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Attentats en Catalogne, revendiqués par Daech

samedi 19 août 2017, par siawi3

Source : https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1AX2P6-OFRTP

17 août 2017 / 23:10 / il y a 2 jours

L’attentat de Barcelone a fait 13 tués et 100 blessés

Rédaction Reuters

Le gouvernement de Catalogne a confirmé jeudi soir que l’attaque à la fourgonnette perpétrée dans le centre de Barcelone avait fait 13 morts et a précisé que plus de 100 personnes avaient été blessées. Dans un premier bilan en début de soirée, les autorités catalanes avaient évoqué 13 morts et une cinquantaine de blessés. /Image diffusée le 17 août 2017/REUTERS TV

BARCELONE (Reuters) - Le gouvernement de Catalogne a confirmé jeudi soir que l’attaque à la fourgonnette perpétrée dans le centre de Barcelone avait fait 13 morts et a précisé que plus de 100 personnes avaient été blessées.

Dans un premier bilan en début de soirée, les autorités catalanes avaient évoqué 13 morts et une cinquantaine de blessés.

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Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/08/17/espagne-une-fourgonnette-percute-la-foule-a-barcelone_5173457_3214.html#1yLTOHKIBK1el4oo.99

Espagne : ce que l’on sait des attentats à Barcelone et Cambrils

Deux attaques à la voiture bélier ont été perpétrées à Barcelone et Cambrils, villes séparées d’une centaine de kilomètres. Elles ont fait au moins 14 morts et une centaine de blessés. Quatre personnes ont été arrêtées.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 17.08.2017 à 17h33 • Mis à jour le 19.08.2017 à 15h35

image : http://img.lemde.fr/2017/08/18/0/0/3500/2456/534/0/60/0/8ce31aa_SPS205_SPAIN-BARCELONA-_0818_11.JPG

Les forces de l’ordre sont toujours déployées, vendredi 18 août, sur les Ramblas à Barcelone. SERGIO PEREZ / REUTERS

Une fourgonnette a foncé dans la foule sur les Ramblas, artère emblématique de la ville de Barcelone, jeudi 17 août, faisant au moins 13 morts et plus d’une centaine de blessés, dont une quinzaine grièvement, selon le gouvernement catalan.

L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque dans un message diffusé par son organe de propagande Amaq, selon le site spécialisé SITE. La police locale a qualifié le drame d’« attentat terroriste ».

Quelques heures plus tard, dans la nuit de jeudi à vendredi, un deuxième attentat sur le même mode opératoire est survenu à Cambrils, à 120 kilomètres au sud de Barcelone. Une personne est morte des suites de cette attaque, vendredi à la mi-journée. Samedi 19 août, l’EI a également revendiqué cet attentat, précisant que « deux escadrons de djihadistes » avaient mené les deux attaques qui visaient « des rassemblements de croisés », selon le communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq.

Revoir notre direct : Attentats en Catalogne

Un deuil national de trois jours a été décrété et une minute de silence a été respectée à Barcelone, vendredi à la mi-journée en présence du roi Felipe VI et du premier ministre, Mariano Rajoy

Le gouvernement espagnol a annoncé samedi qu’il maintenait le niveau d’alerte antiterroriste au niveau 4 sur une échelle de 5, estimant qu’il n’y avait pas de risque d’attentat imminent. La cellule à l’origine des attaques de Barcelone et de Cambrils a été « totalement démantelée, compte tenu des personnes qui sont mortes, de celles qui sont détenues et des identifications qui sont en cours mais que nous ne pouvons pas préciser », a précisé le ministre espagnol de l’intérieur, alors qu’un homme, Younès Abouyaaqoub, est toujours activement recherché par la police.

Le gouvernement catalan invite, lui, à plus de prudence, rappelant qu’il reste « deux ou trois personnes à arrêter » et que « seulement 48 heures ont passé » depuis les attaques, rapporte El Pais sur son site Internet. « Ce sont les Mossos d’Esquadra qui dirigent l’enquête. (...) nous communiquerons nous-mêmes le résultat final », a déclaré Albert Oliva, le porte-parole de la police catalane.

Deux attaques à Barcelone et à Cambrils

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Les attentats ont touché deux villes séparées d’une centaine de kilomètres.

Vers 17 heures, jeudi, une fourgonnette a foncé dans la foule amassée sur la place Catalogne, puis a remonté sur 500 mètres les Ramblas, l’avenue la plus touristique de la capitale catalane. Le conducteur a ensuite pris la fuite. Au moins 13 personnes ont été tuées et une centaine blessées, dont une quinzaine grièvement.

« J’étais dans l’une des rues qui donnent directement sur la place Catalogne. On a vu arriver des gens qui remontaient en courant les Ramblas, notamment des touristes en panique », raconte le journaliste du Monde Gilles Rof, qui était sur place.

« On a commencé à voir arriver des ambulances, j’en ai compté cinq en une dizaine de minutes. Petit à petit, des voitures de police se sont aussi positionnées en haut des Ramblas, près de la place Catalogne, pendant que des touristes couraient pour s’enfuir. »

Plusieurs heures après l’attentat de Barcelone, une voiture a foncé sur la promenade de bord de mer à Cambrils en faisant un mort et six blessés – cinq civils et un policier. Elle a ensuite percuté une voiture des Mossos d’esquadra, la police catalane, et une fusillade a éclaté, selon le gouvernement régional, dans cette ville touristique située à 120 kilomètres au sud de Barcelone.

« Cinq terroristes présumés » ont été tués dans l’échange de coups de feu avec les forces de l’ordre qui considèrent cette attaque comme liée à l’attentat des Ramblas. Des ceintures explosives que portaient les « terroristes présumés » étaient factices, a précisé le chef du département de l’intérieur, Joaquim Forn, à la radio Onda Cero.

Les victimes

Les deux attentats ont fait au moins quatorze morts – treize à Barcelone et un à Cambrils. Parmi eux figurent notamment quatre Espagnols, trois Allemands, deux Italiens, un Américain, une Portugaise et une Belge.

Des ressortissants d’une trentaine de nationalités sont au nombre des blessés, a affirmé la protection civile. Cette dernière n’a pas précisé le nombre de personnes concernées pour chaque pays ni leur état de santé.

Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a annoncé vendredi que 28 Français avaient été blessés, dont 8 dans un état grave. Parmi ces derniers figurent quatre enfants. Dix-huit ressortissants français sont actuellement hospitalisés, a ajouté M. Le Drian, au cours d’une conférence de presse à Barcelone.

Le parquet de Paris a annoncé, vendredi matin, l’ouverture d’une enquête antiterroriste après les attentats en Catalogne, une procédure habituelle dès que des Français sont blessés dans des attaques terroristes à l’étranger. Elle a été confiée à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Une cellule de crise a, par ailleurs, été ouverte par le Quai d’Orsay pour faire le point sur la situation des Français qui sont actuellement à Barcelone et pour répondre à leurs proches.

Lire aussi : Attentat à Barcelone : des victimes d’une trentaine de nationalités
Attentat à Barcelone : un numéro d’urgence pour les ressortissants français

Le consulat général de France à Barcelone a mis en place un numéro spécial pour les ressortissants français après l’attentat de Barcelone. Il s’agit du (00 34) 93 270 30 35. Le consulat demande aux personnes d’éviter la zone circonscrite par les forces de police, et conseille aux ressortissants sur place de rassurer leurs proches.

Le Safety Check, fonctionnalité permettant de signaler à ses proches que l’on est en sécurité, a également été déployé par le réseau social Facebook. Il a été proposé automatiquement à toutes les personnes s’étant géolocalisées à Barcelone.

Quatre arrestations

Au cours d’une conférence de presse, vendredi en début d’après-midi, le responsable de la police de Catalogne, José Louis Trapero a affirmé que les auteurs des attentats préparaient « une attaque de plus grande envergure ». Il s’agissait d’un groupe « dont nous ignorons encore le nombre exact de membres », a précisé M. Trapero.

Depuis jeudi soir, quatre personnes ont été arrêtées, trois Marocains et un Espagnol, toutes « liées aux attentats ». Aucune d’entre elles n’était connue des services antiterroristes, a précisé le chef de la police qui a également donné leur âge : les suspects ont 21, 28, 27 et 34 ans. M. Trapero a fait savoir au cours de cette conférence de presse que « le conducteur de la fourgonnette de Barcelone n’est pas encore identifié ».

Lire aussi : Attentats à Barcelone et Cambrils : le point sur l’enquête

Au sujet des suspects arrêtés, un d’entre eux a été arrêté jeudi soir à Alcanar, dans l’extrême sud de la Catalogne, où, la nuit précédente, une explosion dans un logement avait fait un mort. Les enquêteurs relient d’ailleurs cette explosion à l’attentat. « Nous soupçonnons qu’ils [les occupants] préparaient un engin explosif », a expliqué le porte-parole.

Un des suspects de nationalité marocaine, Driss Oukabir, aurait loué une deuxième camionnette, retrouvée peu après l’attentat dans la localité voisine de Vic. Il a été arrêté à Ripoll, dans le nord de la Catalogne. Mais une certaine confusion s’est établie autour de son rôle dans les attentats. Selon plusieurs médias espagnols, M. Oukabir se serait présenté de son propre chef au commissariat de Ripoll. Il aurait alors expliqué que ses papiers avaient été volés et ne comprenait pas pourquoi son visage faisait la « une » des sites d’information.

« Nous cherchons Moussa Oukabir », le frère de Driss Oukabir, a ensuite annoncé la police sur le réseau social Telegram. Pour l’heure, les forces de l’ordre ne sont pas en mesure de dire s’il s’agit du conducteur de la camionnette qui a renversé des dizaines de personnes à Barcelone et s’est enfui en courant. Un témoin l’avait décrit comme « un homme très jeune, d’une vingtaine d’années, au visage mince ».

Les zones d’ombre

Par ailleurs, il existe encore de nombreuses zones d’ombre sur les circonstances des attaques et sur l’enquête qui se poursuit. Nous ne savons pas si le conducteur de la fourgonnette à Barcelone, qui avait pris la fuite après l’attaque, a été arrêté ou s’il fait partie des assaillants tués à Cambrils. Il ne nous est également pas possible de confirmer si les attaques de Barcelone et de Cambrils ont été réalisées par la même cellule.

Par ailleurs, concernant l’identité des victimes, nous avons encore peu d’informations si ce n’est que des ressortissants de diverses nationalités ont été touchés et que, en l’état des informations vendredi matin, aucun Français n’est mort.

L’EI en Espagne

Un rapport du think tank Real Instituto Elcano, publié en 2016, précise que 45 % des personnes arrêtées entre juin 2013 et mai 2016 en lien avec l’organisation Etat islamique étaient de nationalité espagnole et 41 % de nationalité marocaine.

Selon l’Institut, « la région métropolitaine de Barcelone est le principal foyer du terrorisme djihadiste en Espagne ». Le pays reste, cependant, moins concerné par le phénomène des combattants partis rejoindre des groupes djihadistes.

Quelque 160 « combattants » basés en Espagne ont rejoint l’EI en Syrie et en Irak, selon cette étude, contre sans doute plus d’un millier de Français depuis 2012. Vingt-neuf seraient morts sur place et 20 en sont revenus.

L’Espagne, troisième destination touristique mondiale, avait été, pour l’instant, épargnée par les attentats de l’EI qui ont notamment atteint Paris, Bruxelles, Londres ou Berlin. Mais elle avait été touchée, en 2004, par les attentats islamistes les plus meurtriers commis sur le sol européen, quand une dizaine de bombes avaient explosé dans des trains de banlieue à Madrid, faisant 191 morts. L’attentat avait été revendiqué au nom d’Al-Qaida par une cellule islamiste radicale.

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Source : http://www.lejdd.fr/international/europe/de-madrid-a-barcelone-comment-le-terrorisme-a-evolue-en-espagne-3414212

De Madrid à Barcelone, comment le terrorisme a évolué en Espagne

15h57 , le 18 août 2017

Après les attentats de Madrid de 2004, l’Espagne est à nouveau touchée par des attaques meurtrières en Catalogne. Comme ailleurs en Europe, des réseaux djihadistes s’y développent depuis 15 ans.

Photo : Les Catalans rassemblés pour une minute de silence, vendredi midi à Barcelone. (Reuters)

Il y a treize ans, en mars 2004, le réseau Al-Qaïda avait revendiqué les sanglants attentats de Madrid, dans lesquels 191 personnes ont trouvé la mort après l’explosion de bombes dans plusieurs trains de banlieues. L’attentat de Barcelone, qui a fait au moins 13 morts jeudi, a, lui, était revendiqué par l’Etat islamique, alors qu’une seconde attaque (un mort), à Cambrils, également en Catalogne, n’a pas été revendiquée. A priori, il n’y a aucun lien entre ces deux attaques. Mais ces deux événements s’inscrivent dans une histoire du terrorisme djihadiste espagnol qui pourrait avoir débuté à la veille du 11 septembre 2001.

Le 11-Septembre en partie planifié à Cambrils ?

Le terrorisme existe depuis longtemps en Espagne, notamment, dans son histoire moderne, au travers de l’activisme des séparatistes basques. La première incursion de djihadisme islamiste est, déjà, liée à la station balnéaire de Cambrils, comme le raconte le journal catalan La Vanguardia. Du 8 au 17 juillet 2001, Ramzi Ben al-Shibh y aurait coorganisé les attentats qui ont frappé les Etats-Unis deux mois plus tard. Ce Yéménite est considéré comme le trésorier ayant réuni le financement nécessaire aux attentats kamikazes. Arrêté en 2002 au Pakistan, il est emprisonné dans la prison américaine de Guantanamo, sur l’île de Cuba, où il évoque, lors d’aveux effectués en 2004, ce qui s’est passé à Cambrils. En juillet 2001 donc, Ramzi Ben al-Shibh a retrouvé dans la ville catalane l’Egyptien Mohammed Atta et un autre homme, dont l’identité n’a jamais été trouvée. Chacun était logé dans un hôtel différent dans la station balnéaire. C’est dans ces lieux qu’ils ont préparé, selon le témoignage de Ramzi Ben al-Shibh, "les détails de l’exécution de l’attaque". Le 11 septembre 2001, Mohammed Atta était aux commandes du Boeing 767 qui s’est écrasé contre la tour nord du World Trade Center.

L’Espagne devient une cible

Très vite, l’Etat espagnol décide de soutenir les Etats-Unis entrés en guerre contre Al-Qaïda en Afghanistan. Un engagement qui transforme le pays en cible. L’organisation terroriste n°1 développe un réseau en Espagne. Le 11 mars 2004, le pays est frappé en son coeur : dix bombes explosent entre 7h36 et 7h40 du matin dans plusieurs trains de banlieue. Le bilan est lourd (191 morts et plus de 1.600 blessés) et l’attaque très vite revendiquée par les Brigades d’Abou Hafs al-Masri. Il s’agit du principal groupe dédié aux "actions extérieures" d’Al-Qaïda : déjà responsable d’attentats à Bagdad (août 2003), Djakarta (août 2003) et Istanbul (novembre 2003), il est aussi responsable des sanglants attentats de Londres le 7 juillet 2005, qui ont fait 52 morts. Quelques semaines après les attentats de Madrid, en avril 2004, un vaste projet d’attentat est déjoué contre le train à grande vitesse qui relie Séville à la capitale espagnole.

Comme l’expliquent Rogelio Alonso et Fernando Reinares, tous deux spécialistes du terrorisme à l’Université Rey Juan Carlos de Madrid, dans L’Espagne face au terrorisme (2008), "la menace du terrorisme djihadiste s’est développée dès 2001 en Espagne". Elle se présente au travers de groupes structurés, qui transitent via les deux enclaves situées au Maroc, Ceuta et Melilla. Comme l’a souligné le gouvernement espagnol en 2015 alors qu’il défendait un nouveau projet de loi antiterroriste, la majorité de ces groupes ont prêté allégeance à Al-Qaïda ou Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) entre 2004 et 2013.

D’un terrorisme à l’autre

Le pays ne s’est pas tout de suite adapté à la menace islamiste. Dans leur essai de 2008, Rogelio Alonso et Fernando Reinares constatent que "l’Espagne n’a pas introduit de nouvelles lois antiterroristes qui tendraient vers une diminution des droits et des libertés". "Les décisions gouvernementales se sont centrées sur l’adaptation des structures de sécurité intérieure aux défis que pose l’actuel terrorisme global", expliquent-ils avant de faire référence au combat de l’Etat contre les séparatistes basques : "Jusqu’à présent, l’Espagne disposait d’un système antiterroriste très développé et hautement efficace dans la lutte contre des terrorismes de nature ethno-nationaliste ou socio-révolutionnaire." Or, insistent les deux chercheurs, "l’expérience acquise dans la lutte contre d’autres terrorismes ne se transfère pas nécessairement de façon simple et immédiate à la lutte contre l’actuel terrorisme islamiste".

Madrid finit pourtant par réagir au vu du nombre croissant de projets d’attentats déjoués. Un autre élément change la donne : le profil des terroristes évolue en marge de l’avènement de l’Etat islamique. Dans une récente étude, datée de juin 2017, Carola Garcia-Calvi, Alvaro Vicente et toujours Fernando Reinares soulignent en effet l’augmentation du nombre de ressortissants espagnols radicalisés - dans des proportions toutefois bien moindres qu’en France. Ce ne sont plus des groupes d’individus étrangers qui planifient des projets d’attentats, mais des Espagnols embrigadés, à distance, par Daech.
La Catalogne, plaque tournante du terrorisme européen ?

Toujours selon le rapport des trois chercheurs espagnols, 178 personnes ont été arrêtées en Espagne entre 2013 et 2016 pour des faits relatifs à des activités terroristes. 41,5% sont des Espagnols, tandis que 42,7% sont des Marocains - la majorité d’entre eux ont été arrêtés à Ceuta et Melilla. Après les deux enclaves espagnoles situées au Maroc, les individus radicalisés se concentrent dans deux régions : Madrid et sa banlieue d’une part, la Catalogne d’autre part - outre Barcelone, une importante communauté hispano-marocaine se trouve à Tarragone et Cambrils, dans le Sud de la Catalogne.

Depuis plusieurs mois, les opérations antiterroristes se multipliaient d’ailleurs à Barcelone. Plusieurs spécialistes, à l’instar de l’historien Jean-Pierre Filiu sur le site du Monde, décrivent la Catalogne comme une base arrière de l’Etat islamique en Europe. Pour preuve, le passage dans la région d’Ayoub El-Khazzani, l’assaillant du Thalys, ou encore d’Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Le 25 avril dernier, neuf personnes y ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016. En s’attaquant à la Catalogne, l’Etat islamique attire toutefois l’attention de toutes les polices d’Europe sur cette base arrière supposée.