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Algérie : Assia Djebar : une femme, une écrivaine, plusieurs voix

Colloque le 2 mai à Béjaïa

dimanche 29 avril 2018, par siawi3

Source : http://www.elwatan.com/regions/kabylie/bajaia/assia-djebar-une-femme-une-ecrivaine-plusieurs-voix-25-04-2018-366963_143.php

Colloque le 2 mai à Béjaïa
Assia Djebar : une femme, une écrivaine, plusieurs voix

Kamel Medjdoub

le 25.04.18 | 12h00

L’université Abderahmane Mira de Béjaïa se mettra, le 2 et le 3 mai prochain, à l’heure de la littérature djebarienne à l’occasion de la tenue d’un colloque national organisé par le département de français à l’intitulé quadruplement féminin : « Assia Djebar : une femme, une écrivaine, plusieurs voix ».

« Bien au-delà de son départ en 2015, une trace persiste, une ombre s’impose, une griffure se creuse avec une force indéniable. Il s’agit de son œuvre remarquable qui, de 1957, date la parution de son premier roman La Soif, jusqu’à 2007, parution de son dernier roman Nulle part dans la maison de mon père, n’a cessé de se donner à lire sous forme d’une mise en écoute publique des voix féminines habituellement inaudibles parce que cantonnées, malgré elles, dans le domaine du privé, derrière les murs », écrivent Ourtirane Souhila et Benhaimi Loubna, respectivement organisatrice et co-organisatrice du colloque.

Cette manifestation scientifique intéresse par les approches multidisciplinaires qu’elle suggère pour étudier la littérature de Assia Djebar, dans ses thématiques, son esthétique, dans son engagement aussi.

« J’écris contre la mort, j’écris contre l’oubli… j’écris dans l’espoir (dérisoire) de laisser une trace, une ombre, une griffure dans la poussière qui vole, dans le Sahara qui remonte…

J’écris parce que l’enfermement des femmes, dans sa nouvelle manière 1980 (ou 1990, ou 2000) est une mort lente, parce que l’isolement des femmes, analphabètes ou docteurs, est une mort lente parce que la non-solidarité (présente) des femmes du monde arabe se fait dos tourné à un passé peut-être de silence, mais certainement pas d’entr’aide… » écrivait l’auteure de Ces Voix qui m’assiègent. Ces mots, et d’autres, ont étoffé l’appel à communication qui a intéressé de nombreux universitaires de plusieurs université du pays (Alger, Tizi Ouzou, Ouargla, Béjaïa…) dont 22 ont été retenus pour communiquer en plénière.

La littérature d’Assia Djebar intéresse au-delà des frontières nationales où des rencontres du genre lui sont consacrées. Celle de Béjaïa revisitera une œuvre riche et variée, à travers laquelle l’auteure « transgresse tous les interdis qui frappent la femme « au Maghreb entre autres » ».

Il sera question, entre autres axes, de « La quête et/ou la construction identitaire », « la lutte féministe », « La transgression des tabous religieux, moraux, sociaux », « L’écriture postmoderne » et des arts.