des membres des Survivants peuvent effectivement appartenir également à ce groupe pro-vie.

>> On a passé un week-end avec les "Survivants", ces anti-IVG de 2016

Il y a quelques jours, le 12 janvier, c’est le Le Figaro, quotidien conservateur, qui suscitait la polémique pour avoir accueilli - volontairement cette fois - dans ses pages la campagne anti-IVG des Survivants, mouvement dont les militants sont issus en grande majorité des rangs de La Manif pour tous. JCDecaux a lui d’ores et déjà annoncé son intention de porter plainte...

A lire également
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>> Délit d’entrave à l’IVG : le premier combat post-Fillon de Les Républicains

°°°

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/16/des-publicites-anti-ivg-indignent-jc-decaux-denonce-un-piratag/

Des publicités anti-IVG indignent, JC Decaux dénonce un "piratage"
Ces publicités appelant à une marche "pour la vie" ont été placardées dans Paris contre l’avis de l’afficheur qui va porter plainte.
16/01/2017 11:38 CET | Actualisé il y a 2 heures

Geoffroy Clavel
Chef du service politique du HuffPost

DR
Des publicités anti-IVG dans Paris ont indigné des internautes, JC Decaux dénonce un "piratage" et porte plainte

AVORTEMENT - Après les faux sites d’information, le détournement publicitaire. Plusieurs internautes parisiens se sont indignés ce lundi 16 janvier de découvrir dans les rues de la capitale une campagne de pub initiée par un collectif anti-IVG proche des associations fondatrices de la Manif pour tous.

Il ne s’agit pas ici d’un affichage sauvage mais bien de publicités disposées sur des panneaux JC Decaux, leader français du mobilier urbain publicitaire. Un nouveau bad buzz après que la société a été très critiquée pour avoir retiré, à la demande de maires Les Républicains, des affiches de prévention du VIH montrant des couples homosexuels.

Problème : l’entreprise n’a rien à voir avec ces affiches appelant à une mobilisation "pro-vie" le 22 janvier prochain. Contacté par Le HuffPost, JC Decaux dénonce "un piratage" de ses panneaux et a dépêché une équipe pour retirer les dîtes affiches. L’entreprise va porter plainte, confirmant une information de LCI.

Toujours selon LCI, le mouvement anti-IVG Les Sruvivants serait à l’origine de cette opération. Cette campagne a été en revanche saluée par des associations anti-avortement, avec la bénédiction de Christine Boutin.

#avortement une génération décomplexée s’affiche https://t.co/SSBrmWTw8a pic.twitter.com/46GOf9o4Oc
— Abbé Hubert Lelièvre (@abhlelievre) 16 janvier 2017

Selon JC Decaux, ce type de vandalisme est relativement rare sur ses nombreux panneaux qui ornent les rues de la capitale et il est plutôt le fait d’activistes anti-pub. Normalement, seule une clé spéciale permet d’ouvrir les "caissons publicitaires". Selon nos informations, une enquête interne doit permettre de déterminer si les clés ont pu être contrefaites/volées ou si les serrures ont simplement été forcées.

Quant au contenu des publicités diffusées par l’entreprise, JC Decaux assure sans plus de détail que "toutes sont soumises à un Comité de Déontologie interne qui s’assure du respect par l’entreprise des recommandations de l’ARPP - organisme d’autorégulation reconnu par les pouvoirs publics et auquel nous sommes adhérents- et de notre Code de Déontologie interne".

La semaine dernière, le quotidien Le Figaro s’était lui-même attiré les foudres de défenseurs du droit à l’avortement en publiant une publicité similaire. Le journal conservateur n’a pas exprimé de regrets sur le sujet.

La publicité anti-IVG est un vieux sujet de controverse en France. En 2012, le supplément télé du Nouvel Obs’ s’était fait étriller en publiant une pleine page de publicité prenant ouvertement parti contre l’interruption volontaire de grossesse. Le magazine avait immédiatement présenté des excuses.