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Belgique : le Parti Islam « l’objectif est d’aboutir à un Etat islamique en Belgique »

lundi 9 avril 2018, par siawi3

Source : https://la-voie-de-la-raison.blogspot.fr/2018/04/parti-islam.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+blogspot/kapm+(La+voie+de+la+raison)

Belgique : le Parti Islam « l’objectif est d’aboutir à un Etat islamique en Belgique »

Waleed Al- Husseini

09 Apr 2018 07:02 AM PDT

Pour la 2e fois en 6 ans , le parti « Islam » participera aux élections municipales de Belgique. Le parti veut créer un Etat islamique et séparer les hommes des femmes dans les transports publics

« Notre objectif est un Etat islamique à 100%, mais ça ne signifie pas que nous voulons obliger le port du voile » explique le fondateur du parti Redouane Ahrouch. « En établissant la charia, nous voulons suivre la voie du prophète et le Coran », ajoute-il.
Le parti Islam se concentre sur les musulmans conservateurs et a déjà 2 membres élus à la suite des élections de 2012. Cette année, il participera à 28 municipalités.
Ahrouch dit qu’il veut atteindre les objectifs du parti « sans violer la Constitution belge ». Dur de comprendre du coup comment il va s’y prendre vu que son parti promet la séparation des hommes et des femmes dans les transports publics.

Le secrétaire de l’immigration en Belgique, Theo Francken, dit ce parti le « dégoûte ». Sur Twitter , il écrit :
« Un parti politique appelé « ISLAM » se développe en Belgique. Ils appellent ouvertement à l’introduction de la charia. La Charia est en violation avec les droits de l’homme. Les partis pro-charia sont donc antidémocratiques. Ce sont des loups déguisés en brebis. » #Soumission
Et :
« Un exemple classique de taqqiya : ces islamistes veulent installer un « Etat 100% islamique » dans notre pays, mais « sans toucher à la constitution ». Invraisemblables mensonges. Je me demande à quoi ressemble leur campagne hors caméra. »

Les experts disent que le parti pourrait fonctionner parce que beaucoup de partis de gauche avec des candidats musulmans perdent en popularité parmi les électeurs marocains et turcs. Le nom du parti Islam pourrait aussi encourager les musulmans à voter pour eux, en raison de ses idées bien assumées.

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Source : https://www.courrierinternational.com/article/belgique-faut-il-interdire-le-parti-islam

Belgique. Faut-il interdire le parti “Islam” ?

Publié le 09/04/2018 - 15:48

Redouane Ahrouch, confondateur du parti Islam, invité de la chaîne RTL. Capture d’écran

Le petit parti Islam a présenté des éléments de son programme le 6 avril, en prévision des élections communales d’octobre prochain. Il y est question d’application de la charia et de séparation des sexes dans les transports en commun. Tollé dans la classe politique.

L’instauration d’un État islamique en Belgique, l’application de la charia et une séparation des hommes et des femmes dans les transports en commun : le parti Islam a présenté le 6 avril quelques axes de son programme et annoncé qu’il se présenterait dans 28 communes à Bruxelles et en Wallonie lors des élections communales d’octobre. L’un de ses cofondateurs, Redouane Ahrouch, a assuré à l’agence Belga que les musulmans seraient majoritaires à Bruxelles d’ici 2030 et qu’il était donc logique qu’un parti politique se charge de les représenter.

Avec ces annonces, le parti – fondé en 2012 et dont le nom est aussi un acronyme pour “Intégrité, solidarité, liberté, authenticité, moralité” – a “fait l’actualité” ces derniers jours, observe Le Soir. La classe politique a vivement réagi et plusieurs partis de droite ont soutenu qu’il fallait interdire Islam. Une idée débattue dans la presse.

“La prudence s’impose avant d’interdire un parti politique, tempère notamment Het Nieuwsblad, car les partis sont aussi un baromètre de ce qui agite la société. Les idées ne disparaissent pas subitement quand on interdit leur véhicule politique.” En outre, l’interdiction d’un parti est “plus facile à dire qu’à faire”, souligne le quotidien flamand qui a consulté un juriste, selon lequel il faudrait, pour ce faire, créer une nouvelle loi.

“Un petit parti marginal”

Dans son éditorial du 8 avril, Het Nieuwsblad cherche à ramener cette polémique dans des proportions réalistes – à ce stade, Islam ne compte que deux conseillers communaux, un dans la commune bruxelloise d’Anderlecht, l’autre dans celle de Molenbeek. “Un petit parti marginal, donc, mais visiblement assez important pour tirer toutes les figures de la politique flamande de leur trêve pascale.”

“Certes, les propositions de ce mini-parti sont répréhensibles et idiotes”, écrit l’éditorialiste.

Mais la question est de savoir si l’interdiction d’un parti est la meilleure façon de lutter contre des idées – si répréhensibles soient-elles.”

“Il n’y a que dans les dictatures que l’on interdit des opinions”, confirme De Standaard, estimant, exemple à l’appui, que cette mesure serait contre-productive : en 2004, le parti d’extrême droite Vlaams Blok a été condamné pour racisme, ce qui ne l’a pas empêché de remporter 24,2 % aux régionales flamandes, deux mois plus tard. Le parti s’est rebaptisé en Vlaams Belang (Intérêt flamand) et a continué sa route. Et s’il a fini par perdre du terrain, c’est parce que la N-VA (parti de droite, nationaliste flamand) est montée en puissance et a empiété sur son électorat.

“Je connais une façon de couper l’herbe sous le pied du parti Islam, conclut le chroniqueur du Standaard : mettre fin au racisme et à la discrimination sur le marché de l’emploi et de l’immobilier, ainsi que dans l’enseignement, afin que les musulmans se sentent acceptés et respectés”.

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Source : http://www.levif.be/actualite/belgique/richard-miller-veut-interdire-le-parti-islam/article-normal-823221.html

Richard Miller veut interdire le parti Islam

07/04/18 à 13:02 - Mise à jour à 13:01

Le député fédéral Richard Miller (MR *) souhaite l’interdiction du parti Islam, a-t-il rappelé samedi à l’agence Belga en réaction à la diffusion du programme de la formation islamiste.

Richard Miller veut interdire le parti Islam

Il affirme craindre une percée d’Islam lors du prochain scrutin communal, qui verra le parti se présenter dans 28 communes bruxelloises et wallonnes.

Redouane Ahrouch, l’un des cofondateurs d’Islam, a rappelé cette semaine que son parti prônait notamment l’établissement d’un Etat islamique en Belgique et l’instauration de la charia sur son territoire. Des propos que M. Miller qualifie d’« inacceptables ».

« Ce projet va à l’encontre de nos libertés et droits fondamentaux inscrits dans la Constitution », estime M. Miller, qui soulève notamment les problèmes posés par ces propositions en termes d’égalité devant la Justice. Le député fédéral rappelle qu’il s’était prononcé dès 2012 pour l’interdiction de ce parti, qui, selon lui, fait de l’abus de droit pour promouvoir ses idées.

Le parlementaire libéral affirme craindre une percée du parti Islam lors des prochaines élections communales grâce à son « appel au religieux ». Il n’exclut pas que d’autres formations « aux tendances communautaristes » soient tentées de former des majorités communales avec celui-ci.

Pour parer à cette éventualité, M. Miller a déjà introduit deux propositions de modification de la Constitution. L’une d’elles vise notamment l’inscription de la laïcité et de la neutralité de l’Etat.

Un groupe de travail parlementaire, auquel M. Miller participe, s’est déjà penché sur la question, mais ses travaux avaient été interrompus par les attentats de Bruxelles. « Nous devrions reprendre cette tâche, car nous avons là une occasion d’avancer », déclare M. Miller, qui estime que ses positions sont partagées au sein du MR.

*Mouvement réformateur (MR) est un parti politique belge francophone de droite et centre droit

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Source : https://www.la-croix.com/Religion/Islam/En-Belgique-ambitions-parti-Islam-suscitent-linquietude-2018-04-09-1200930260

En Belgique, les ambitions du parti Islam suscitent l’inquiétude

Anne-Bénédicte Hoffner

le 09/04/2018 à 14h42
Mis à jour le 09/04/2018 à 15h34

Fondé en 2012, ce petit parti veut profiter des prochaines élections municipales en octobre pour s’étendre à Bruxelles et en Wallonie.

Les déclarations contradictoires de ses responsables quant à son projet de mettre en œuvre « la charia » en Belgique font débat, y compris parmi les politiques.

Photo : Bureau de vote pour les élections locales de Molenbeek, en Belgique, le 14 octobre 2012. / Julien Warnand/EPA

1/Quels sont les faits ?

Avec les mots d’ordre « Intégrité, solidarité, liberté, authenticité et moralité », le parti Islam veut s’implanter dans les municipalités de Belgique. Fondé en 2012, il avait créé la surprise en Belgique lors des élections municipales en obtenant un siège de conseiller communal à Molenbeek et un autre à Anderlecht.

Pour les prochaines échéances d’octobre, le petit parti voit plus grand. Selon son trésorier, Redouane Ahrouch, il présentera des listes « dans 28 des 589 communes de Belgique » : 14 communes parmi les 19 que compte Bruxelles et 14 autres en Wallonie, notamment dans la province de Liège (à Liège, Verviers, Herstal, Ans, Saint-Nicolas et Dison) et peut-être aussi à Namur, Mons et Charleroi. Ses résultats lors des dernières élections fédérales et régionales à Bruxelles et à Liège étaient toutefois insignifiants.

2/Que propose-t-il ?

Les divergences entre les récentes déclarations des responsables du parti Islam compliquent l’analyse.

Mercredi 4 avril, Talal Magri, coordinateur de la campagne des élections communales en Wallonie et future tête de liste à Liège, a accordé une interview à l’agence de presse Belga. Il y explique que « le parti basera sa campagne sur une véritable politique participative mais aussi l’égalité du travail ou du logement sans oublier la thématique du vivre-ensemble et une véritable politique d’intégration,’même si chacun a d’abord des devoirs envers le pays qui l’accueille et cela passe par l’apprentissage de la langue ou de l’histoire du pays’ ».

À lire aussi : À Liège, la religion s’enseigne avec « les valeurs démocratiques »

Selon la dépêche, le parti Islam souhaiterait « s’écarter d’une image de parti religieux ». « Nous défendons des valeurs et pas des dogmes. Nous laissons ça à la religion. Nous voulons d’abord aider nos concitoyens et ce, peu importe la conviction », a affirmé Talal Magri, se disant même « ouvert aux candidats de confession non-musulmane ».

Dans les jours suivants, le trésorier et co-fondateur de la formation, Redouane Ahrouch, élu depuis 2012 à Anderlecht, a toutefois accordé d’autres interviews, dont la tonalité est sensiblement différente. Chauffeur de bus à la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB), il propose notamment de séparer, dans les bus, les hommes et les femmes. Mais ceci pour éviter le « harcèlement ».

« Durant les heures de pointe, certaines personnes, surtout d’origine étrangère, profitent du fait que les véhicules sont pleins à craquer pour se ’coller’ aux femmes », assure-t-il. « Ce ne sont pas seulement les femmes musulmanes qui se sentent ainsi humiliées. C’est pourquoi je plaide pour que les hommes montent à l’avant et les femmes à l’arrière ».

Celui qui reconnaissait dans les médias, lors de son élection en 2012, vouloir instaurer la « charia » en Belgique - « mais une charia occidentale », autrement dit « plus orientée vers les problèmes socio-économiques et les problèmes familiaux », complétait-il l’an dernier - s’oppose également à la parité sur les listes électorales, devenue obligatoire en 2012 et qui s’appliquera pour la première fois lors des élections d’octobre.

« La parité homme-femme aux élections ne m’embête pas. Mais nous, ce que l’on prône, c’est qu’il y ait d’office un homme positionné en tête de liste. Un homme vrai, courageux. J’estime que l’homme doit tirer la liste, c’est logique. L’homme devant, la femme derrière, et comme ça, elle se sent aussi en sécurité », a-t-il affirmé au site DH.be.

Quant au président du parti Islam, Abdelhay Bakkali Tahiri, il reconnaît vouloir « s’inspirer du Coran », dans sa dimension « éthique », mais relativise la portée de la promesse de son parti d’appliquer la « charia ». « La charia, c’est comme les sacs, elle peut prendre la forme de ce qu’on y met », a-t-il affirmé au journal Sud Info. « Selon les textes, les plus aimés par celui-ci sont ceux dont les actions profitent le plus. Si nous établissons une justice sociale, nous serons aimés de Dieu. La charia où on coupe des mains est celle des ignorants, de personnes désireuses de soumettre les citoyens. Quand on étudie correctement la Constitution belge, celle-ci correspond déjà à 80 % au Coran ». Il n’a pas précisé quels en étaient les 20 % manquants...

3/ Quelles réactions ?

Les différentes propositions des responsables du parti Islam ont immédiatement suscité une levée de boucliers en Belgique. Plusieurs membres du gouvernement et parlementaires se sont prononcés pour son interdiction.

C’est le cas du secrétaire d’État à l’asile et la migration (N-VA, nationalistes flamands) Theo Francken. « Dans leur monde régi par la charia, les femmes n’ont pas de droits. Et cela commence avec une ségrégation dans le transport public. Ce parti ISLAM me révolte (...) C’est cracher sur l’Europe », a-t-il écrit sur Twitter.

C’est le cas aussi de sa collègue à l’égalité des chances, Zuhal Demir, femme politique belge d’origine kurde, elle aussi membre du N-VA, pour qui « le parti Islam est le sommet de l’iceberg, sa partie émergée ».

Des députés comme Richard Miller (MR) ou Olivier Maingain (Défi) ont émis le souhait, pour rendre possible cette interdiction, « d’inscrire la laïcité dans la Constitution ».
Anne-Bénédicte Hoffner