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UK : 22 morts, 59 blessés dans un attentat à la bombe lors d’un concert pop

mardi 23 mai 2017, par siawi3

Source : http://www.la-croix.com/Monde/Europe/Lattentat-Manchester-fait-19-morts-2017-05-23-1200849393

Au Royaume-Uni, un attentat à Manchester fait 22 morts

La Croix avec AFP, le 23/05/2017 à 8h14

La Grande-Bretagne a de nouveau été frappée par un attentat, le plus meurtrier depuis douze ans, qui a fait 22 morts et près de 59 blessés à l’issue d’un concert pop lundi 22 mai au soir à Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre.

Les secours à Manchester, le 23 mai.
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Les secours à Manchester, le 23 mai. / PAUL ELLIS/AFP

► Que s’est-il passé lundi soir à Manchester ?

Vers 22 h 30, lundi 22 mai au soir, la pop star américaine Ariana Grande venait de terminer son show à la Manchester Arena. Les spectateurs se dirigeaient vers la sortie, quand une puissante explosion a eu lieu dans le foyer du stade qui peut accueillir plus de 20 000 personnes. L’explosion a entraîné des scènes de panique dans la salle de concert, mais aussi dehors, où des parents attendaient la sortie de leurs enfants.

« Nous étions en train de quitter la salle après le concert d’Ariana Grande vers 22 h 30 lorsqu’on a entendu un bang, comme une explosion, qui a paniqué tout le monde, et tout le monde essayait de fuir », a raconté Majid Khan, 22 ans, à l’agence britannique Press Association. « Tous les gens qui étaient de l’autre côté de la salle de concert où le bang a été entendu sont soudain venus vers nous en courant et ils essayaient de sortir, donc ça bloquait, a-t-il ajouté. C’était la panique ». « On a écouté la dernière chanson et soudain, il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée », a également raconté à la BBC Gary Walker, de Leeds, venu avec sa femme pour attendre leur fille à la sortie du concert. Gary Walker a dit avoir été blessé au pied par un éclat de métal et sa femme a à l’estomac.

« Nous étions en haut des escaliers avec mon mari, venus attendre nos filles, et la vitre a explosé. C’était près de l’endroit où ils vendent des souvenirs. Tout le bâtiment a tremblé », a décrit Emma Johnson à la BBC. Dans la salle de concert même, « tout le monde paniquait, ça poussait dans les escaliers », a déclaré Isabel Hodgins à la chaîne de télévision Sky News. « Le couloir était plein de monde, il y avait une odeur de brûlé, il y avait beaucoup de fumée pendant qu’on sortait », a-t-elle dit.

La police s’est rendue sur place après avoir été appelée peu avant 22 h 35, à la suite d’informations faisant état d’une explosion. Elle a rapidement isolé la zone, encerclée par de nombreuses voitures de police et d’ambulances, a constaté un photographe de l’AFP. Au total, selon le dernier bilan mardi 23 mai au matin, l’attentat a fait 22 morts, dont des enfants, et 59 blessés. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière visant le Royaume-Uni depuis douze ans.

► Que sait-on de l’auteur de l’attentat ?

Mardi matin, la police a indiqué que l’auteur de l’attentat est mort en faisant exploser un engin et a évoqué un « acte terroriste ». « Nous pensons, à ce stade, que l’attentat a été mené par un seul homme, explique la police de Manchester dans un communiqué. La priorité est d’établir s’il a agi seul ou faisait partie d’un réseau (…) Nous pensons que l’assaillant transportait un engin explosif artisanal ».

« Nous travaillons à établir tous les détails de ce qui est traité par la police comme une épouvantable attaque terroriste », a réagi la première ministre britannique Theresa May, en exprimant sa sympathie aux familles. Plus de 400 policiers ont été déployés et des patrouilles armées ont lieu à travers tout Manchester.

Le Royaume-Uni est régulièrement la cible d’attaques terroristes. Cet attentat à Manchester intervient deux mois jour pour jour après celui de Londres qui avait fait 5 morts, le 22 mars, lorsqu’un homme avait foncé dans la foule avec un véhicule et poignardé un policier avant d’être tué, près du Parlement. En juillet 2005, une série d’attentats suicide avaient fait 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés dans les transports londoniens. Un groupe se réclamant d’Al-Qaida avait revendiqué les attaques.

À lire : Attentat à Londres : « Le radicalisme islamiste a gagné du terrain au Royaume-Uni »

► Quelles sont les réactions après l’attentat de Manchester ?

Au Royaume-Uni, où doivent se tenir des élections législatives le 8 juin prochain, Theresa May et son rival travailliste Jeremy Corbyn ont décidé mardi de « suspendre jusqu’à nouvel ordre » leur campagne. De son côté, la ministre de l’intérieur Amber Rudd a dénoncé une « attaque barbare visant délibérément parmi les plus vulnérables de notre société : des jeunes et des enfants sortis pour aller voir un concert pop ».

La chanteuse Ariana Grande s’est dite « brisée » par l’attentat. « Brisée. Du fond du cœur, je suis affreusement désolée. Je n’ai pas de mots », a tweeté la chanteuse américaine, actuellement en tournée en Grande-Bretagne.

« Londres est aux côtés de Manchester, nos pensées vont aux morts et aux blessés », a tweeté son maire Sadiq Khan.

« Paris est cette nuit aux côtés de Manchester », a tweeté en écho la maire de la capitale française Anne Hidalgo, tandis qu’Emmanuel Macron a fait part mardi de son « effroi » et de sa « consternation », et il s’entretiendra au téléphone avec la première ministre britannique Theresa May, a indiqué l’Élysée dans un communiqué. « Il adresse au peuple britannique toute la compassion et la sollicitude de la France qui se tient à ses côtés dans le deuil avec une pensée particulière pour les victimes et leurs familles », selon le communiqué de la présidence.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a affirmé : « Mon cœur est à Manchester cette nuit ». Aux États-Unis, le département américain de la sécurité intérieure a annoncé « des mesures de sécurité renforcées dans et autour des endroits et des événements publics ». En Russie, le président Vladimir Poutine s’est dit prêt à « développer la coopération antiterroriste » avec la Grande-Bretagne. Le chef de l’État russe « a exprimé ses sincères condoléances » et a « fermement condamné ce crime cynique et inhumain », selon le communiqué du Kremlin.

La Croix avec AFP

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Source : http://www.leparisien.fr/faits-divers/manchester-le-sixieme-attentat-au-royaume-uni-depuis-2005-23-05-2017-6975006.php

Manchester : le sixième attentat au Royaume-Uni depuis 2005

23 mai 2017, 7h49 | MAJ : 23 mai 2017, 7h51|0

Le 22 mars dernier, une voiture folle était précipitée dans la foule sur un pont londonien avant de s’encastrer dans les grilles de Westminster, le Parlement britannique.(AFP)

Depuis 2005, les Britanniques avaient déjà dû affronter cinq attaques terroristes d’ampleur. La plus meurtrière reste la série d’explosions dans les transports londoniens en 2007.

L’action terroriste présumée qui a fait 19 morts et environ 50 blessés lundi soir dans une salle de concerts de Manchester fait suite à plusieurs attaques au Royaume-Uni, dont la plus grave avait fait 56 morts en 2005. La dernière attaque remontait au 22 mars (lire ci-dessous). Dans la foulée, Scotland Yard avait annoncé en mars que les services de sécurité britanniques avaient « déjoué treize tentatives d’attentat terroriste depuis juin 2013 ».

* 22 mars 2017 : 5 morts au cœur de Londres

Il y a deux mois jour pour jour, le 22 mars, un homme fonce dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben. Parmi les passants heurtés, un groupe d’élèves de Concarneau en voyage scolaire. Puis la voiture s’encastre dans la grille d’enceinte du Parlement britannique. Le conducteur bondit hors de son véhicule, saute par-dessus la barrière abîmée et se précipite sur un policier désarmé, le poignardant à mort. Il est abattu. L’attaque a fait cinq morts et de nombreux blessés. Le terroriste, Khalid Masood, est un citoyen britannique converti à l’islam. Né dans le Kent en 1964, il était connu de la police pour des faits d’agressions et de troubles à l’ordre public récurrents entre 1983 et 2003. Mais il ne faisait pas partie de la « liste des 3000 » personnes susceptibles de de commettre un attentat, a été abattu par la police. L’attentat a été revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique (EI, ou Daech) mais Scotland Yard a déclaré ne pas avoir « trouvé de preuve d’une association » de Masood avec l’EI ou Al-Qaïda.

EN IMAGES. Attaque terroriste au coeur de Londres
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* 5 décembre 2015 : une attaque au couteau dans le métro

Le 5 décembre, Muhaydin Mire, 30 ans, né en Somalie, blesse au couteau deux personnes, dont une grièvement, à l’entrée de la station de métro de Leytonstone, dans l’est de Londres, sur une ligne traversant la capitale d’est en ouest. « C’est pour la Syrie », aurait-il crié. Il agit deux jours après les premières frappes aériennes britanniques visant le groupe État islamique (EI) en Syrie. Des images du groupe EI et des attentats de Paris sont retrouvées dans son téléphone portable. Le blessé le plus grave présente une entaille à la nuque de 12 centimètres de long, si bien que l’attaque est qualifiée de terroriste par les autorités. La famille de l’assaillant affirme de son côté qu’il souffrait depuis longtemps de troubles mentaux, pour lesquels la police avait été contactée trois semaines avant l’attaque, ce qu’avait confirmé Scotland Yard. Muhaydin Mire sera condamné à la prison à vie en août 2016, avec un minimum incompressible de huit ans et demi.

* 22 mai 2013 : un soldat tué à Londres

Il y a quatre ans jour pour jour, le 22 mai, deux Londoniens d’origine nigériane renversent en voiture un soldat en civil, Lee Rigby, 25 ans, dans le sud-est de Londres avant de le frapper de nombreux coups de couteau et de machette, puis de tenter de le décapiter en pleine rue. Sur une vidéo filmée juste après l’agression, l’un des meurtriers déclare avoir voulu venger les musulmans tués par des soldats britanniques ». Ils s’étaient ensuite précipités sur des policiers, armés d’un très vieux revolver déchargé, pour « tomber en martyrs ». A leur procès, Michael Adebolajo, 29 ans, s’était qualifié de « soldat d’Allah ». Il a été condamnée en février 2014 à la prison à vie. Son complice, Michael Adebowale, 22 ans, a écopé, lui, de 45 années incompressibles d’emprisonnement.

* 30 juin 2007 : voiture explosive à Glasgow

Le 30 juin, à 15h15, un 4x4 rempli de bouteilles de gaz est précipité contre le principal terminal de l’aéroport de Glasgow (Écosse), très fréquenté en ce début de vacances scolaires. Des plots de sécurité l’empêchent de rentrer et la Jeep Cherokee verte n’explose pas. Un Indien qui conduisait le véhicule est grièvement brûlé après s’être aspergé d’essence. Il décède un mois plus tard. Le passager, un médecin irakien, est arrêté. La veille, deux Mercedes piégées, remplies de bidons d’essence, de bouteilles de gaz et de clous avaient été découvertes garées près de Piccadilly Circus, au coeur du Londres touristique. Un problème de connexion dans le dispositif de détonation avait empêché les deux voitures d’exploser, selon les enquêteurs. Le lien est établi entre les deux affaires.

Bilal Abdulla, 29 ans au moment de son procès en décembre 2008, est présenté comme un « extrémiste religieux et fanatique ». Il s’était dit révolté par l’intervention de la Grande-Bretagne en Irak. Il sera condamné à la prison à vie.

* 7 juillet 2005 : explosions en série dans les transports londoniens

Le 7 juillet, 56 personnes trouvent la mort et 700 sont blessées dans quatre explosions quasi simultanées dans les transports en commun de Londres. Quatre kamikazes, qui coordonnent leur attaque à l’heure de pointe, entre 8h50 et 9h45, se font exploser dans trois rames de métro et un bus londonien.

Ces attentats-suicides étaient intervenus au lendemain de la désignation de Londres par le Comité international olympique pour les Jeux olympiques d’été de 2012 et le jour même de l’ouverture du 31e sommet du G8 en Écosse. Un groupe se réclamant d’Al-Qaïda revendique les attaques.

Quinze jours plus tard, quatre attentats manqués, au mode opératoire similaire, sont menés de manière coordonnée et quasi-simultanée dans trois rames de métro de Londres et dans un bus. Les bombes artisanales n’explosent pas en raison d’une erreur de calcul dans la fabrication des explosifs.

Selon la justice, les deux séries d’attentats sont liées.