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France : « Les néo-féministes sont les idiotes utiles des indigénistes »

jeudi 2 novembre 2017, par siawi3

Source : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/10/27/31003-20171027ARTFIG00359-fatiha-boudjahlat-les-neo-feministes-sont-les-idiotes-utiles-des-indigenistes.php

Fatiha Boudjahlat : « Les néo-féministes sont les idiotes utiles des indigénistes »

Interview avec Fatiha Boudjahlat par Alexandre Devecchio

Publié le 27/10/2017 à 21:31

Fatiha Boudjahlat : « Les néo-féministes sont les idiotes utiles des indigénistes »

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un premier livre salutaire, Le Grand détournement, Fatiha Boudjahlat montre comment les communautaristes de toutes obédiences ont dévoyé les idéaux du féminisme, de la tolérance ou de la République. En exclusivité, la jeune essayiste répond aux questions du FigaroVox.

Fatiha Boudjahlat est cofondatrice avec Céline Pina du mouvement Viv(r)e la République. Elle est aussi l’auteur de l’essai à paraître le 3 novembre aux éditions du Cerf : Féminisme, tolérance, culture : Le grand détournement.

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Le 8e numéro de “La Revue du crieur” dresse un portrait sans concession d’Elisabeth Badinter, l’accusant de faire la promotion d’ « un universalisme blanc pour le riches » ?Que cela vous inspire-t-il ?

Fatiha Boudjahlat : Je serai curieuse de voir la photo de la rédaction de ce média d’opinion. Je ne serais guère surprise d’y voir à l’œuvre des blancs refusant l’universalisme aux non blancs au nom d’une prétendue générosité pleine de misérabilisme et condescendance. Il me semble qu’Elisabeth Badinter défend des valeurs universelles avec la même exigence pour toutes et tous, quelque soit le revenu, et quelque soit l’épiderme. Je me sens plus respectée par elle en tant que son égale, que par des militants comme ceux de la Revue du Crieur qui dans les faits entérinent le fait que ce qui est bon pour eux, pour leurs sœurs, leurs femmes, leurs filles ne l’est pas pour moi.

Le féminisme est-il en train d’être dévoyé ?

Sans aucun doute. Et c’est autant le résultat d’activistes politiques que d’universitaires dogmatiques. Quand Judith Butler explique que les femmes afghanes ne doivent pas se délester de leurs burqas grillagées, pour ne pas prêter leur concours à l’impérialisme américain, je vois une grande bourgeoise blanche américaine dans le confort de son bureau, qui livre pieds et poings liés ces femmes à leur sort. Ce nouveau féminisme racialiste combat le patriarcat blanc, mais valide son pendant oriental. Il se réduit alors à un combat pour que les femmes non-blanches, puisque l’ethnie est déterminante, puissent obtenir le maximum de ce qu’elles peuvent espérer dans les limites du cadre mental, culturel, juridique que les hommes de leur communauté religieuse auront fixées. Ce féminisme est parfaitement décrit par Houria Bouteldja quand elle écrit : « J’appartiens, à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam. J’appartiens à mon histoire et si Dieu veut, j’appartiendrai à ma descendance. » Elle écrivait avant : « Nous [les femmes] appartenons à notre communauté et nous l’assurons de notre loyauté. ». En tant que femme et en tant que féministe, je n’appartiens à personne. C’est le B-A BA du féminisme. Celui-ci est détourné de façon à ce que les femmes non-blanches occupent la place que les hommes de la communauté leur assignent. Interrogeons nous sur cette indignation à géométrie variable. De tels propos tenus par des blancs feraient hurler ces féministes relativistes qui pourtant restent bien silencieuses quand ils sont tenus par des femmes non-blanches. Par respect de la diversité ? Par grandeur d’âme ? Par esprit de tolérance ? Ou parce que trotte dans leurs esprits une conception misérabiliste du bon sauvage : « C’est comme cela que ces gens-là fonctionnent. C’est un passage obligé pour ces gens-là qui ne sont pas encore entrés dans la modernité. » Ce sont pourtant des femmes nées et scolarisées en France.

La cause des femmes est au cœur de l’actualité depuis l’affaire Weinstein et la polémique #BalanceTonPorc. Pourtant, la question de la violence qui touche les femmes dans certaines cités ainsi que celle de la pression exercée par l’islam est éludée du débat …

Il y a en effet un deux poids deux mesures. Ce féminisme dévoyé valorise les intérêts de la communauté religieuse, c’est-à-dire de ses leaders masculins aux dépens de la dignité des femmes. C’est ainsi que l’opposition de ces néoféministes à la pénalisation du harcèlement de rue s’entend : la souffrance des femmes est secondaire face au confort de ces hommes-là. La parole des femmes doit s’effacer devant l’impunité des hommes. Et les mêmes s’activent à balancer leurs porcs ? Aussi longtemps et seulement si ceux-ci sont blancs ? Toute religion a une structure patriarcale. C’est celle-ci qu’il faut combattre quand on se dit féministe. Quel que soit la religion. Mais avec les phénomènes de ghettoisation et la prime aux leaders les plus orthodoxes, c’est la forme la plus rétrograde de l’islam qui est valorisée. C’est une forme parmi d’autres. D’autres formes toutes aussi légitimes et authentiques existent.

Les twitteuses les plus intraitables sont aussi celles qui proposait pour régler la question du harcèlement de rue à la Chapelle « d’élargir les trottoirs » …

C’est une proposition aussi outrancière que celle qui a récemment fleuri dans la presse britannique et sur les réseaux sociaux proposant d’appliquer les commandements religieux juifs ou musulmans interdisant aux hommes de se retrouver seuls avec une femme dans une pièce. On externalise le contrôle des pulsions au BTP, en élargissant les trottoirs, au lieu de responsabiliser les hommes. Quelle différence avec les hommes qui justifient le viol par la tenue de leurs victimes ? C’est aux ingénieurs de mieux concevoir la ville et les modalités de circulation. C’est aux femmes de ne pas se mettre en position d’être désirables. Quand donc allons nous exiger de ces hommes qu’ils s’empêchent ? Qu’ils se contrôlent ? Ces néo-féministes ont-elles suggéré d’élargir les couloirs de l’Assemblée après l’affaire Denis Baupin ? D’élargir les chambres d’hôtels avec l’affaire Weinstein ? Cela revient à dire que ce que l’on exige des hommes blancs ne peut être exigé des hommes non-blancs. Et que donc leur comportement est lié à leurs origines et non à leur volonté propre. C’est dans leurs mœurs ? C’est plus fort qu’eux ? Parce que c’est culturel ? Qui est alors dans le racisme ? Dans l’association d’un comportement avec une origine ethnique ou religieuse ?

Dans votre livre, Le Grand détournement, vous écrivez que certaines féministes « trahissent la cause des femmes … orientales. » Que répondez-vous à celles qui présentent l’universalisme comme un impérialisme et rappellent, parfois à juste titre, que certaines femmes choisissent délibérément de se voiler ?

L’universalisme ne consiste pas à exporter notre modèle de civilisation dans les autres pays. Il consiste d’abord à appliquer le Droit sur tout le territoire de la France. Nulle coutume, nulle norme religieuse, nulle tradition n’est supérieure aux lois qu’une Nation de citoyens éclairés s’est donnée.

Je récuse la vision qui consiste à faire des femmes voilées des victimes. C’est un choix, mais la liberté de se voiler n’exclut pas la notion de contrainte. Ainsi, pour le voile, on ne pourrait parler de choix libre que s’il y avait une équivalence morale entre les deux termes de l’alternative. Or celle-ci se résume à ce choix : la vertu avec le voile, le vice sans le voile. Ces femmes ne portent pas le voile sous la menace d’une arme, mais sous la contrainte intégrée du triptyque propre à tous les patriarcats : virginité, pudeur, modestie. Le fichu se fait fétiche de ces exigences masculines qui font toujours du corps de la femme le récipiendaire de l’honneur de la famille. Le féminisme est un combat politique pour l’émancipation individuelle et collective des femmes. Il n’y a pas de choix libre sans éducation au choix. Enfin, que dire du voilement des petites filles ? Comme tous les enfants, elles veulent plaire et faire plaisir à leurs parents en se conformant à leurs attentes. Laquelle d’entre elles acceptera-t-elle de se dévoiler adolescente ou adulte et de provoquer la déception de ses parents ?

La culpabilité de classe et de race des néo-féministes sert de levier à l’offensive universitaire, médiatique, associative des indigénistes.

Quelles sont les origines de ce féminisme différentialiste. Peut-on parler de rupture avec la tradition française et d’américanisation de la société française ?

La matrice et le logiciel de ce féministe différentialiste sont indubitablement nord-américains et liés au multiculturalisme. Rappelons que la multiculturalité des sociétés est un fait empirique, que seuls les identitaires combattent et regrettent. Le multiculturalisme fait de cette réalité un facteur de partition et de différentiation du droit. Ce n’est en rien moderne. Sous Clovis la justice était rendue en fonction des lois propres de la tribu à laquelle le justiciable appartenait. La centralisation puis surtout l’installation de la République a mis en avant une Nation, c’est-à-dire une organisation politique du peuple basée sur la contractualisation réciproque de droits et de devoirs. Le modèle d’intégration à la Française est plus respectueux et généreux que ce modèle communautariste. Dans le premier, je forge mon opinion et je me rassemble avec les autres habitants. Dans le second, je suis sommée d’être dans la loyauté et l’hyperconformité vis-à-vis de ceux qui me ressemblent. Enfin, le libéralisme et le refus d’un Etat interventionniste interviennent aussi.

Quels sont les points communs entre ce néo-féminisme et le « néo-antiracisme indigéniste » ?

Ils partagent la même vision racialisée des rapports sociaux. Ils ont le même ennemi : le mâle blanc occidental. Ils dénoncent la structure patriarcale de la République, mais s’accommodent fort bien voire célèbrent le patriarcat oriental. La culpabilité de classe et de race des néo-féministes sert de levier à l’offensive universitaire, médiatique, associative des indigénistes. Les deux courants idéologiques revendiquent une appartenance à la gauche, et pourtant les deux privilégient en toute circonstance l’hypothèse ethnique à l’analyse sociale de la lutte des classes. Ils portent une vision libertaire très libérale, qui vise à réduire la sphère d’intervention de l’Etat au bénéfice de la régulation sociale des leaders communautaires. Les premières sont les idiotes utiles, pardon les idiot.e.s utiles des seconds. Qui sont dans un racisme tout aussi révoltant que les identitaires.

Ces militants appellent cela « la convergence des luttes ». Que signifie ce glissement intersectionnel ?

Les indigénistes sont dans la même logique que les identitaires et les tenants du grand remplacement. Ils veulent grand-remplacer, à titre de dédommagement historique et ontologique quand les autres craignent d’être grand-remplacés. Dans les faits, la convergence des luttes favorise seulement le facteur ethnique. Vous êtes femme, noire, lesbienne. Cela fait partie de l’identité reçue. Et pourtant, c’est ce qui va commander votre mobilisation politique et vous donner de la valeur : vous comptez pour ce que vous êtes, et ce que vous êtes commande ce que vous pensez. A la fin, c’est toujours la couleur de peau qui est déterminante. C’est le règne de l’AOC-AOP appliqué aux humains, la partition raciale de l’espace revendiquée dans les espaces de non-mixité va de pair avec une traçabilité ethnique de ses occupants. Ce qui permet de voir les indigénistes et les islamistes dont l’orthodoxie condamne et l’homosexualité et les homosexuels, devenir des compagnons de manifestations de militants homosexuels adeptes de l’intersectionnalité.

L’expression outrancière de « nègre de maison » devient l’acceptable concept de « native informant ». Mais le sens est le même.

Celle-ci relève du verbiage et de l’ingénierie sémantique qui conduit surtout à détruire toute notion d’intérêt général et toute réalité d’un corps politique national et populaire. La communauté d’assignation et ses intérêts prévalent. Et ce logiciel conduit à valider une terminologie raciste en la parant d’un vernis universitaire. L’expression outrancière de « nègre de maison » devient l’acceptable concept de « native informant ». Mais le sens est le même : si vous ne pensez pas comme votre épiderme et vos intérêts de « race » commandent de penser, vous êtes un traître. Le plus cocasse apparait quand des bourgeois-pénitents blancs multi privilégiés somment une femme « racisée » comme moi de penser comme eux décident qu’il est bon et juste de penser : ils sont dans la parole blanche experte, même quand ils prétendent la dénoncer. S’ils étaient cohérents, je pense qu’ils devraient s’autodétruire ou être atteints de combustion spontanée.

Le grand détournement débute par une référence à la novlangue d’Orwell et se présente comme une réflexion sur le sens des mots. Quels sont les mots qui sont détournés aujourd’hui ? Certains mots, comme le mot République », ne sont-ils pas tout simplement épuisés à force d’être vidés de leur sens ?

Les mots de tolérance, de culture, de féminisme ont été détournés de leur sens politique universel pour devenir des facteurs et des prétextes à la partition ethnique. Mais c’est vrai : nous sommes épuisés. Les offensives sont multiples. Et efficaces. Et à grande échelle. Les mots, eux, ne le sont pas, épuisés. Ils n’existent que par nous, que par nos ambitions, que par nos exigences. Il faut vraiment s’être juste donné la peine de naître pour renoncer à voir dans la République ce qu’elle est : une promesse de l’aube de plus en plus ténue mais aussi sans cesse à tenir, qui nous oblige. Ce n’est pas un état de béatitude. C’est un horizon commun. Son modus vivendi est moins le patriotisme que le compatriotisme, qui consiste à reconnaître à l’autre la qualité de compatriote et de cosouverain, c’est-à-dire notre égal en droits et en devoirs, et dont la nation nous rend responsable. L’empathie ne repose pas alors sur la ressemblance physique, épidermique, patronymique : c’est l’identification à des valeurs, à un patrimoine qui créent cette communauté nationale. C’est un effort en effet. Qui fait de nous des citoyens cosouverains, et non des consommateurs.

Vous vous présentez comme une militante de la laïcité. Ce concept est-il compatible avec celui d’héritage ? Pour le dire autrement, peut-on vraiment mettre en France sur le même plan l’islam et le christianisme ?

Je défends la laïcité comme modus vivendi du pacte républicain. Mais je ne la fétichise pas. Elle a été réduite à une loi, celle de 1905. Comme toutes les lois, l’interprétation de celle-ci est évolutive. L’actuel Observatoire de la laïcité privilégie une lecture minimaliste. Je la récuse et ne suis pas moins légitime qu’eux dans la vision que j’en ai.

La laïcité peut s’entendre comme principe, plus haute norme juridique depuis les constitutions de 1946 et de 1958. Elle peut aussi s’entendre comme valeur, c’est-à-dire comme idéal moral. Elle ne contredit en rien la notion d’héritage ou de filiation historique. Il y a des jours fériés chrétiens qui profitent à toutes et à tous. Mais la loi prévoit aussi des absences aux examens pour les grandes fêtes religieuses des autres cultes. L’idéal moral n’interdit pas le pragmatisme ni la prise en compte de la réalité multiculturelle de la France. On a le droit d’être croyant et pratiquant en France. On a le droit d’être dans l’orthodoxie. Et même dans la radicalité. Mais le Droit prime au final.

Avec une grande hypocrisie qu’il faut dénoncer : les mêmes qui crient au nationalisme mortifère quand il s’agit de la France, le célèbrent quand il concerne le pays d’origine.

Mettre sur le même plan l’islam et la chrétienté serait une erreur historique, mais l’un et l’autre ont toute leur place en France. Factuellement il y a une antériorité chrétienne en France. Mais je ne m’égare pas dans la botanique, les souches sont pour moi des arbres morts. Rester dans le registre politique et historique est plus pertinent que de basculer dans celui de l’horticulture, qui sert ici à naturaliser l’identité. La prise en compte de cette antériorité ne fait pas de toutes et de tous les Français des chrétiens. Par la laïcité et les vertus républicaines d’une nation, par cette filiation politique, étanche à toute considération ethnique et biologique, souhaitée par les identitaires de l’extrême droite et des indigénistes de l’extrême gauche, nous embrassons cet héritage pour ce qu’il est : le signe que le monde existait avant nous, et que l’histoire ne commence pas avec nos revendications individuelles ou communautaires. C’est aussi le gage de notre liberté. Comme l’écrivait Rabaut Saint-Etienne : « On s’appuie sur l’histoire ; mais l’histoire n’est pas notre code. » Assumer cette histoire ne revient pas à la cautionner dans son intégralité, ni à vouloir la perpétuer.

« De culture arabo-musulmane, je n’ai jamais vu les compatriotes comme des ennemis héréditaires. Je n’ ai pas grandi dans cette haine des autres et dans cette culture des miens. Mon pays est la France », écrivez-vous. Comment expliquez-vous la détestation que voue une partie de la jeunesse à la France ?

Pour la majorité des descendants d’immigrés, c’est une détestation de façade. Leurs parents, enfants d’immigrés de la première génération ont tendance à entretenir leurs enfants dans un conflit de loyauté : le bled ou la France. Il suffit de discuter avec eux en évacuant toute sommation et toute alternative, pour qu’ils reconnaissent très vite qu’ils sont heureux de vivre en France. Heureux d’aller en vacances au bled, avec un pouvoir d’achat européen et le statut de touriste, mais heureux de vivre en France. Il faut faire verbaliser cet attachement à la France, sans quoi celle-ci apparait comme un guichet de prestations. Ce qui se traduit par un ultra-consumérisme antinomique avec l’identité de citoyens. L’attachement au pays s’apprend s’il s’enseigne. Avec une grande hypocrisie qu’il faut dénoncer : les mêmes qui crient au nationalisme mortifère quand il s’agit de la France, le célèbrent quand il concerne le pays d’origine.

Restons dans le registre politique : La haine de la France est d’abord la haine de la République. Elle existe et motive les gauchistes multiprivilégiés, les indigénistes et les islamistes, parce qu’elle les prive de leur ascendant sur la communauté. Ce sont des promoteurs de haine. Et la haine s’enseigne très bien. Ils restent en France, tout en la conspuant. Les frontières sont pourtant ouvertes. C’est bien le régime politique et ses valeurs d’émancipation de fraternité nationale qui sont leur cible. L’Etat doit cesser d’organiser son impuissance au nom d’une prétendue culpabilité. Je ne reproche pas aux Français d’ici et de maintenant ce qu’ils ont fait aux parents de mes parents durant la guerre d’Algérie. Et je ne reproche pas aux Arabes d’ici et de maintenant la traite négrière, plus longue et plus importante que la traite occidentale. Et enfin, j’invite les bourgeois multiprivilégiés à cesser de profiter de leurs privilèges médiatiques et politiques, tout en se berçant de la chaleur réconfortante de la pénitence. Ils ne servent que leurs intérêts de classe.