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France : Libérez le blogueur saoudien Raif Badawi !

Pétition

lundi 19 février 2018, par siawi3

Source : https://www.change.org/p/lib%C3%A9rez-le-blogueur-saoudien-raif-badawi?utm_medium=email&utm_source=aa_sign_single_click&utm_campaign=258766&utm_content=&sfmc_tk=YsqhXGArJmm%2bO5ROyMuLI8cT6by%2b%2fnF5OyjKsg4HqBfh3MR8xq05isoWuu%2b4fm8w&j=258766&sfmc_sub=137803781&l=32_HTML&u=46996577&mid=7259815&jb=10

1000 coups de fouet et 10 ans d’emprisonnement.

C’est la peine infligée au blogueur saoudien Raif Badawi. Son seul tort ? Avoir défendu les droits humains dans son pays.

Face àcette injustice, Fewzi Benhabib, universitaire franco-algérien, en appel au président de la République Emmanuel Macron pour demander sa libération. Souhaitez-vous apporter votre soutien ?

Cliquez ici pour signer la pétition.

Adressée àPrésident de la République Française
Libérez le blogueur saoudien Raif Badawi !

Pétition de Fewzi BENHABIB
France

Signez cette pétition en un seul clic

Monsieur le Président,

Nous vous écrivons aujourd’hui, monsieur le Président, avec le soutien de vingt neuf associations, afin de porter àvotre attention une situation d’une extrême gravité qui requiert une intervention de la France dans les meilleurs délais. Il s’agit de la vie même du prix Sakharov 2015, le blogueur saoudien Raïf Badawi, âgé de 34 ans et emprisonné depuis le 17 juin 2012 dans son pays d’origine, l’Arabie saoudite, en raison de sa défense pacifique des droits humains.

Ce jeune père de famille fut publiquement flagellé de cinquante coups de fouet le 9 janvier 2015 après la prière du vendredi sur une place faisant face àla mosquée al-Jafali àJeddah. La sentence complète de M. Badawi est de 1000 coups de fouet, de dix ans d’emprisonnement, d’une amende de plus de 200 000 euros et d’une interdiction de quitter le territoire saoudien pendant dix ans après avoir purgé sa peine. Ce digne défenseur des droits de la personne est de plus coupé du monde et placé en isolement.

Sa santé s’est gravement détériorée ces derniers mois, nous affirme son épouse, Mme Ensaf Haidar, présidente de la fondation Raïf Badawi, que nous avons rencontrée le 13 janvier dernier àSaint-Denis et avec laquelle nous nous sommes longuement entretenus.

En effet, àl’invitation de quelques associations Å“uvrant dans le domaine de la laïcité et des droits des femmes en partenariat avec plusieurs médias, Ensaf Haidar nous faisait l’honneur de participer àl’événement Avec Charlie, laïcité j’écris ton nom qui se tenait en présence de plus de 400 personnes dont une trentaine de représentants du monde associatif.

Ce jour-là, madame Haidar a rappelé l’engagement infaillible de son mari en faveur de la liberté de conscience, de la liberté d’expression et des droits des femmes. À travers des mots simples et percutants Mme Badawi a notamment expliqué les circonstances et les enjeux entourant l’arrestation de son compagnon et père de ses trois enfants (3). « Mon époux était coupable, selon son acte d’accusation, d’avoir « insulté l’islam  » et d’avoir « par ses productions, troublé l’ordre public, les valeurs religieuses et la morale  ».

En fait, son crime n’était autre que sa conviction profonde àexprimer librement ses opinions – la liberté d’expression est au cÅ“ur même de la question. Il ne s’agit pas d’un choc de civilisations, ni d’un conflit est-ouest. Il s’agit d’un droit universel que revendiquent, partout dans le monde, les défenseurs et les militants des droits humains. Ils demandent ce droit, tout simplement parce qu’il est la pierre angulaire de tout système démocratique, transparent et ouvert  »

Voilàun jeune homme né dans un pays hostile àtoute forme de liberté, en particulier celle qu’incarne d’une façon magistrale l’esprit de notre Révolution française ainsi que ses grands idéaux. Comment ne pas voir en lui un Voltaire d’Arabie ? Comment rester insensible au terrible sort de cet humaniste qui croupit dans les geôles d’un pays qui suffoque sous la férule de lois qui abaissent l’être humain, bafouent sa dignité et abrogent les libertés ?

L’engagement du prix Sakharov 2015 ne peut nous laisser indifférent. Plus encore, il interpelle nos consciences, agit sur nos mémoires, questionne notre capacité àfaire respecter les droits humains. Une chose est sà»re, considérant les risques encourus : nous ne pouvons le laisser seul face àl’arbitraire.

Pour nous tout comme pour sa famille, son emprisonnement est insupportable ! M. Badawi mérite de rejoindre les siens le plus tôt possible. Ces derniers sont installés au Canada depuis 2013. C’est pourquoi nous vous demandons d’intercéder pour sa libération.

Nous savons pertinemment bien, monsieur le Président, que notre requête est délicate.

Cependant, les récentes mesures du Royaume saoudien àl’endroit des femmes sont autant de signaux positifs, porteurs d’espoirs qui augurent une ère plus propice àla discussion et aux échanges.

Bientôt vous recevrez àParis le prince héritier Mohamed Ben Salmane. Nous vous prions donc de saisir cette opportunité pour en appeler àla libération de Raïf Badawi, notre frère en humanité. Nous vous faisons confiance pour trouver les mots justes, le ton approprié ainsi que le moment opportun pour plaider en sa faveur et nous vous serions reconnaissant de bien vouloir nous faire connaitre la suite qui sera donnée ànotre demande.

La France a un rôle éminemment important àjouer dans le concert des nations. Nous ne vous apprenons évidemment rien ici. Elle ne saurait donc rester sourde aux appels de Ensaf Haidar et de ses soutiens afin de faire libérer Raïf Badawi. Il y va de son honneur et des valeurs qu’elle défend vaillamment. Il y va aussi de son image dans le monde. Ce n’est qu’en maintenant la France àla hauteur de ses valeurs de justice et de liberté que vous mettrez en cohérence la République et ses principes fondateurs.

Acceptez, monsieur le Président, l’expression de notre plus haute considération.

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