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Les JO otages du politiquement correct islamiste

Book Presentation

vendredi 28 juillet 2017, par siawi3

Source : http://www.laicite-republique.org/les-jo-otages-du-politiquement-correct-islamiste.html

Note de lecture : A. Sugier, L. Weil-Curiel et G. Biard :
Les JO otages du politiquement correct islamiste

par Patrick Kessel,
président du Comité Laïcité République.

18 juillet 2017

Annie Sugier, Linda Weil-Curiel et Gérard Biard, Comment l’islamisme a perverti l’Olympisme, ed. Chryséis, 2017.

Lorsqu’ils furent reinstitués, les Jeux Olympiques furent placés sous l’égide de la paix et des valeurs universelles, la liberté et l’égalité entre tous les êtres humains. Ces grands principes font-ils toujours sens dans l’arène sportive ? Non, répondent Annie Sugier, Linda Weil-Curiel et Gérard Biard qui, dans un petit ouvrage fort riche, constitué d’échanges et de documents, démontrent comment "l’islamisme a perverti l’olympisme". Comment, sous l’influence d’un lobby iranien, un groupe d’universitaires s’est fait l’avocat du politiquement correct islamiste, comment, en dépit des batailles menées notamment par la Ligue du Droit international des femmes, le CIO a reculé alors que la règle 50-2 de la charte précise explicitement qu’"aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique".

En 1968, à Mexico, les athlètes noirs américains, qui, sur le podium, avaient levé leurs poings gantés de noir pour manifester leur soutien au mouvement des droits civiques, furent exclus. Il y eu bien des femmes médaillées d’or de confession musulmane, courant, têtes, jambes et bras nus. Mais, si Nawal El Moutawakel fut félicitée par le roi du Maroc Hassan II, Habiba Ghribi, la jeune Tunisienne, fut à son retour menacée par les islamistes de déchéance de nationalité.

Depuis, sous la pression de l’Iran et de l’Arabie saoudite - les deux pays qui interdisent aux femmes le simple accès aux stades - le Comité International Olympique ayant donné l’exemple, les fédérations sportives internationales se sont inclinées les unes après les autres. La FIFA écrira ainsi (circulaire du 25 octobre 2012) que le foulard est autorisé - à condition d’être de la même couleur que le maillot ! - et l’apartheid sexuel s’est banalisé comme une simple différence culturelle parmi d’autres...

"Le voile est le linceul de l’esprit sportif"

La bataille a gagné la France où, au nom du droit à la différence, des intellectuels de gauche en sont venus à défendre le droit à porter le voile sur les terrains de sport. Les auteurs soulignent le refus de céder de la Fédération française de football, interdisant à ses licenciées le port du voile pendant leurs activités sportives. Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel, s’indignera de la décision de la FIFA qui "malmène les principes les plus fondamentaux du sport, tout autant que les droits des femmes". "Le voile est le linceul de l’esprit sportif" estime-t-il. Attitude d’autant plus courageuse quand on sait les liens entre le sport, l’argent et certains pays liés à l’islamisme. Le président du comité français du sport international, Bernard Lapasset, déclara : "On ne sait plus ce que représentent les valeurs du sport tellement il y a de l’argent"...

Ce recul de l’olympisme sur les principes universels d’égalité entre hommes et femmes participe d’une vaste opération internationale destinée à relativiser les préceptes de l’islamisme totalitaire. Son onde de choc a gagné nombre d’associations sportives françaises, confrontées à la montée en puissance des revendications communautaristes.
Les Jeux que la France organisera dans un proche avenir seront un test de notre capacité à faire en sorte que le sport cesse de s’accommoder des dictatures et des obscurantismes. Des jeux laïques à Paris ! Ce serait bien.

Ce livre est dédié à Anne-Marie Lizin, ancienne parlementaire européenne belge, ministre du gouvernement belge, présidente du Sénat de Belgique, militante féministe qui fut aussi vice-présidente du Comité Laïcité République et une amie chère.