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Belgique : A Anvers, un homme arrêté après avoir foncé en voiture dans la foule

vendredi 24 mars 2017, par siawi3

Source : http://www.liberation.fr/planete/2017/03/23/anvers-un-homme-arrete-apres-avoir-fonce-en-voiture-dans-la-foule_1557811

Anvers : un homme arrêté après avoir foncé en voiture dans la foule

Par LIBERATION, avec AFP

23 mars 2017 à 14:38 (mis à jour à 17:17)

Un homme a été arrêté jeudi après avoir tenté de foncer dans la foule sur la principale artère commerçante d’Anvers avec un véhicule immatriculé en France (un Citroën rouge selon des médias flamands), a annoncé la police. Les autorités précisent que la capitale de la Flandre (nord de la Belgique) était placée en « vigilance renforcée ».

« Le véhicule roulait à grande vitesse sur le Meir (l’artère), donc les gens devaient sauter sur le côté », a déclaré le chef de corps de la police d’Anvers, Serge Muyters, lors d’un point presse. Son conducteur, « un homme d’origine nord-africaine » qui portait une « tenue de camouflage », a été arrêté à l’issue d’une course-poursuite dans le centre de la ville, a-t-il précisé. « Nous suivons la situation de très près », a commenté Charles Michel, le Premier ministre belge.

Comme le rapporte le Soir, la police ainsi que le bourgmestre d’Anvers n’ont pas donné d’autres éléments d’informations pour le moment.

LIBERATION avec AFP

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Source : http://www.lalibre.be/actu/belgique/tentative-d-attentat-a-anvers-desormais-les-terroristes-privilegient-des-modes-d-action-plus-modestes-58d42786cd702eb4bb9e7932

Tentative d’attentat à Anvers : "Désormais, les terroristes privilégient des modes d’action plus modestes"

J.-C.M. 
Publié le vendredi 24 mars 2017 à 07h22 - Mis à jour le vendredi 24 mars 2017 à 10h49

Belgique

Au stade actuel des informations dont disposent les enquêteurs, il est difficile d’affirmer que les événements qui se sont produits, jeudi, à Anvers, constituent une opération terroriste en bonne et due forme.

C’est pourquoi Joseph Henrotin, le rédacteur en chef de la revue "Défense et sécurité internationale", que nous avons contacté jeudi soir, insistait pour conserver dans ses commentaires la plus grande des prudences.

A la question de savoir s’il fallait voir une coïncidence de calendrier ou, au contraire, une stratégie concertée dans le fait que l’action menée à Anvers ait eu lieu au lendemain de celle conduite à Londres, mercredi 22 mars, M. Henrotin répond que les terroristes, agissant ou non en cellule, ont souvent leur propre dynamique. Lorsqu’ils sont prêts, ils passent à l’action.

"Mais il arrive aussi que les djihadistes capitalisent sur certains événements, rebondissent sur un attentat pour en commettre un autre. Tout cela est imprévisible", ajoute-t-il.

Divers modus operandi

L’auteur des faits de jeudi venait de France. Pourquoi avoir choisi Anvers pour cible ? Là encore, difficile de donner une réponse définitive. "Chez les djihadistes, la notion d’Etat et de frontière n’existe pas, commente Joseph Henrotin. Contrairement aux services de renseignement, de police ou de justice qui sont contraints par une logique territoriale, les terroristes frappent là où ils peuvent le faire. Il se peut que l’auteur des faits de jeudi se soit senti surveillé dans sa région et ait décidé de se déplacer vers la Belgique, en se disant que tant qu’il pourrait rouler, il le ferait."

Certains observateurs prétendent que depuis qu’ils n’ont plus vraiment les moyens de monter des attentats d’envergure, des groupes comme Daech encouragent un terrorisme "low cost", illustré notamment par des attaques menées par une ou deux personnes, à l’aide de véhicules et d’armes assez peu sophistiquées, comme des armes blanches. M. Henrotin ne suit pas trop cette thèse.

"Je n’aime pas le terme ‘low-cost’ qui ne veut pas dire grand-chose. Ce qu’il faut constater c’est que les modus operandi peuvent être différents d’un attentat à un autre. A côté de l’utilisation de très gros moyens, comme ce fut le cas le 11 septembre 2001, ou d’opérations d’envergure comme les attaques de Paris voire les attentats de Bruxelles, même si ceux-ci furent précipités, on assiste à des actions de moindre ampleur. Mais dans de nombreux cas, en Europe, en Afrique aussi, les groupes terroristes de toute nature ont utilisé des véhicules et leur force cinétique pour semer la panique ou forcer des barrages et souvent, cela a débouché sur l’usage d’armes pour augmenter le nombre de victimes."

Selon l’expert, le travail des services de renseignement a freiné l’action des cellules structurées. Du coup, on privilégie peut-être désormais, chez les terroristes, des modes d’action plus modestes, qui ont plus de "chance" d’échapper aux radars des autorités. La littérature de Daech, qui demande à ses troupes d’utiliser "tout ce qu’elles ont sous la main", est d’ailleurs claire, précise M. Henrotin.

Règles d’engagement

Enfin, M. Henrotin observe que pour empêcher de telles actions, il faudrait définir de façon plus claire les règles d’engagement des forces de l’ordre et notamment des militaires qui ne savent pas ce qu’ils peuvent faire en cas d’attaque. Jeudi, à Anvers, ils ont tenté de freiner l’auteur avant d’alerter les policiers. "C’était peut-être la bonne solution car utiliser des armes lourdes dans un quartier fortement fréquenté aurait pu faire de gros dégâts. Mais on voit bien les limites de l’exercice."