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France : Un joggeur portant un maillot "Ben Laden" est condamné à six mois de prison

mercredi 8 novembre 2017, par siawi3

Source : http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/11/08/il-court-avec-un-maillot-ben-laden-six-mois-ferme

CALVADOS Il court avec un maillot "Ben Laden", six mois ferme

Le joggeur possédait six autres maillots au nom de personnalités en lien avec le terrorisme.

Publié le 08/11/2017 à 07:39 |Mis à jour il y a environ 1 heure

Un joggeur, qui arborait le maillot du djihadiste, a été condamné mardi dans le Calvados.

Pour lui, ce n’est que "de la provocation, rien de plus".

Un homme de 34 ans, qui faisait son jogging avec un maillot floqué au nom de "Ben Laden" a été condamné à six mois de prison ferme mardi dans le Calvados, rapporte Le Parisien. Il s’est, en outre, vu privé de ses droits civiques et civils pendant cinq ans.

Chakib Limane, qui était poursuivi pour apologie du terrorisme, avait déjà été interpellé en juin, juste après avoir fait faire ce maillot dans une boutique de l’agglomération de Caen. L’enseigne, alertée par un bracelet électronique à sa cheville et une volonté de dissimuler son visage des caméras de vidéosurveillance, avait vite prévenu la police.

"Ça me faisait rire"

Il faut dire que sa garde-robe ne plaidait pas vraiment en sa faveur : six autres maillots du même style avaient été retrouvés à son domicile.

On pouvait y lire sur l’un d’entre eux "mollah Omar", un ex-chef des talibans en Afghanistan. "C’est le gars des Guignols qui fait de la mobylette. Ça me faisait rire", plaide Chakib Limane.

Des photos et une vidéo djihadiste sur son ordinateur

Son avocat, Gabriel Sibout, a assuré que son client n’avait rien du terroriste en devenir : "Il faut distinguer la provocation et l’immaturité de l’apologie du terrorisme. Il n’a fait que porter un maillot."

Ce qui n’a pas convaincu le procureur, qui a refusé de croire à une simple "connerie". En cause : les photos de Ben Laden et une vidéo djihadiste retrouvées sur son ordinateur. "C’était de la curiosité, c’est tout !", s’est défendu le prévenu.