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Attentat de Londres : l’assaillant identifié, Daech revendique l’action

jeudi 23 mars 2017, par siawi3

Source : http://www.dhnet.be/actu/monde/attentat-de-londres-l-assaillant-identifie-il-avait-deja-ete-inculpe-pour-possession-d-armes-video-58d30249cd7092e2d4f76c6c

Attentat de Londres : l’assaillant identifié, il avait déjà été inculpé pour "possession d’armes" (VIDEO)

BELGA avec AFP

Publié le jeudi 23 mars 2017 à 00h00 - Mis à jour le jeudi 23 mars 2017 à 17h50

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Monde

L’auteur de l’attentat mercredi à Londres qui a fait trois morts est Khalid Masood, 52 ans, né dans le Kent (sud-est de l’Angleterre), a annoncé jeudi la police, précisant qu’il ne faisait l’objet "d’aucune enquête en cours". Il avait toutefois été condamné à plusieurs reprises, notamment pour "possession d’armes", a précisé la police londonienne.

Khalid Masood, tué par la police mercredi, vivait depuis peu dans les West Midlands, dans le centre de l’Angleterre.

"Masood ne faisait pas l’objet d’enquêtes en cours et les services de renseignement ne possédait pas d’éléments sur son intention de mener une attaque terroriste", a indiqué la police.

"Cependant, il était connu de la police pour une série de condamnations antérieures pour agressions (..), possession d’armes et désordre public", a-t-elle détaillé.

"Il n’a jamais été condamné pour des délits terroristes", a-t-elle cependant noté.

La Première ministre Theresa May avait présenté l’assaillant comme étant un "extrémiste connu des services de renseignement" né au Royaume-Uni.

L’EI revendique l’attentat

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi, par le biais de son agence de propagande Amaq, l’attentat de Londres de mercredi.

"L’auteur de l’attaque en face du Parlement britannique à Londres est un soldat de l’EI et l’opération a été menée en réponse à l’appel à frapper les pays de la coalition" internationale antidjihadistes, a indiqué Amaq, citant "une source de sécurité".

C’est la première fois que l’EI revendique une attaque en Grande-Bretagne, pays membre de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Sept des 29 blessés sont par ailleurs dans un état critique.

"Londres est déjà passé par là et sait encaisser le coup", a souligné le ministre de Défense Michael Fallon. "Les Londoniens ne se laisseront pas intimider par le terrorisme", a renchéri le maire de Londres, Sadiq Khan.

Le périmètre autour du palais de Westminster, coeur politique et touristique de la capitale, était toujours bouclé jeudi avec des hélicoptères tournant dans le ciel.

"Comme des milliers d’autres travaillant ici, je suis en route vers le Parlement comme d’habitude. Mais les drapeaux en berne montrent que c’est loin d’être un jour comme les autres", a tweeté le député conservateur Nigel Huddleston.

Le pont de Westminster menant au Parlement était toujours fermé à la circulation pendant que les enquêteurs y poursuivaient leur travail.

"Mes pensées et mes prières, ainsi que ma plus profonde sympathie, vont à tous ceux qui ont été affectés par l’horrible violence", a déclaré la reine Elizabeth II.

L’auteur de l’attentat était connu des services de sécurité

"Nous n’avons pas peur", a déclaré la Première ministre britannique Theresa May devant les députés, au lendemain de l’attentat qui a coûté la vie à trois personnes à Londres. "Nous n’avons pas peur et notre détermination ne faillira pas face au terrorisme", a dit Mme May qualifiant l’attentat d’"attaque contre la liberté". La Première ministre a également précisé que l’auteur de l’attentat a fait l’objet d’une enquête des services de renseignements intérieurs (MI5) sur un réseau extrémiste.

Cet homme "est né au Royaume-Uni" et "il y a quelques années il a fait l’objet d’une enquête du MI5" en lien avec "l’extrémisme violent", a dit Mme May, ajoutant qu’il était "un personnage périphérique" de cette enquête.

Les députés ont siégé normalement jeudi au lendemain de l’attaque qui s’est déroulée tout près du Parlement.

La piste du terrorisme islamiste

Une quarantaine de personnes ont également été blessées lorsqu’un homme barbu vêtu de noir a lancé mercredi en début d’après-midi sa voiture contre la foule sur le pont de Westminster, face à Big Ben, avant de poignarder à mort un policier en essayant de pénétrer dans le Parlement. L’identité du policier a été rendue publique par ses collègues. Il s’agit de Keith Palmer, âgé de 48 ans. Il travaillait depuis 15 ans pour les services de protection parlementaire. Il était marié et était papa.

L’assaillant, qui a agi seul selon les enquêteurs, et dont l’acte n’a pas été revendiqué pour le moment, a ensuite été "abattu par un autre policier", selon le commandant de l’antiterrorisme Mark Rowley.

"Je ne vais pas faire de commentaires sur l’identité de l’assaillant (...), mais nous privilégions la piste du terrorisme islamiste", a déclaré mercredi soir M. Rowley.

L’attaque a entraîné un vent de panique dans le centre de Londres : passants affolés se ruant dans le métro le plus proche, police déployée en masse, Parlement barricadé...

Parmi les blessés figurent trois lycéens français en voyage scolaire, dont deux sont dans un état grave. Deux ressortissants roumains sont également blessés, a annoncé Bucarest, ainsi que cinq touristes sud-coréens, d’après l’agence Yonhap, et un Portugais, selon le gouvernement portugais.

Vêtue de noir, Theresa May a dénoncé mercredi soir un attentat "pervers", lors d’une allocution solennelle devant sa résidence de Downing Street. "Les forces du mal ne nous diviseront pas", a-t-elle lancé, après une réunion interministérielle de crise.

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis les attentats suicide du 7 juillet 2005, revendiqués par des sympathisants d’Al-Qaïda, qui avaient fait 56 morts dans les transports en commun londoniens.

Voici ce que l’on sait sur les victimes :

1. Les morts :

- Une femme d’une quarantaine d’années figure au rang des morts, selon le commandant de l’antiterrorisme à Scotland Yard Mark Rowley. Elle a été tuée sur le pont de Westminster, enjambant la Tamise face à Big Ben, où la voiture de l’auteur de l’attaque a foncé dans la foule.

De source diplomatique espagnole, "il s’agit d’une femme de nationalité britannique dont la mère est espagnole". Elle "n’aurait pas la nationalité espagnole" mais "le consul général a été en contact avec les membres de sa famille en Espagne pour leur offrir l’assistance du consulat". Sa famille "est de Galice", dans le nord de l’Espagne, a précisé cette source.

Selon le journal régional espagnol La Voz de Galicia, il s’agirait d’Aysha Frade, 43 ans. L’enseignante qui vivait à Londres avait deux enfants de sept et neuf ans, selon les médias espagnols.

- La seconde victime, également fauchée sur le pont de Westminster, est un homme d’une cinquantaine d’années, a déclaré Mark Rowley. Aucune autre précision n’a filtré.

- Le troisième mort est un policier, Keith Palmer, 48 ans. Il était stationné devant l’une des entrées du Parlement de Westminster au moment où l’assaillant, qui a abandonné sa voiture contre les grilles de l’édifice, tentait d’y pénétrer. L’homme, armé d’un couteau, l’a frappé à plusieurs reprises, selon les témoins.

Le député conservateur Tobias Ellwood a tenté de le réanimer, en vain.

"J’ai cherché à stopper l’hémorragie et lui ai fait du bouche-à-bouche en attendant l’arrivée des médecins, mais je crois qu’il avait déjà perdu trop de sang", a raconté l’élu, photographié en plein massage cardiaque avec du sang sur son visage et ses vêtements.

2. Les blessés :

Une quarantaine de personnes ont été blessées, dont 29 ont dû être hospitalisées. Sept d’entre elles étaient dans un "état critique", selon le commandant de l’antiterrorisme de Scotland Yard Mark Rowley.

Parmi les blessés figurent trois élèves français du lycée Saint-Joseph de Concarneau (ouest), en voyage scolaire. Deux étaient dans un état grave mais leurs jours n’étaient pas en danger, selon un responsable de la région française.

Cinq touristes sud-coréens -quatre femmes et un homme âgés de 50 à 60 ans- ont également été blessés dans le mouvement de foule qui a suivi l’arrivée de la voiture folle sur le pont de Westminster, a annoncé le ministre sud-coréen des Affaires étrangères.

Une femme, dont la nationalité n’est pas connue, a été repêchée dans la Tamise grièvement blessée.

Parmi les autres victimes figurent un Portugais, un Chinois et deux Roumains, ont confirmé les autorités de ces pays.

Français blessés à Londres : une enquête ouverte en France

Une enquête a été ouverte en France au lendemain de l’attentat meurtrier de Londres dans lequel trois lycéens français ont été blessés, a annoncé jeudi le parquet de Paris.

L’ouverture de cette enquête par la justice française est une procédure classique du fait de la présence de trois Français blessés, dont deux grièvement, parmi les victimes de cet attentat devant le Parlement de Londres qui a tué trois personnes et en a blessés une quarantaine mercredi.

L’Ecosse reporte à mardi le vote sur le référendum d’indépendance

Le vote sur le référendum d’indépendance de l’Ecosse au Parlement régional a été reporté à mardi, suite à l’attentat à Londres, a annoncé jeudi un porte-parole de l’Assemblée.

Les députés écossais devaient voter mercredi pour autoriser la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon à demander à Londres un référendum d’indépendance en raison du Brexit. Mais la séance du parlement a été suspendue en signe de solidarité peu après l’attentat à Westminster qui a fait trois morts et une quarantaine de blessés.

Le vote interviendra donc la veille du déclenchement par la Première ministre britannique Theresa May de l’article 50 du Traité de Lisbonne qui marque le divorce avec l’Union européenne et le début de deux ans de négociations difficiles et complexes.

Le Parlement régional devrait donner son aval sans problème puisque le Parti national écossais SNP de Mme Sturgeon y dispose de la majorité avec l’appui des écologistes.

Mme Sturgeon accuse Londres de ne pas prendre en compte les intérêts écossais dans la perspective de la sortie de l’UE et veut que ce référendum se tienne fin 2018 ou début 2019, soit avant la conclusion des négociations avec Bruxelles.

Mardi, elle a dénoncé le refus de Theresa May de lui garantir le maintien dans le marché unique européen comme elle le réclame au nom de la préservation des emplois écossais, devant les députés écossais réunis pour examiner sa motion.

Les Écossais ont voté à 62% pour rester dans l’UE -contre 52% des Britanniques dans leur ensemble qui ont voté pour sortir.

Lors d’un premier référendum en septembre 2014, les Ecossais s’étaient prononcés à 55% contre l’indépendance.