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USA : Donald Trump signe un nouveau décret sur l’immigration

mercredi 8 mars 2017, par siawi3

Source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/03/06/la-version-remaniee-du-decret-sur-l-immigration-de-trump-exclura-l-irak_5090061_3222.html#OvE1JE8g5Zj8Vvy7.99

Le président américain a signé lundi un nouveau décret migratoire, qui entrera en vigueur le 16 mars. L’Irak n’est plus visé et le gouvernement irakien s’en est félicité.

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters
06.03.2017 à 16h18 • Mis à jour le 06.03.2017 à 18h43

image : http://s2.lemde.fr/image/2017/03/06/534x0/5090060_6_2a9d_aucune-heure-n-a-ete-donnee-par-la-maison_3ac3e7465e0ceecf4153fca4c0668290.jpg

Aucune heure n’a été donnée par la Maison Blanche pour la signature du décret par M. Trump. © Jonathan Ernst / Reuters / REUTERS

Le président américain, Donald Trump, a signé, lundi 6 mars, une version remaniée du décret migratoire qui a été suspendu par la justice, a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué. Il entrera en vigueur le 16 mars.

Les ressortissants de l’Iran, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie et du Yémen sont toujours ciblés par l’interdiction d’entrée sur le territoire. Mais cette version remaniée du décret exempte les détenteurs de visas et de « cartes vertes ».

Le nouveau décret énumère également les catégories de personnes qui pourront, quoi qu’il en soit entrer aux Etats-Unis. Ce sera le cas pour les voyages d’affaires, les séjours à caractère médical, ou pour les personnes ayant de la famille dans le pays ou qui sont connues en tant que partisans des Etats-Unis.
Satisfecit de l’Irak

L’Irak n’est plus concerné, selon le nouveau décret. Son gouvernement s’en est déjà félicité.

« Le ministère des affaires étrangères exprime sa grande satisfaction après le décret publié par le président Donald Trump qui exempte les Irakiens de l’interdiction de voyager aux Etats-Unis », a déclaré, dans un communiqué, un porte-parole de ce ministère, Ahmed Jamal. Il s’agit, selon lui, d’un « pas important » qui renforce des relations entre Bagdad et Washington, notamment dans le cadre « de la lutte contre le terrorisme ».

« L’Irak n’est plus sur la liste, en raison de leurs procédures de vérification renforcées et de leurs mesures de transmission d’informations », avait déclaré peu avant la conseillère à la Maison Blanche Kellyanne Conway, lors d’une interview sur la chaîne Fox News.
Pression du Pentagone

Selon l’agence AP, le Pentagone et le département d’Etat américain ont fait pression en faveur du retrait de l’Irak de la liste des pays concernés, en faisant valoir le rôle clé joué par le pays dans le combat contre l’organisation djihadiste Etat islamique (EI).

La version précédente du décret, signée le 27 janvier, visait à fermer les frontières pendant plusieurs mois aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane. Un juge fédéral a suspendu son application le 3 février.

Donald Trump avait publiquement critiqué la justice et promis tout d’abord de porter l’affaire devant la Cour suprême, avant de se rétracter et de décider de promulguer un nouveau décret amendé, plus aisé à défendre.

Lire aussi : La justice américaine bloque le décret anti-immigration de Donald Trump
Délais de mise en œuvre

La nouvelle version tient également compte des difficultés techniques apparues après le premier décret. Celui-ci, applicable immédiatement, avait provoqué des scènes de chaos dans les aéroports. Cette fois, la Maison Blanche a prévu un délai de mise en application. De ce fait, les réfugiés qui seront « en transit » et dont la venue a déjà été approuvée pourront tout de même se rendre aux Etats-Unis.

Le décret initial prévoyait aussi que l’entrée de tous les réfugiés était suspendue aux Etats-Unis pour une durée de cent vingt jours, sauf les Syriens, interdits d’accès pour une période indéterminée. Désormais, les réfugiés syriens n’ont plus de statut particulier.

Ce nouveau décret doit inaugurer une nouvelle période de quatre-vingt-dix jours durant laquelle le département d’Etat américain, le département de la sécurité intérieure et les agences de renseignement pourront formuler des recommandations sur les éventuelles restrictions à imposer à l’avenir en matière d’immigration.