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France : Attentat àla bombe évité dans le 16ème arrondissement de Paris

mardi 3 octobre 2017, par siawi3

Source : http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/10/02/une-enquete-antiterroriste-ouverte-apres-la-decouverte-d-un-engin-explosif-artisanal-a-paris_5195170_1653578.html#hJm4cf1wE574q4Hc.99

02/10/2017

Une enquête antiterroriste ouverte àla suite de la découverte d’un engin explosif artisanal àParis

Cinq personnes ont été interpellées dans le cadre de la découverte de quatre bonbonnes de gaz et d’un dispositif de mise àfeu dans le 16e arrondissement.

Le Monde.fr avec AFP | 02.10.2017 à23h34 • Mis àjour le 03.10.2017 à10h59

Par Elise Vincent

Une découverte inquiétante a été faite, samedi 30 septembre, àla veille de l’attaque au couteau de Marseille, dans une rue du 16e arrondissement de Paris. Quatre bonbonnes de gaz munies d’un dispositif de mise àfeu ont été trouvées àl’entrée d’un immeuble de la rue Chanez, proche de la porte d’Auteuil. L’information révélée par Le Point, lundi 2 octobre, a été confirmée de sources officielles. Un dispositif dont la puissance aurait pu faire d’énormes dégâts et tuer s’il avait fonctionné.

Par chance, la mise àfeu n’a pas marché. C’est un locataire de l’immeuble, réveillé par du bruit et une très forte odeur d’essence, qui a découvert les bonbonnes vers 4 h 30 du matin. En sortant de chez lui, il a trouvé le dispositif confectionné au moyen d’un téléphone portable relié aux bonbonnes, elles-mêmes recouvertes d’hydrocarbures. Cette nuit-là, les tentatives de le faire exploser àdistance par le (ou les) auteur(s) présumé(s) ont échoué.

Mardi 3 au matin, les enquêteurs ignoraient encore les raisons pour lesquelles cet immeuble était visé. Il n’abrite aucune société, organisation ou personnalité susceptibles d’être prise pour cible. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle  », « tentative de destruction par un moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste  » et « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste  ». Elle a été confiée àla section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de Paris et àla direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

A la suite de l’examen de l’engin explosif par des équipes de police scientifique et technique, des empreintes ont été identifiées. Ce sont elles qui ont permis de remonter rapidement àun individu, interpellé lundi 2 octobre, en même temps que quatre autres personnes, principalement dans l’Essonne. Ces cinq hommes, âgés pour la plupart d’entre eux d’une trentaine d’années, sont connus des services spécialisés, confirme-t-on de source judiciaire. Ils ont tous été placés en garde àvue qui peut durer jusqu’àsix jours. L’un d’eux était inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation àcaractère terroriste (FSPRT), a par ailleurs indiqué le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sur France Inter, mardi 3 octobre.

La découverte d’un dispositif explosif avec ce degré de sophistication, àParis, samedi, vient confirmer les inquiétudes de beaucoup de spécialistes. Dans son dernier rapport des tendances annuelles en matière de terrorisme, publié en juin, l’office européen de police Europol soulignait ses craintes de voir se développer des attentats àl’aide d’engins explosifs improvisés, dits EEI, résultat de l’exportation des méthodes du théâtre irako-syrien. Début septembre, un atelier clandestin de confection d’explosifs avait été découvert fortuitement àVillejuif (Val-de-Marne) avec de quoi fabriquer trois àquatre kilos de TATP en vue de préparer un attentat.