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ONU-France : « Le Comité consultatif des droits de l’homme de l’ONU n’est ni l’ONU ni une cour de justice »

dimanche 14 octobre 2018, par siawi3

Source : Regards de femmes, 14.10.18

Le Comité consultatif des droits de l’homme de l’ONU n’est ni l’ONU ni une cour de justice

Michèle Vianès

14.10.18

Le Comité consultatif des droits de l’homme de l’ONU n’est ni l’ONU ni une cour de justice, comme cela a déjà été rappelé en aout dernier à propos des remarques émises par ce comité sur la crèche Babyloup.

Ce comité consultatif ne représente pas les Etats. Il ne peut qu’adopter des constatations dépourvues de force juridique obligatoire, accompagnées de propositions.

Les islamistes saisissent ce comité qui leur est favorable, en fonction de sa composition, car ils connaissent le risque d’échec de leurs revendications ségrégationnistes devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, composée de magistrats qui connaissent et disent la loi !

Certains médias zélés ont annoncé une future constatation de ce comité contre la loi Française sur la dissimulation du visage, constatation qui serait publiée à la fin du mois d’octobre !

Mais, excepté lors de l’émission Regards de Femmes sur Sud Radio le 13/10/18 https://www.sudradio.fr/regards-de-femmes-24540 silence radio sur le rapport officiel du Secrétariat Général de l’ONU sur la promotion et la protection des droits humains

Ce rapport a été établi par la Rapporteuse spéciale dans le domaine des droits culturels, Mme Karima Bennoune. Il sera présenté à l’Assemblée Générale des Nations Unies et a été rendu public sur le site de l’ONU le 25 juillet 2018. Voici le lien pour la version française http://undocs.org/fr/A/73/227

Le rapport appelle les Etats à « réaffirmer l’importance de la laïcité ainsi que la séparation de la religion et de l’État » (77.c). La laïcité est donc le modèle pour tous les Etats dans les textes officiels de l’ONU.

Dans ce même rapport le relativisme culturel est dénoncé en tant que « déconstruction de l’humanité au nom de la culture ». Il est également demandé aux Etats de « revoir les aspects qui ne sont pas conformes aux normes internationales relatives aux droits de l’homme et qui ne favorisent pas l’égalité des sexes » (78.a).

Il aurait sans doute été également utile d’informer sur les réserves de la France au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ses protocoles facultatifs. En particulier celles émises, à juste titre, par rapport à l’article 27 sur les droits des minorités sur lequel s’appuierait la constatation du Comité concernant la loi sur la dissimulation du visage.

Voici cet article non signé par la France : « Dans les États où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques, les personnes appartenant à ces minorités ne peuvent être privées du droit d’avoir, en commun avec les autres membres de leur groupe, leur propre vie culturelle, de professer et de pratiquer leur propre religion, ou d’employer leur propre langue. »

En France, République « une et indivisible », les droits ne sont pas différents ou spécifiques en fonction d’appartenances communautaires ethniques, culturelles, religieuses ou linguistiques.

La France est évidemment l’ennemi de toutes celles et ceux qui veulent assigner les êtres humains à un groupe tribal originel.

Que les propos de ces obscurantistes qui veulent enfermer les femmes dans un rôle d’objet sexuel à cacher dans l’espace public soient repris sans réserve ou vérifications est inquiétant.

En réponse, la liberté de conscience, l’égalité entre les femmes et les hommes et la fraternité avec celui ou celle qui est dissemblable sont les précieux principes à affirmer partout dans le monde.