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Europe : Migrations africaines et pas que....

mardi 9 janvier 2018, par siawi3

Source : https://fr.sputniknews.com/international/201801081034665561-naufrage-large-libye-migrants-morts-italie/

Premier naufrage de 2018 au large de la Libye : 64 migrants morts

16:09 08.01.2018

Le nombre de victimes du naufrage d’un canot de migrants survenu samedi au large de la Libye a atteint 64 personnes, a annoncé Flavio Di Giacomo, porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). En amont, la garde côtière italienne avait fait état de 8 corps récupérés au cours d’une opération de sauvetage.

Une opération de sauvetage après le premier naufrage en 2018 dans les eaux de la Méditerranée a commencé quand un avion de patrouille de la mission navale de l’Union européenne Eunavfor a découvert un canot de migrants en détresse au large de la Libye.
Image d’illustration : migrants illégaux

© AFP 2017 Angelos Tzortzinis
Voir aussi : « Cimetière marin » : 2.000 migrants sauvés en Méditerranée en une journée

« 64 migrants ont trouvé la mort dans le naufrage de samedi. Selon les survivants… au moment du départ, 150 personnes se trouvaient à bord d’un canot pneumatique qui a pris l’eau par la suite. Il y a 86 rescapés », a twitté Flavio Di Giacomo.

L’Europe est en train de vivre la crise migratoire sans doute la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale. La crise actuelle résulte en premier lieu de toute une série de conflits armés et de problèmes économiques aigus dans les pays d’Afrique et du Proche-Orient.

Voir aussi : L’Europe complice des morts des migrants en Méditerranée
© AFP 2017 Aris Messinis

La lutte contre les migrations clandestines et les passeurs de migrants africains à travers la Méditerranée figure parmi les priorités des autorités italiennes. C’est entre autres grâce à leurs efforts que le nombre de migrants arrivés en Italie en 2017 a diminué de 34% pour se chiffrer à 119.000.

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Source : https://fr.sputniknews.com/international/201705301031603438-migrants-ue/

Sept millions de migrants aux portes de l’UE

© REUTERS/ Ciro De Luca
International
14:19 30.05.2017(mis à jour 14:28 30.05.2017) URL courte
29638

Selon le journal allemand Bild, sept millions de migrants potentiels se sont concentrés à proximité immédiate de l’Union européenne et attendent de pouvoir entrer sur son territoire.

Photo : Un navire transportant des migrants en Italie
© REUTERS/ Crown Copyright/Jamie Weller/

Méditerranée : 35 cadavres de migrants repêchés après un nouveau drame
Le journal a pris connaissance d’un rapport des renseignements allemands témoignant de l’augmentation du nombre de réfugiés potentiels, dont la majorité est originaire d’Afrique tropicale. Selon ces informations, en janvier 2017 le nombre de migrants potentiels était encore estimé à 5,9 millions. Les processus migratoires sous-jacents en Libye, en Algérie, en Tunisie, au Maroc et au Moyen-Orient ont poussé à revoir cette estimation à la hausse de 12%. L’enquête de Bild a été partagée par Die Welt et le britannique Daily Mail. Pendant ce temps, des groupuscules d’extrême-droite ont l’intention de patrouiller en Méditerranée à bord de leurs propres navires pour attraper des clandestins et les ramener dans leur pays.

Ciel dégagé en Sicile

Les dirigeants du G7, dont le sommet s’est déroulé en Sicile du 26 au 27 mai, n’ont remarqué aucun bateau de migrants près de l’île. Comme le rapporte le journal Corierre della Sera, les autorités italiennes avaient interdit le débarquement de migrants pendant le déroulement de cette rencontre. En réalité, cette île italienne au sud de l’Europe se trouve sur l’itinéraire du plus puissant flux migratoire vers l’UE. Selon les informations officielles, le nombre de réfugiés arrivés en Italie par la mer a augmenté cette année de 45% par rapport à 2016.

Photo : Migrantes en Afrique
© AFP 2017 Mahmud Turkia

« Les Africains ont un devoir impératif de faire face à leur avenir »

D’après Bild, plus de 2,5 millions de migrants potentiels sont concentrés en Afrique du Nord, dont la grande majorité opte précisément pour la route maritime qui mène en Italie. Près d’un million de réfugiés ont trouvé un asile provisoire en Libye, pays qui traverse une longue période d’instabilité politique. Les autorités italiennes veulent s’entendre directement avec Tripoli pour retenir les migrants africains. Cette politique nécessite d’importantes dépenses et l’Italie est prête à payer, mais les autorités libyennes qui ne contrôlent qu’une partie de la côte n’arrivent pas à faire barrage à tous les migrants.

Les accords entre l’Europe et les autorités des pays d’Afrique du Nord ont entraîné une conséquence inattendue : les migrants venus des profondeurs du continent et les Arabes autochtones sont désormais des deux côtés des barricades. Selon les militants des droits de l’homme, en Libye les garde-frontières tirent en l’air pour intimider les migrants voulant se rendre en Europe. Au parlement marocain, le député Mohamed Adal a déclaré que les villes de son pays étaient « polluées par les migrants de l’autre côté du Sahara ». Sur les réseaux sociaux du royaume on entend de plus en plus de menaces des Arabes envers les ressortissants d’Afrique équatoriale. La tension entre les migrants et les habitants locaux se fait sentir désormais de l’autre côté de la frontière de l’UE.

Sauver l’Europe en Méditerranée

D’après le programme de campagne de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel, la priorité de l’Allemagne devrait être de renvoyer les migrants clandestins en Afrique, d’où ils viennent. La chancelière allemande espère conclure des accords avec plusieurs pays d’Afrique, similaires à celui que Berlin a passé avec la Turquie. D’après cet accord de 2016, Ankara accepte d’accueillir sur son territoire des réfugiés en échange d’une aide financière et de la perspective d’une levée du régime de visas avec l’UE. Berlin espère qu’il sera possible de « sauver » les migrants au milieu de la Méditerranée pour les renvoyer en Afrique du Nord.

Photo : Des migrants en Allemagne
© AP Photo/ Markus Schreiber

La crainte des réfugiés pousse les Allemands à acheter des coffres-forts

Les organisations internationales s’opposent à cette décision. Selon l’Onu, les camps d’accueil de réfugiés créés en Libye proposent des conditions de vie effroyables. De plus, l’aspect juridique a de l’importance : conformément à la convention de Dublin, le retour des réfugiés n’est possible que si leur pays d’origine est « stable ». Ce qui n’est pas le cas de certains pays au sud de la Méditerranée.

Sur ce fond, les nationalistes européens ont créé l’ONG Defend Europe pour intercepter les navires de migrants en Méditerranée et renvoyer « poliment » les migrants illégaux. « Nous préparons une grande opération de sauvetage en Méditerranée, une opération de sauvetage de l’Europe », indique la page du mouvement, qui pourrait devenir un projet nationaliste paneuropéen. Les combattants contre les migrants sont convaincus que le sauvetage des migrants « ne peut pas être confié aux ONG car elles seraient de mèche avec les naufragés ». Le site nationaliste rapporte des histoires sur des naufrages organisés en mer — à proximité de l’endroit où les sauveteurs avaient préalablement envoyé un bateau.

L’Europe dans la confusion

Photo : Une marche pro-migrants à Milan
© Photo. Capture d’écran : Youtube

« Ensemble sans murs » : une manif « parfaitement absurde » en Italie ?

La crainte des autorités européennes face à l’ampleur de la vague migratoire est illustrée par une curieuse conversation qui a eu lieu, d’après la revue suisse Les Observateurs, entre le commissaire européen Dimitris Avramopoulos et le représentant chinois Guo Shengkun. L’Européen chargé de surveiller la migration a exigé du fonctionnaire chinois qu’il cesse la vente par le site Alibaba de bateaux gonflables utilisés par les migrants clandestins. Cette marchandise chinoise se vend effectivement très bien — elle est même devenue célèbre sous le surnom « bateau gonflable pour les réfugiés ». La réaction de la partie chinoise à une telle ingérence de la politique dans l’économie reste inconnue.

Pendant ce temps, le président du Parlement européen Antonio Tajani effraie les Européens en évoquant de nouvelles vagues de migration dans un avenir très proche. « Si nous n’arrivons pas à régler les problèmes fondamentaux des pays d’Afrique, d’ici 10 ans nous aurons 10, 20 et même 30 millions de migrants d’Afrique », déclare Tajani.

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Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/01/08/01016-20180108ARTFIG00062-plus-de-100000-demandes-d-asile-en-france-en-2017.php

La barre des 100.000 demandes d’asile franchie en France l’an dernier

Par Guillaume Descours et Jean-Marc Leclerc

Mis à jour le 08/01/2018 à 11:29 Publié le 08/01/2018 à 09:16

Video ici
Le nombre de demandes d’asile a augmenté de 17 % par rapport à 2016. Un niveau « historique ». Ce sont les Albanais qui en ont déposé le plus, suivis des Afghans et des Haïtiens.

La pression de l’asile en 2017 aura donc été plus forte que prévu. Le nombre de demandes d’asile en France a fortement augmenté, dépassant la barre symbolique des 100.000 demandes (100.412 demandes). Une augmentation de 17% par rapport à 2016. Ce chiffre donné ce lundi par l’Office français de protections des réfugiés et apatrides (Ofpra) représente un « niveau historique » selon son directeur général, Pascal Brice.

Et encore ce chiffre ne tient-il pas compte des dizaines de milliers de demandeurs passés sous le statut des accords de Dublin, c’est-à-dire ceux qui ont déjà tenté leur chance dans un pays de l’Union, comme l’Allemagne ou l’Italie, par exemple, et qui repassent au guichet en France. Ceux-là doivent en principe être renvoyés vers le pays de premier accueil (autant dire de premier refus). Mais la France en renvoie moins de 10 % chaque année.
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La France est l’un des pays d’Europe où la demande d’asile est la plus forte, derrière l’Allemagne notamment. Pourtant, le « taux d’accord », qui permet aux demandeurs de devenir réfugiés a fléchi, passant de 38% en 2016 à 36% l’an dernier. Une baisse qui s’explique, selon Pascal Brice, par la situation de ressortissants comme ceux d’Albanie. En 2017, le premier pays d’origine des demandeurs d’asile a en effet été l’Albanie, avec 7630 demandes (hors mineurs accompagnants), soit une hausse de 66%. Mais l’Albanie étant considéré comme un pays « d’origine sûre », l’Ofpra n’a accordé sa protection qu’à 6,5% des demandeurs. Ce phénomène « cyclique » et « lié à une émigration économique » selon Pascal Brice, préoccupe les autorités françaises et albanaises, qui ont lancé cet été un plan d’action pour lutter contre les réseaux d’immigration irrégulière.

 » LIRE AUSSI - De l’enregistrement à la décision : dans les méandres d’une demande d’asile

Deuxième pays d’origine des demandeurs, l’Afghanistan a représenté 5987 demandes (+6%), avec un taux de protection de 83 %. Mais les migrants afghans arrivés l’an dernier en France sont sans doute plus nombreux. En effet, un nombre élevé d’entre eux relève de la procédure « Dublin », notamment après un passage en Allemagne. Viennent ensuite les ressortissants de Haïti avec 4934 dossiers déposés, du fait du niveau toujours élevé de demandes en Guyane, puis les Soudanais (-24% à 4486) et les Guinéens qui ont été 3780 à solliciter l’asile, soit un bond de 62%.

L’autre forte progression vient des personnes venant de pays d’Afrique de l’Ouest et francophone, notamment des Ivoiriens dont le nombre a plus que doublé, atteignant les 3243 demandes. Les ressortissants de République démocratique du Congo ont eux déposé 2941 dossiers soit une hausse de 15%. Malgré un taux de protection (pourcentage des demandes débouchant sur une mesure de protection) très élevé (95%) dû à la situation du pays, les Syriens, souvent arrivés via des programmes de réinstallation, ont été moins nombreux à solliciter l’asile en France l’an dernier, avec une baisse de 10% (3249 demandes).

Un projet de loi controversé

En 2017, près de 43 000 personnes ont été placées sous la protection de l’OFPRA aux titres du statut de réfugié et de la protection subsidiaire, en hausse de 17 % par rapport à 2016, équivalent donc à la hausse des demandes. Le taux de protection s’établit donc cette année-là à 27% à l’OFPRA et à 36 % en prenant en compte les décisions de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). S’agissant de la protection des demandeuses d’asile, ce sont désormais plus de 6.000 petites filles et jeunes femmes qui sont placées sous la protection de l’OFPRA contre le risque de mutilations sexuelles féminines (+ 14 % par rapport à 2016).

La machine de l’asile en France n’a jamais connu un tel rythme. L’office a pris en 2017 plus de 115 000 décisions, soit une hausse de près de 30% par rapport à 2016. L’Ofpra indique également que le délai moyen d’attente de réponse pour les demandeurs « est tombé à près de trois mois », a expliqué Pascal Brice. C’est deux fois moins qu’en janvier 2015 (7,4 mois soit 226 jours). Le directeur général assure que l’Office « poursuit ses efforts pour atteindre en 2018 l’objectif des deux mois » fixé par Emmanuel Macron, « dans le strict respect des droits de chaque demandeur ».

Alors que le nombre de demande d’asile est au plus haut, le gouvernement prépare de son côté une loi sur l’immigration qui suscite déjà de vifs débats. Préparé par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le projet de loi doit être présenté en février en Conseil des ministres. Face aux inquiétudes des associations de défense des étrangers et aux divisions de la majorité, le premier ministre Edouard Philippe a promis en décembre une « consultation ».

(Avec agences)

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Source : http://www.huffpostmaghreb.com/2018/01/08/migrants-maroc-et-melilla_n_18957432.html

Plus de 200 migrants forcent la frontière entre le Maroc et Melilla

HuffPost Maroc

Par Salma Khouja

Publication : 08/01/2018 19h44 CET Mis à jour : 08/01/2018 19h44 CET

MIGRANTS - Il s’agit du premier passage en force de masse de cette année 2018. Plus de 300 migrants ont tenté d’escalader le grillage séparant le Maroc de Melilla samedi 6 janvier, explique Reuters.

Selon El Faro Melilla, 209 ont réussi à rejoindre l’enclave espagnole. Un policier qui tentait d’empêcher un migrants de franchir la frontière a été blessé par un des crochets utilisés par ces derniers pour escalader le grillage de 20 mètres de hauteur, rapporte l’AFP.

Un policier à qui le président de Melilla, Juan José Imbroda, a exprimé sa solidarité sur Twitter :

« Mon soutien à la garde civile, qui défend la frontière de l’Espagne à Melilla et au garde blessé par des immigrés violents. »

Toujours selon l’AFP, quatre migrants ont également été blessés.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos circulent montrant ces jeunes hommes en train de courir dans le rues de la ville espagnole. Plusieurs ont depuis trouvé refuge dans un centre de détention :

Comme le rappelle la radio française Europe 1, qui cite l’agence des frontières de l’UE Frontex, en 2017, 22.900 personnes ont traversé de force les frontières séparant le Maroc de Sebta et Melilla.

Un chiffre en hausse que la presse espagnole et nombreux experts incombent notamment à la dangerosité de la route libyenne, qui a poussé plusieurs migrants à préférer celle du Maroc, considérée plus sûre. Cependant, selon Frontex, citée par RFI, cette hausse serait due au fait que « certains réseaux de passeurs se soient déplacés le long des côtes marocaines ».