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Algérie : À mon âge je me cache encore pour fumer

cinéma

dimanche 30 avril 2017, par siawi3

Source : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19569517&cfilm=251169.html

À mon âge je me cache encore pour fumer

mardi 28 mars 2017

Bande-annonce VO ici
4,1

Réalisé par Rayhanna avec dans le rôle principal, la célèbre actrice palestinienne Hiam Abass.

L’histoire se passe en 1995 en Algérie, période où le terrorisme islamiste avait atteint son paroxysme ; toute l’histoire se déroule dans un hammam d’Alger, sur fond de violences envers les femmes .

Stars : Hiam Abbass, Fadila Belkebla, Nadia Kaci, Biyouna, Sarah Layssac

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Source : http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/a-mon-age-je-me-cache-encore-pour-fumer-huis-clos-dans-une-algerie-100-feminine-26-04-2017-6890208.php

« A mon âge, je me cache encore pour fumer » : huis clos dans une Algérie 100 % féminine ****

26 avril 2017, 11h06|0

« Il n’y a plus de bombes en Algérie, mais les droits des femmes y reculent toujours », souligne Rayhana. (DR)

Catherine Balle

Rayhana a adapté au cinéma sa pièce féministe. L’auteure et comédiene algérienne a dû tourner en Grèce, par crainte des représailles.

Il y a sept ans, sa pièce avait failli lui coûter la vie. A la sortie d’une représentation de « A mon âge, je me cache encore pour fumer », des extrémistes avaient aspergé Rayhana d’essence et lui avaient jeté une cigarette au visage, heureusement sans la blesser. Loin de renoncer, la Franco-Algérienne a continué à proposer son spectacle : un huis clos dans un hammam d’Alger, en 1995, où des femmes parlent de leur corps, de sexualité, de religion et d’intégrisme. Elle l’a adapté en un film profondément féministe, qui sort ce mercredi.

« C’est la productrice Michèle Ray-Gavras, qui a vu la pièce avec son mari, le réalisateur Costa-Gavras, qui m’a convaincue d’en faire un film », raconte Rayhana. Elle déniche en Grèce un hammam où poser sa caméra. « Tourner à Alger aurait mis en danger les comédiennes », regrette Rayhana. La réalisatrice a donc surtout recruté des actrices algériennes installées en France (dont Biyouna) et l’Israélo-Palestinienne Hiam Abbas.

Pas question de se taire

L’équipe technique est aussi 100 % féminine. « Je voulais que les comédiennes se lâchent complètement », justifie la réalisatrice, qui a tourné en arabe — alors que la pièce était jouée en français. Sur le fond, le propos n’a pas changé. « Il n’y a plus de bombes en Algérie, mais les droits des femmes y reculent toujours... » souligne Rayhana. L’artiste craint-elle pour sa sécurité ? « Bien sûr », répond-elle. Mais, à 52 ans, il n’était pas question pour elle de se « museler ».

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Source : http://livre.fnac.com/a3063763/Rayhana-A-mon-age-je-me-cache-encore-pour-fumer

A mon âge, je me cache encore pour fumer

Rayhana (Auteur)

Paru en décembre 2009
Théâtre (broché)

A mon âge, je me cache encore pour fumer est une tragi-comédie qui rassemble 9 femmes d’âges et de conditions diverses dans un hammam à Alger. Dans l’intimité de cet espace protégé de l’extérieur, les regards et les points de vue se croisent, entre pudeur et hardiesse, dans le dévoilement violent, ironique, drôle et grave, des silences refoulés de femmes qui se sont tues trop longtemps. Peu à peu se révèlent leurs destins particuliers, à travers des histoires qui ont marqué et modelé leur chair, dévoilant progressivement la violence politique, sociale et sexuelle d’une Algérie en proie à la corruption, à la misère et à l’intégrisme meurtrier. Un enfant s¹apprête à venir au monde et par instinct et nécessité, toutes, d’une manière ou d’une autre se lèveront pour protéger et défendre cet être nouveau, symbole de leur foi inébranlable en l’avenir. 9 femmes, 9 destins entre rébellion, rêve ou soumission, réunis au coeur de la matrice, le Hammam, ou le combat contre l’oppression, la violence, la guerre, se pense entre fous rires et pleurs, secrets et exaltation.

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POUR RAPPEL, en 2010...

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/14/l-auteure-et-comedienne-rayhana-agressee-a-paris_1291857_3224.html#q6v6WBjteSi4OiGb.99

L’auteure et comédienne Rayhana agressée à Paris

L’auteure et comédienne féministe d’origine algérienne, Rayhana, a été agressée, aspergée d’essence, et insultée, mardi 12 janvier, alors qu’elle se rendait à la Maison des métallos (à Paris, dans le 11e arrondissement).

Le Monde.fr avec AFP | 14.01.2010 à 16h56 • Mis à jour le 14.01.2010 à 18h22

L’auteure et comédienne féministe d’origine algérienne, Rayhana, a été agressée, aspergée d’essence, et insultée, mardi 12 janvier, alors qu’elle se rendait à la Maison des métallos (à Paris dans le 11e arrondissement).

La préfecture de police a confirmé l’agression, mais n’a pas voulu donner de détails car "une enquête a été ouverte". Selon son entourage, Rayhana a été aspergée d’essence et ses "agresseurs lui ont ensuite jeté une cigarette au visage, fort heureusement sans enflammer la jeune femme". "L’agression physique s’est doublée d’une agression verbale qui laisse peu de doutes sur le lien existant entre cette tentative d’homicide et les représentations en cours qui se poursuivront jusqu’a la fin", a indiqué la même source.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a exprimé sa "profonde sympathie et son amical soutien" a Rayhana agressée juste avant la représentation de sa pièce : A mon âge je me cache encore pour fumer.

"Indigné par ce terrible événement, qui semble trouver son origine dans le sujet même de ce spectacle [qui donne la parole à neuf figures féminines aux prises avec le refoulement et la violence, réunies dans un hammam à Alger], je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements d’une extrême gravité", écrit le maire dans un communiqué.

FADELA AMARA SE DIT "RÉVOLTÉE"

La secrétaire d’Etat à la ville, Fadela Amara, se dit "révoltée par l’agression intolérable". Elle lui fait part de "tout son soutien". "Le combat pour le droit des femmes ne reculera devant aucune menace", déclare Fadela Amara qui ajoute : "Cette agression nous rappelle malheureusement que la lutte pour l’émancipation des femmes et contre l’obscurantisme est toujours d’actualité".

Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) "condamne l’agression" dont a été l’objet la comédienne et féministe Rayhana et "appelle le ministre de la culture à soutenir publiquement" sa pièce, dans un communiqué publié jeudi 14 janvier. Il "demande, par ailleurs, au ministre de l’intérieur de redoubler d’efforts afin que l’auteure de cet acte soit identifié et puni".

La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a déploré jeudi que "la liberté d’expression et de création" soit "encore menacée en France en 2010". "Menaces, intimidations et agressions mettent en danger la liberté des auteurs de théâtre en France en janvier 2010, comme en témoigne la tentative de meurtre dont a été victime Rayhana", estime dans un communiqué la SACD. L’organisation apporte son "soutien" à cette "auteure en danger", réfugiée en France depuis 2000, "menacée dans son pays, l’Algérie". "La France, pays de Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Camus doit tolérer toutes les religions et refuser les fanatismes (si souvent refuges de l’ignorance)", écrit Louise Doutreligne, vice-présidente de la SACD, dont elle préside la commission théâtre.