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Allemagne : Attaque islamiste à Hambourg : un mort et six blessés

samedi 29 juillet 2017, par siawi3

Source : http://www.lepoint.fr/monde/attaque-au-couteau-a-hambourg-un-mort-et-quatre-blesses-28-07-2017-2146605_24.php

Attaque au couteau à Hambourg : un mort et quatre blessés

AFP
Modifié le 28/07/2017 à 18:59 - Publié le 28/07/2017 à 17:47 | AFP

Un homme a perpétré vendredi une attaque au couteau dans un supermarché de Hambourg (nord de l’Allemagne), tuant une personne et en blessant quatre autres avant d’être arrêté, a annoncé la police, qui a dit ignorer pour l’instant les motivations de l’agresseur.

"Nous ne disposons pas encore d’informations fiables sur le motif" de l’agresseur, qui "est entré dans un supermarché et a commencé soudainement à attaquer des clients", a indiqué un responsable de la police.

Deux témoins de la scène ont affirmé à des médias que l’agresseur avait crié "Allah Akbar !" ("Dieu est le plus grand"). Le premier témoignage a été diffusé par le quotidien Bild et le deuxième, celui d’une cliente du supermarché présente au moment de l’attaque, par la chaîne d’information en continu n-tv.

"Il a levé les bras et crié Allah Akbar", a dit cette dernière. La femme a raconté avoir eu "peur de mourir" lors de l’agression de l’homme, armé selon elle d’un très long couteau.

La police n’a toutefois pas confirmé ces éléments à ce stade. C’est la police judiciaire allemande qui a été chargée dans l’immédiat de l’enquête. Lorsque les autorités ont de forts soupçons qu’il s’agit d’un attentat, l’enquête passe en principe sous l’autorité du parquet fédéral anti-terroriste.

Le quotidien allemand Bild a publié sur son site internet une photo de l’assaillant assis sur le siège arrière d’une voiture de police, avec un sac blanc et couvert de sang posé sur sa tête.

Le suspect, qui n’a pas été identifié, a pris la fuite après l’attaque. Mais l’homme, légèrement blessé, a été pris en chasse par des témoins qui ont alerté la police.

"Il s’agit d’un attaquant solitaire. Les premières informations, faisant état d’un vol comme possible motif, n’ont pas été confirmées", a indiqué la police de Hambourg sur son compte Twitter.

La police a bouclé le quartier, qui se trouve dans le nord-est de la ville portuaire, deuxième ville d’Allemagne et hôte du sommet du G20 début juillet. Selon Bild, des forces antiterroristes ont déployées sur le terrain.

Même si les motivations de l’attaquant ne sont pas encore établies, cette attaque intervient dans un contexte tendu en Allemagne, où les autorités sont sur le qui-vive en raison de la menace islamiste, particulièrement depuis un attentat au camion-bélier revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) qui avait fait 12 morts en décembre 2016 à Berlin. Cette attaque jihadiste est la plus meurtrière jamais commise sur le sol allemand.

L’Allemagne en état d’alerte

Les mouvements islamistes potentiellement violents ont connu ces deux dernières années un essor dans le pays. Les services du renseignement intérieur estiment à environ 10.000 le nombre d’islamistes radicaux en Allemagne, dont 1.600 soupçonnés de pouvoir passer à la violence.

Outre l’attaque au camion-bélier sur le marché de Noël de la capitale, l’EI a revendiqué en 2016 un meurtre à Hambourg (nord), un attentat à la bombe à Ansbach (sud) qui avait fait 15 blessés et tué l’assaillant, ainsi qu’une attaque à la hache dans un train en Bavière (5 blessés) dont l’auteur a été abattu par la police.

Si le meurtre n’a jamais été élucidé, les trois autres attentats revendiqués ont été commis par des demandeurs d’asile —un Tunisien, un Syrien et un Afghan— arrivés en Allemagne à la faveur de la crise migratoire de 2015. La chancelière Angela Merkel avait alors ouvert en grand les portes du pays à quelque 900.000 demandeurs d’asile.

La ville de Hambourg, où a lieu l’attaque vendredi, a aussi été le théâtre en octobre 2016 du meurtre au couteau d’un adolescent de 16 ans, dont le groupe EI a revendiqué la paternité.

La police n’a toutefois jamais pu à ce jour élucidé clairement cette affaire et des doutes subsistent. La victime avait été retrouvée sans vie sous un pont près d’une rivière et une adolescente de 15 ans qui l’accompagnait avait été elle poussée dans l’eau par l’agresseur, qui n’a jamais été retrouvé. Tous deux ne connaissaient manifestement pas la personne qui les a attaqués.

L’Allemagne reste une cible pour des groupes jihadistes, en particulier en raison de son engagement au sein de la coalition combattant l’EI en Irak et en Syrie et dans celle déployée en Afghanistan depuis 2001.

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Source : http://www.lefigaro.fr/international/2017/07/28/01003-20170728ARTFIG00347-allemagne-un-mort-et-quatre-blesses-dans-une-attaque-au-couteau-a-hambourg.php

Attaque à Hambourg : l’agresseur était identifié comme « islamiste »

Par Juliette Mickiewicz, Alicia.Paulet

Mis à jour le 29/07/2017 à 17:23 Publié le 28/07/2017 à 20:19

Le ministre de l’Intérieur de la ville-État a révélé ce samedi que le demandeur d’asile qui a tué la veille une personne à l’arme blanche dans un supermarché était connu des autorités mais « pas comme djihadiste ».

Le demandeur d’asile débouté qui a tué au couteau une personne et en a blessé plusieurs autres vendredi à Hambourg, en Allemagne, était connu de la police comme « islamiste », a révélé samedi le ministre de l’Intérieur de la ville-État hanséatique. « Il était fiché comme islamiste mais pas comme djihadiste » par les services de sécurité, a précisé à la presse Andy Grote. Cette attaque était dictée par des motivations religieuses, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, en précisant que l’assaillant semblait avoir des problèmes psychologiques. Plusieurs témoins ont assuré que l’assaillant avait crié « Allah Akbar » sur son passage.

L’assaillant est un Palestinien de 26 ans né aux Emirats. Il est arrivé en Allemagne en mars 2015 en provenance de Norvège, et était en instance d’expulsion suite au rejet de sa demande d’asile. Il aurait déjà dû être reconduit à la frontière mais la procédure avait pris du retard car l’homme ne disposait pas de papiers d’identité en règle. « Ce qui me rend encore plus en colère est que l’auteur est manifestement quelqu’un qui cherchait refuge en Allemagne et qui a détourné sa haine contre nous, a déclaré vendredi soir Le maire de la ville, Olaf Scholz, dénonce un « attentat odieux ». L’agresseur vivait dans un centre de migrants de Hambourg, qui a été perquisitionné dans la soirée par des unités spéciales de la police, selon le quotidien Bild. D’après plusieurs résidents, il portait des habits traditionnels musulmans et lisait des sourates du Coran à haute voix dans son foyer.

Il est 15h10 quand l’individu fait soudain irruption dans un supermarché de la chaîne Edeka. Il vole un couteau de cuisine avec une lame de 20 centimètres et se jette sur un homme de 50 ans en le poignardant mortellement. Il blesse ensuite deux autres clients à l’intérieur du magasin avant de prendre la fuite dans la rue, où il blessera à coups de couteau d’autres passants. En tout, six autres personnes seront blessées : cinq hommes âgés de 19 à 64 ans et une femme de 50 ans. Ce sont des passants qui ont stoppé l’agresseur. Une vidéo amateur montre comment ces derniers l’entourent au beau milieu d’une rue et lui jettent des chaises, tandis que l’assaillant fait face en criant et en agitant son couteau. Il sera frappé un peu plus loin d’un coup de barre de fer par un riverain, selon Le Spiegel, avant d’être interpellé par la police. La chancelière Angela Merkel, qui est en vacances, a salué le « courage civique et la bravoure » des habitants de Hambourg qui ont cerné l’agresseur, facilitant son interpellation.

Un débat empoisonné pour Merkel

Le ministre fédéral de l’Intérieur, Thomas De Maizière, proche de la chancelière Angela Merkel, a appelé dans ce contexte à ne pas tirer de conclusions hâtives, alors que la droite nationaliste de l’AfD, en perte de vitesse ces derniers mois, s’est empressée de mettre en cause « l’islam » à Hambourg. « Il faut s’attendre à ce que l’idéologie djihadiste soit utilisée comme justification pour des actes qui ont d’autres motivations » et trouvent leur origine peut-être « dans la personnalité » des auteurs, a-t-il dit. Le débat autour des migrants, qui a empoisonné Angela Merkel pendant des mois suite à sa décision controversée d’ouvrir les portes du pays aux réfugiés en 2015, risque donc de ressurgir, alors la chancelière conservatrice pensait en être débarrassée à l’orée des élections législatives du 24 septembre.

 » Lire aussi : Attentats : 2016, année noire pour l’Allemagne

S’il se confirme que l’attaque au couteau est un attentat à motivation islamiste, un lien serait inévitablement fait avec l’attaque au camion-bélier qui avait fait 12 morts dans le marché de Noël à Berlin en décembre. Elle avait été commise par un Tunisien, Anis Amri, qui était dans une situation juridique identique : demandeur d’asile débouté, il n’en demeurait pas moins en Allemagne car sans papiers. Le gouvernement allemand a depuis durci les règles, en facilitant les expulsions de migrants considérés comme dangereux par la police et en renforçant leur surveillance. Les mouvements islamistes potentiellement violents ont connu ces deux dernières années un essor dans le pays. Les services du renseignement intérieur estiment à environ 10.000 le nombre d’islamistes radicaux en Allemagne, dont 1600 soupçonnés de pouvoir passer à la violence.

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Source : http://www.huffingtonpost.fr/2017/07/29/attaque-au-couteau-de-hambourg-ce-que-lon-sait-de-lassaillant_a_23055536/

Attaque au couteau de Hambourg : ce que l’on sait de l’assaillant

Le dernier bilan s’établit à un mort et six blessés, cinq hommes et une femme, dont certains grièvement.

29/07/2017 17:33 CEST | Actualisé il y a 1 heure

AFP

Morris MacMatzen / Reuters

Attaque au couteau de Hambourg : ce que l’on sait de l’assaillant (Photo : le magasin où s’est produit l’attaque, vendredi 28 juillet, à Hambourg)

INTERNATIONAL - L’agresseur au couteau de Hambourg était connu comme islamiste et avait montré des signes de radicalisation, ont révélé samedi 29 juillet les autorités allemandes, mais ses motivations restent incertaines car il était aussi instable psychologiquement.

Si les enquêteurs cherchent encore à percer les raisons précises de ce que le maire de Hambourg a qualifié d’"attentat odieux", le débat sur l’accueil des migrants, lui, a repris en Allemagne car l’assaillant est un demandeur d’asile débouté. Vendredi après-midi, l’homme a attaqué des gens qui faisaient leurs courses dans une rue très commerçante d’un quartier du nord de Hambourg. Le dernier bilan s’établit à un mort et six blessés, cinq hommes et une femme, dont certains grièvement.

"Il était connu comme islamiste mais pas comme jihadiste" par les services de sécurité, a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur de la ville-Etat de Hambourg, Andy Grote. L’homme de 26 ans, un Palestinien né aux Emirats arabes unis arrivé en mars 2015 en Allemagne depuis la Norvège, était considéré comme "un cas suspect" suite à "des éléments montrant une radicalisation" religieuse.

Une "instabilité psychologique"

Il s’était récemment vêtu d’habits religieux musulmans, récitait des sourates du Coran dans son foyer et avait "changé", selon les autorités locales. "Pendant le dernier ramadan il a acheté des vêtements islamistes et lisait le Coran dans sa chambre a voix haute", a raconté à l’AFP son voisin de chambre, Mohamad, 31 ans. Il s’était rendu dans une université de la ville "pour faire des prêches, il criait aux étudiants qu’on tuait des musulmans, il parlait de la situation en Palestine", ajoute-t-il.

Mais dans le même temps, les autorités de Hambourg ont mentionné une "instabilité psychologique" chez l’homme. Au final la situation reste "confuse" et il n’est pas encore possible de savoir "lequel des éléments a constitué l’élément déclencheur", a souligné Andy Grote.

Le ministre fédéral de l’Intérieur Thomas De Maizière, proche de la chancelière Angela Merkel, a appelé dans ce contexte à ne pas tirer de conclusions hâtives, alors que la droite nationaliste de l’AfD s’est empressée de mettre en cause "l’islam" à Hambourg. "Il faut s’attendre à ce que l’idéologie jihadiste soit utilisée comme justification pour des actes qui ont d’autres motivations" et trouvent leur origine peut-être "dans la personnalité" des auteurs, a-t-il dit.

Une chose paraît établie : l’assaillant a agi seul vendredi. "Il n’y a pas d’éléments sur l’existence d’un réseau", a souligné la police locale. L’homme a d’abord fait irruption dans un supermarché, s’est emparé dans un rayon d’un couteau de cuisine avec une lame de 20 centimètres et a immédiatement poignardé mortellement un Allemand de 50 ans. Il a ensuite blessé deux autres clients à l’intérieur du magasin puis quatre autres dans la rue, en criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand) sur son passage.

Le débat sur l’asile relancé

"Les courses pour le week-end de nombreux Hambourgeois ont tourné au cauchemar", a résumé le ministre de l’Intérieur, "cela aurait pu frapper chacun d’entre nous". Ce sont finalement des passants qui se sont lancés à sa poursuite et ont réussi à le maîtriser, une action saluée comme "très courageuse" par la ville de Hambourg.

Sur le plan politique, les interrogations autour des migrants ressurgissent dans le pays, qui a accueilli plus d’un million de demandeurs d’asile depuis 2015. Angela Merkel se voit depuis accusée par la droite nationaliste d’avoir fait entrer des jihadistes en puissance en Allemagne.

Débouté de sa demande, l’agresseur de Hambourg n’avait pu être reconduit à la frontière. "Il ne pouvait pas être expulsé parce qu’il n’avait pas de documents d’identité", a expliqué le maire de Hambourg Olaf Scholz. Politiquement, ce point est délicat pour les autorités allemandes, dans un contexte chargé du fait de la proximité des élections législatives du 24 septembre, où Angela Merkel briguera un quatrième mandat.

Le lien a commencé en effet à être fait en Allemagne avec l’attentat jihadiste au camion-bélier contre le marché de Noël à Berlin en décembre (12 morts). Il avait été commis par un demandeur d’asile tunisien, Anis Amri, qui était dans une situation juridique identique : débouté mais non expulsable car sans documents en règle.