French follows…
Statement of the International Solidarity Network, Women Living Under Muslim Laws
21 January 2010
On Tuesday 12 January 2010, the feminist playwright and actress of Algerian origin, Rayhana, was doused with petrol and narrowly escaped being burned alive when the lit cigarette thrown at her by two assailants failed to ignite. This completely unprovoked attack took place in the eleventh arrondissement of Paris as the 45-year-old actress was arriving at the theatre, ‘La maison des Metallos’, where she was due to resume her role in the play about women in Algeria, ‘At my age, I still have to hide to smoke!’ This grave act of physical aggression was accompanied by a verbal assault that left few doubts in the minds of the victim’s family about the link between the attempted homicide and the play’s representations of the rise of Islamic fundamentalism.
In the weeks leading up to Tuesday’s attack, the actress said she had received threats and had filed a complaint with police on 5 January. This precaution turned out to be in vain. In an interview with AFP, the actress said, "I talk about women that I know well, about a culture that I know well. The play talks about women in general," and said she would continue performing to show that "I’m not afraid of them" and that France is a country where "there is freedom of expression".
Ni Putes Ni Soumises (NPNS) released a statement in which they emphasised that it is women who are on the frontline in the battle with fundamentalists, and who are the first to be attacked. They called upon all progressive forces to support women and men in their struggle against obscurantism.
Women Living Under Muslim Laws (WLUML) joins NPNS and the French branch of the World March of Women in calling on civil society to acknowledge the grave danger posed to women’s freedom of movement and expression in societies that protect the rights of religious fundamentalists to impose their cultural world-view in public spaces. There are warning signs of fundamentalism aplenty in Europe: the promotion of the so-called Islamic veil; the targeting of anti-fundamentalists such as the well-known Algerian journalist, Mohamed Sifaoui, who received death threats; intimidation of young girls in the suburbs who refuse to conform to a dress code; formal prohibitions on certain professions, (artists, journalists, writers, hairdressers, beauticians), under threat of violence…. As women who have witnessed the escalation of violence in their countries of origin where political leaders have failed to curb attacks on women’s rights and other fundamental liberties by Islamists, we have learnt to interpret the tactics of extreme right political forces working under the cover of religion.
Do the authorities intend to continue closing their eyes to these threats, acts of brutality and murders as well as to the profound contempt shown for the rights of individuals and women in particular? What level of impunity prevails in France that fundamentalists dare, in the heart of Paris, to attempt to burn an actress alive? This case is not the first of its kind in France; the list of crimes keeps growing longer. Where will it end?
The Network Women Living Under Muslim Laws calls on the French authorities to send out clear signals to fundamentalists that they cannot terrorise women or men, in the name of religion or culture, with impunity. Immigrants must receive the same protection as all other citizens of the Republic, and be given guarantees that their fundamental rights will not be curtailed or denied to appease cultural relativists. The right to liberty is non-negotiable!
Déclaration du Réseau international de solidarité, Women Living Under Muslim Laws
21 janvier 2010
Le 12 janvier 2010, deux assaillants aspergeaient d’essence la dramaturge et actrice d’origine algérienne, Rayhana, puis allumaient et lui jetaient une cigarette. Celle-ci manquait de justesse d’être brûlée vive, car la cigarette ne s’était pas enflammée. L’attaque a eu lieu à l’entrée du théâtre, ’La maison des Métallos’, dans le onzième arrondissement de Paris, alors que l’actrice, âgée de 45 ans, y pénétrait. Rayhana devait y reprendre son rôle dans sa pièce, À mon âge, j’ai encore à me cacher pour fumer!, consacrée aux femmes en Algérie. Cette agression physique inouïe, accompagnée d’agression verbale, a poussé sa famille à faire le lien entre cette tentative d’homicide et la pièce sur la montée du fondamentalisme islamique.
L’actrice a affirmé avoir reçu des messages, dans les semaines précédant l’attaque du mardi 12 janvier 2010. Elle avait porté plainte au commissariat, le 5 janvier. C’était une bien vaine précaution. Dans un entretien à l’Agence France Presse, elle déclarait : « Je parle de femmes que je connais bien, d’une culture que je connais bien » et qu’elle continuerait à jouer pour prouver qu’elle « n’avait pas peur d’eux » et que la France était un pays où « existait la liberté d’expression ».
À cette occasion, une déclaration publiée par Ni Putes, Ni Soumises (NPNS) soulignait que les femmes étaient sur la ligne de front dans les luttes contre les fondamentalistes et qu’elles étaient ainsi les premières à être attaquées. L’association appelait toutes les forces progressistes à soutenir le combat des femmes et des hommes contre l’obscurantisme.
Le Réseau Women Living Under Muslim Laws (WLUML) se joint à NPNS et La Coordination Française de la Marche Mondiale des Femmes pour interpeller la société civile sur les graves dangers qu’encoure la liberté de mouvement et d’expression des femmes dans les sociétés qui protègent les droits des fondamentalistes religieux à imposer leur vision culturelle du monde dans l’espace public. On remarque de très nombreux signes précurseurs du fondamentalisme dans toute l’Europe, et en France : promotion d’un soi-disant voile islamique ; attaques ciblées contre des anti-fondamentalistes aussi connus que le journaliste algérien, Mohamed Sifaoui, menacé de mort ; agression des jeunes filles qui refusent le code d’habillement des banlieues ; formelle interdiction, sous peine de violences, de certaines professions (artistes, journalistes, écrivains, coiffeuses, esthéticiennes), … Comme toutes les femmes qui ont été témoins de l’escalade de la violence dans leur pays d’origine dans lesquels les dirigeants politiques ont été incapables de freiner les attaques des islamistes contre les droits et autres libertés fondamentales des femmes, nous avons aussi appris à décrypter les tactiques des forces politiques d’extrême-droite qui opèrent sous le couvert de la religion.
Les autorités vont-elles continuer à fermer les yeux sur ces menaces, ces actes de grande brutalité, ces meurtres et sur le profond mépris des droits citoyens des individus et notamment des femmes ? De quelle impunité peuvent se prévaloir, en France, les fondamentalistes pour oser, au cœur de Paris, tenter de brûler vive une actrice ? Ce cas n’est pas le premier survenu en France. La liste de crimes s’allonge dangereusement. Jusqu’à quand ?
Le Réseau Women Living Under Muslim Laws exige des autorités françaises qu’elles envoient un signal clair aux fondamentalistes : ils ne peuvent, en toute impunité, continuer de terroriser les femmes et les hommes au nom de la religion ou de la culture. Les immigrants doivent être protégés par la loi, comme tous les autres citoyens de la République, et recevoir l’assurance que leurs droits fondamentaux ne seront ni piétinés, ni circonscrits, pour apaiser les ténors du relativisme culturel. Le droit à la liberté n’est pas négociable !
Women Living Under Muslim Laws
International Solidarity Network
www.wluml.org
wluml(at)wluml.org
Tel: +44 207 281 9203
Fax: +44 207 561 9882