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L’inquiétude et la colère d’un Palestinien athée, ’français de fraiche date’, face à l’intégrisme qui monte au pays des Lumières

mercredi 29 mars 2017, par siawi3

Source : https://blogs.mediapart.fr/dianne/blog/270317/waleed-al-husseini-une-trahison-francaise

Waleed Al-Husseini : "Une Trahison française"

27 mars 2017

Par dianne
Blog : Le blog de Dianne

Waleed Al-Husseini reprend la plume pour exprimer son inquiétude et sa colère face à l’intégrisme qui monte au pays des Lumières

Ce jeune athée palestinien, qui avait publié en 2015 "Blasphémateur, Les prisons d’Allah" y faisait un récit de ses démêlés avec l’Autorité en tant qu’activiste de la raison. Condamné par son pays d’origine, c’est en France, pays de la libre expression (!) qu’il a trouvé refuge après avoir quitté les siens, à la fois pour sa propre sécurité et pour la leur. J’ai rendu compte de cette publication ici https://blogs.mediapart.fr/dianne/blog/220115/blasphemateur-ou-comment-sen-deprendre

Il reprend la plume pour exprimer son inquiétude et sa colère face à l’intégrisme qui monte au pays des Lumières. Son second opus "Une Trahison française", à paraître le 30 mars, est un cri de colère contre les accommodements avec l’islamisme politique. https://www.facebook.com/AlHusseini.Waleed/posts/1604961436198423

Il ne fera pas plaisir à ceux qui sont nommés en tant qu’élites, dans son inventaire des "collaborationnistes de l’islam radical" (sous-titre du livre). On peut d’ailleurs parier qu’il sera difficile en certains lieux de communiquer sur le sujet, tant est patente, en quelques cercles, la conviction que l’Autorité est vertueuse et laïque et qu’elle promeut un modèle de société apte à satisfaire le plus grand nombre de ses membres. Masculins et croyants, sans aucun doute. Pour les autres... il faut compter sur l’aveuglement d’un mouvement de "pensée" français qui n’y voit pas malice. Ou qui y voit malice mais s’en accommode. Ou qui y voit malice mais utilise ce désormais intemporel objet de cristallisation des haines au M-O. aux fins de pérennisation du chaos régional. Avec le souci constant de l’importer ici et maintenant.

C’est aussi contre cela que le jeune écrivain met en garde, un peu comme le fait depuis longtemps Mohamed Sifaoui qui n’en revient pas de voir répliquer en France les absurdités à vocation criminelle qu’il a fuies pour sauver, lui aussi, sa peau.

Face à deux logiques antagonistes, "Crois ce que tu veux et vis !" contre "Crois comme moi ou meurs !" on comprend bien le choix de ces êtres doués de raison. Encore faudrait-il que le lieu de refuge ne se transforme pas, grâce à la lâcheté et à la complicité de "responsables", en paradis de la seconde option.

Toute parole externe étant désormais taxée de racisme par les brigades de surveillance de la doxa religieuse, accordera-t-on du crédit à la parole interne à ce système mortifère d’asservissement des consciences ? Car enfin les beaux esprits, qui théorisent la liberté de mettre un couvercle sur les masses au nom de la Liberté-tout-court, devraient bien expérimenter par eux-mêmes, par des séjours de longue durée, les bienfaits de ces sociétés où la prière est l’alpha et l’omega des raisons du passage sur terre des humains et la seule possibilité de prise de parole publique.

On imagine si l’on traitait les éléments féminins de leurs familles comme les filles sont traitées par l’islamisme radical... Mais c’est tellement chic de se mettre à la place de l’Autre, n’est-ce pas ?

Extrait de la présentation du livre :

"Français de fraîche date et Palestinien de naissance, le jeune polémiste Waleed al-Husseini lance dans son dernier livre (“Une trahison française”, Ring éditions) un cri de colère contre tout accommodement avec l’islamisme.

Voici un troublant regard porté sur la France. Un jeune regard où la douleur n’est pourtant pas exempte de tendresse. Waleed al-Husseini croyait - et il croit encore - aux lumières du pays qui l’a accueilli après les épreuves subies en Cisjordanie pour « blasphème ».

« J’ai constaté que la France était victime d’une multitude de trahisons, écrit Al-Husseini, il en va de nombreux politiciens qui, durant ces dernières décennies, ont cohabité avec “ la bête” à des fins électoralistes, mais aussi d ’ intellectuels à la vision et à la pensée tronquées par le “tiers-mondisme” et le “ droit-de-l’hommisme” ; tous des collaborateurs par inaction qui sacrifient leur pays sur l’autel d’un combat d’arrière-garde.

Les ex-musulmans* vivent dans la peur, y compris en France. Et encore plus quand des "intellectuels rigoureux" défilent de Bastille à République, ou l’inverse, en déclarant que l’oumma prime la République et la charia les Lois terrestres. En toute quiétude.

Avec lui par l’esprit : Rachid Boudjedra, Kamel Daoud, Boualem Sansal, Adonis, Chahla Chafiq, Chahdortt Djavann, Zineb El Rhazoui Hamadi Redissi... et tant d’autres qui savent ce que souffrir veut dire.

A titre personnel je suis tout à fait ravie que ce jeune homme droit soit "Français de fraîche date". Un lien fraternel de plus.

* Le 6 juillet 2013 Waleed Al-Husseini et une trentaine d’autres ex-musulmans fondent le Conseil des ex-musulmans de France. Ce Conseil se présente comme « composé d’athées, de libres-penseurs, d’humanistes et d’ex-musulmans qui prennent position pour encourager la raison, les droits universels et la laïcité. » Il s’oppose à « toute discrimination et tous mauvais traitements » que justifierait « le respect de la religion », exige « la liberté de critiquer les religions » ainsi que « l’interdiction des coutumes, règles, cérémonies ou activités religieuses qui sont incompatibles avec ou violent les droits et libertés des peuples. » Il revendique également « la prohibition de toute coutume culturelle ou religieuse qui freine ou s’oppose à l’autonomie des femmes, à leur volonté et à l’égalité. » Le CEMF condamne « toute interférence par quelque autorité, familiale ou parentale, ou par les autorités officielles, dans la vie privée des femmes et des hommes et dans leurs relations personnelles émotionnelles et sexuelles, et leur sexualité »