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France : Menaces de mort contre Charlie Hebdo : l’enquête est en cours

mardi 7 novembre 2017, par siawi3

Source : http://www.francetvinfo.fr/economie/medias/charlie-hebdo/charlie-hebdo-le-soutien-de-l-assemblee-nationale_2456730.html

Charlie Hebdo : le soutien de l’Assemblée nationale

Édouard Philippe a pris la parole ce mardi 7 novembre afin de défendre Charlie Hebdo, ciblé par des menaces de meurtre et d’attentat depuis sa Une du 1er novembre.

VIDEO ici

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Source : https://www.ouest-france.fr/charlie-hebdo/menaces-contre-charlie-hebdo-edouard-philippe-souhaite-des-poursuites-5363250


Menaces contre Charlie Hebdo. Edouard Philippe souhaite des poursuites

Modifié le 07/11/2017 à 22:16 | Publié le 07/11/2017 à 22:16

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Edouard Philippe "souhaite des poursuites" contre les auteurs de menaces anonymes sur Twitter

Jérôme Fouquet

Ouest-France

Alors qu’une enquête a été ouverte après les menaces de mort diffusées sur les réseaux sociaux contre Charlie Hebdo, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré qu’il souhaitait "des poursuites". De son côté le candidat à la présidence LR, Laurent Wauquiez a réclamé que Macron s’exprime sur le sujet.

Edouard Philippe a déclaré mardi qu’il souhaitait « des poursuites », « afin que des sanctions puissent être prononcées » à l’encontre des auteurs de menaces anonymes sur Twitter contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo.

« Je souhaite, dès lors qu’une menace de cette gravité est proférée, quel que soit le média sur lequel elle est proférée, que des poursuites puissent être diligentées afin que des sanctions puissent être prononcées », a déclaré le Premier ministre devant l’Assemblée nationale lors des questions au gouvernement.

M. Philippe était interpellé par le patron des députés de La République en marche Richard Ferrand, à propos des menaces de mort diffusées sur les réseaux sociaux visant Charlie Hebdo, à cause d’un dessin représentant l’islamologue Tariq Ramadan, visé par deux plaintes pour viol.

« Twitter n’est pas en dehors de la République », a souligné M. Philippe en fustigeant « cet anonymat souvent dérisoire et souvent abject derrière lequel se cache un certain nombre d’individus pour proférer des menaces ». « On ne peut pas dans notre pays impunément mettre en cause la liberté de pensée, de s’exprimer et même de caricaturer », a insisté le Premier ministre en réitérant la nécessité de « protéger tous ceux qui au nom de cette liberté de caricaturer seraient menacés ».

« Je dois vous dire que des dispositions extrêmement précises ont été prises sous l’autorité du ministre de l’Intérieur pour protéger les lieux et bien entendu les personnes qui concourent au journal », a ajouté M. Philippe, sans vouloir détailler le dispositif. « Ces mesures sont prises depuis longtemps et elles ne cesseront pas tant que nous mesurerons une menace aussi élevée », a-t-il précisé.

Lundi, le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à la BRDP (brigade de répression de la délinquance contre la personne) de la police judiciaire, pour « menaces de mort matérialisées par un écrit » et « apologie publique d’un acte de terrorisme ».

L’hebdomadaire satirique, dont une partie de la rédaction a été abattue lors des attentats jihadistes de janvier 2015, a déposé plainte lundi après-midi. Dans sa dernière édition, parue mercredi, le journal représente le théologien dans une position explicitement virile, et proclamant : « Je suis le 6e pilier de l’islam ». « VIOL La défense de Tariq Ramadan », peut-on lire au-dessus du dessin.

Wauquiez demande à Macron de s’exprimer

De son côté, Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de LR, a demandé à Emmanuel Macron de « s’exprimer », après les nouvelles menaces qui pèsent contre Charlie hebdo, mardi sur BFMTV.

« Après l’histoire de Charlie hebdo, après ce qu’ils ont vécu, après les attentats, le fait qu’il y ait à nouveau des menaces contre eux (les journalistes de l’hebdomadaire satirique), mériterait qu’il y ait une parole du président de la République », a affirmé M. Wauquiez.

Selon lui, « on est sur un sujet suffisamment grave, dans lequel c’est bien la liberté d’expression qui, après les drames qu’on a connus, est à nouveau mise en cause ». « Personne ne peut oublier ce qui est arrivé à Charlie hebdo, personne ne doit aussi oublier qu’au-delà des incantations sur "on va poursuivre sur Twitter", la réalité, c’est qu’aujourd’hui, les journalistes de Charlie hebdo vivent l’enfer ».

« Quand des journalistes sont inquiétés pour leur liberté d’expression, il faut que l’État à tous ses niveaux réagisse. Ça fait une semaine, il est temps que le président s’exprime », a-t-il insisté