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France : Burkini, encore...

samedi 13 octobre 2018, par siawi3

Source : https://www.marianne.net/societe/rennes-rouvre-le-debat-sur-le-burkini-la-piscine-cette-fois

Rennes rouvre le débat sur le burkini, à la piscine cette fois

Par Magazine Marianne

Publié le 10/10/2018 à 09:44

Le conseil municipal de la cité bretonne se déchire cette semaine autour de l’autorisation du port, controversé dans les piscines municipales, du maillot de bain islamique.

Le burkini refait des vagues. Une baigneuse a été aperçue avec le fameux maillot de bain islamique à la piscine des Gayeulles de Rennes, suscitant l’émoi d’autres nageurs et une vive agitation au conseil municipal, a rapporté Le Télégramme, relayant une réunion particulièrement tendue le soir du lundi 8 octobre. L’opposition de droite a fustigé ce qu’elle appelle un « étendard de l’islam très rétrograde » quand la mairie a répondu que « la loi de 1905 n’instaure pas la police du vêtement ».

Concrètement, la mairie PS de Rennes autorise depuis le 1er juillet dernier le port du burkini dans les piscines municipales. Entre-temps, le débat s’était calmé. Mais l’apparition d’une nageuse vêtue d’un burkini, il y a près de deux semaines, a recristallisé les tensions.

Deux clans se sont formés au sein du conseil municipal. D’un côté, l’opposition LR et les élus radicaux pourtant membres de la majorité. De l’autre, le PS et les élus écologistes. Les premiers ont demandé, par la voix de Gurval Guiguen (LR), à la maire Nathalie Appéré (PS) de « reconsidérer son interprétation du règlement intérieur des piscines ». Car selon eux, « en laissant faire, nous n’offrons aucune ligne de défense aux jeunes filles qui refusent de se plier à ce dogme ». Il a été suivi par Honoré Puil, du Mouvement radical, qui a tonné : « Non, ce n’est pas un vêtement comme un autre qui devrait être accepté au nom de liberté individuelle et des idéaux de 1789 ».
Le député LREM affirme qu’on « ne peut pas le refuser ».

De son côté, la maire Nathalie Appéré a répondu que « l’on ne gagne jamais à hystériser le débat public ». « Cela renforce au contraire le sentiment communautariste contre lequel la Ville de Rennes a toujours lutté » a-t-elle estimé lors de ce conseil municipal tendu.

Mardi, Mustapha Laabid, le député La République en Marche (LREM) de la première circonscription d’Ille-et-Vilaine, lui a apporté son soutien. Il explique dans une interview au Télégramme que « c’est l’État qui est laïc, ce ne sont pas les citoyens ». « C’est une tenue de bain. Nike en fait, Adidas en fait. On ne peut pas le refuser, juge-t-il. Créer des horaires spécifiques pour les femmes à la piscine, je suis totalement contre mais interdire le burkini, c’est n’importe quoi parce que c’est un maillot de bain ». Et de conclure en estimant que « plus on en parle, plus on veut l’interdire, plus les femmes vont s’acheter des burkinis par défiance. Elles sont 6 aujourd’hui, elles seront 600 demain ».

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Source : https://vigilantes2015.wordpress.com/2018/10/11/burkini-a-rennes-on-nage-en-eaux-troubles/

Burkini, à Rennes on nage en eaux troubles !

par lesvigilantes15

Le modernisme à l’épreuve du conservatisme religieux cède du terrain un peu partout et dans tous les domaines. L’affaire du burkini autorisé dans les piscines municipales Rennaises fait couler non pas beaucoup d’eau mais d’encre parce qu’elle illustre parfaitement la montée des injonctions religieuses intégristes et la manière dont les politiques y font face.

A priori on ne nage pas tout.e habillé.e dans les piscines, et plus le slip/maillot de bains est court et moulant, mieux on glisse dans l’eau, ce qui est tout de même le but recherché à la piscine. Question hygiène, plus le corps est dénudé, plus la douche préalable est efficace ; question écologie, moins il y a de tissu, plus la douche est courte et l’eau économisée.

Mais à Rennes, ni l’hygiène, ni l’écologie ne sont des priorités ; il faut répondre favorablement aux revendications religieuses et communautaires musulmanes et autoriser le port du burkini en piscine.

La question du burkini avait défrayée la chronique en 2015, à l’occasion nous avions déjà réagi et préparé une revue de presse qu’il faut de nouveau consulter pour comprendre quels sont les réels enjeux car à l’évidence, il ne s’agit pas de libre choix ni du simple droit de se vêtir comme on l’entend (*1.).

Les islamistes, comme tous les intégristes ne se lassent jamais. Ils remettent éternellement l’ouvrage sur la table, ça ne passe pas en 2015, ça passera plus tard.

Une fois de plus des politiques nous placent devant le fait accompli, par stratégie électoraliste, ils se montrent complaisants avec les exigences religieuses. Ce comportement est irresponsable, dangereux même et voici pourquoi selon nous :

- le burkini, au même titre que le voile et tout autre vêtement islamique exclusivement réservé aux femmes, est l’étendard d’une idéologie politico-religieuse, l’islamisme, qui commence par soumettre les femmes considérées comme inférieures. Celles qui ne se soumettent pas sont considérées comme impures. Valider le port du burkini, c’est se soumettre à la stratégie des petits pas des islamistes dont la stratégie politique est de contester les valeurs de la République et s’imposer.

- l’intérêt général requiert de protéger chez nous les femmes et filles issues de familles musulmanes de la pression des islamistes. En autorisant le port du burkini, les autorités ne protègent plus celles qui ne souhaitent pas porter de vêtements religieux et pouvaient jusqu’alors compter sur règlements et lois pour s’en prévaloir. Ce sont les autorités qui par leur complaisance et même complicité, les vouent aux gémonies des islamistes. C’est un comble !

- la question du burkini relève du droit des femmes, de l’égalité femmes-hommes. Comment accepter que la question de la pudeur soit liée à une idée religieuse des femmes dans une société moderne qui vise l’égalité Femmes/Hommes ? Comment une femme, en est-elle réduite en France à se considérer impure au point de devoir se dissimuler pour exister dans l’espace public, à fortiori une piscine municipale ?

Adouber le burkini dans les piscines municipales, c’est refuser de lutter contre l’islamisme et ses dogmes sexistes, c’est contrer les valeurs républicaines de liberté et d’égalité. La laïcité est un levier de l’égalité Femmes/Hommes, en aucun cas elle ne doit valider l’infériorisation des femmes.

La soumission de la Maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré, aux exigences religieuses islamiques, soutenue par les Verts jamais en reste pour valider le consentement volontaire des femmes à l’oppression, et par les positions ambiguës de Carole Gandon d’En Marche (*2.) pressentie pour remplacer Mme Appéré aux prochaines municipales, est une faute dans l’exercice d’un mandat dans une République laïque.

et moi je vais à la piscine en tenue de scaphandrier, na !

Les élu.e.s complaisant.e.s se trouvent tôt ou tard face aux citoyen.ne.s exaspéré.e.s par leur capitulation devant un islamisme conquérant qui peu à peu envahit tous les aspects de notre vie quotidienne, de la cantine des enfants, au hijab dans l’espace public, en passant par la perturbation de l’enseignement de certaines disciplines scientifiques dans les écoles de la République, et maintenant en compromettant l’hygiène et l’émancipation des femmes dans nos piscines !

Les VigilantEs

*1. https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/09/03/en-burkini-messieurs-revue-de-presse-feministe/

*2. https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/burkini-a-rennes-entre-laicite-et-feminisme-carole-gandon-est-partagee-09-10-2018-12102106.php