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France : Mehdi Ben Barka - Manifestion à Paris pour le 53ème anniversaire de sa ’disparition’

lundi 29 octobre à 18h Boulevard Saint-Germain, Paris

mercredi 24 octobre 2018, par siawi3

Source : ASDHOM 24.10.18

L’ASDHOM soutient l’appel (ci-joint) et appelle à participer au
rassemblement, organisé par l’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire vivante et
le SNES - FSU, pour exiger l’établissement de la vérité sur l’enlèvement et
la disparition de Mehdi Ben Barka.

Nous vous donnons rendez-vous ce lundi 29 octobre à 18h Boulevard
Saint-Germain, devant la brasserie Lipp
Métro : Saint-Germain-des-Prés
29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2018
53ème anniversaire de l’enlèvement et de la disparition de
Mehdi Ben Barka
Pour la vérité et la justice

L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante et le SNES – FSU appellent à un rassemblement à sa mémoire 53 ans après ....

❖ Pour que cessent les raisons d’Etat en France et au Maroc. ❖ Pour le droit à la vérité. Pour l’ouverture des archives.
❖ Pour faire échec à l’organisation de l’oubli et de l’impunité.
Le lundi 29 Octobre 2018 à 18H00 Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP Métro : Saint-Germain-des-Prés ou Mabillon

Avec le soutien de : (premiers signataires) :

Association des Marocains en France (AMF) ; Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) ; Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) ; Association Marocaine des Droits Humains (AMDH – Paris IDF) ; Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France) ; Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADM) ; Association des Marocains de Belgique pour les Droits de l’Homme (AMBDH) ; Fédération Euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED) ; Parti socialiste unifié (PSU-Maroc) ; La Voie démocratique – Europe ; Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste (PADS-Europe) ; Association Mémoire Vérité Justice France (MVJ-France) ; Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) ; Sortir du colonialisme ; Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPA) ; Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA) ; Ligue des Droits de l’Homme (LDH) ; Association Maurice Audin ; Justice pour Monjib et ses compagnons, Collectif Faty KOUMBA (Association des Libertés, Droits de l’homme et Non-Violence) ; Freedom Now-Maroc ; Association marocaine du journalisme d’investigation (AMJI) ; Association « Clarté ambition courage » ; Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) ; Association pour le jumelage avec les camps de réfugiés palestiniens (AJPF) ; Union juive française pour la paix (UJFP) ; Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre (4ACG) ; Fondation Frantz Fanon ; Ecologie sociale ; Parti communiste français (PCF) ; Ensemble ; Le Parti de Gauche ; Europe Ecologie – Les Verts (EELV) ; Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ; Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM) ; Survie ; Le Collectif secret défense : un enjeu démocratique ;

« Ce qui importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple, et la mise en place d’institutions authentiquement populaires » Mehdi Ben Barka

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Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mehdi_Ben_Barka

El Mehdi Ben Barka (arabe : المهدي بن بركة), né en janvier 1920 à Rabat, Maroc et disparu le 29 octobre 1965 à Fontenay-le-Vicomte, est un homme politique marocain qui fut l’un des principaux opposants socialistes au roi Hassan II et le chef de file du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste.

Le 29 octobre 1965, alors que Ben Barka se rend à un rendez-vous à la brasserie Lipp à Paris, il est enlevé et son corps ne sera jamais retrouvé. Après cinquante années d’une enquête judiciaire qui n’est toujours pas terminée, l’implication des pouvoirs politiques marocain, français et israélien dans cet assassinat reste controversée.

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Mehdi Ben Barka s’exile alors, devenant un « commis-voyageur de la révolution », selon l’expression de l’historien Jean Lacouture. Il part d’abord pour Alger, où il rencontre Che Guevara, Amílcar Cabral et Malcolm X. Il s’en va ensuite pour Le Caire, Rome, Genève (où il échappe à plusieurs tentatives d’assassinat) et La Havane, tentant de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence tricontinentale devant se tenir en janvier 1966 à La Havane et où, affirmait-il dans une conférence de presse, « les deux courants de la révolution mondiale y seront représentés : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ».

Présidant la commission préparatoire, il y définit les objectifs, parmi lesquels l’aide aux mouvements de libération, le soutien à Cuba soumis à l’embargo américain, la liquidation des bases militaires étrangères et l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud. Bien que nationaliste, il dénonce aussi les « dérives impérialistes » de la monarchie marocaine lors de la Guerre des Sables contre la république algérienne. Pour l’historien René Galissot, « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».

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Source : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/03/affaire-ben-barka-l-histoire-d-une-trahison_5209981_3212.html

Affaire Ben Barka, l’histoire d’une trahison

Retour en trois épisodes sur l’affaire Mehdi Ben Barka, principal opposant au régime marocain, enlevé à Paris en 1965.

Par Joan Tilouine, Charlotte Bozonnet et Jacques Follorou

LE MONDE Le 03.11.2017 à 19h40 • Mis à jour le 05.11.2017 à 15h04

Photo : Mehdi Ben Barka, leader du néo-Istiqlal, donne une conférence de presse en janvier 1959 à Casablanca.

Depuis cinquante-deux ans, la justice française attendait de savoir ce que cachaient les services secrets sur une affaire qui a marqué durablement notre mémoire collective : l’enlèvement, à Paris, le 29 octobre 1965, de Mehdi Ben Barka, principale figure de l’opposition marocaine et d’un tiers-monde en voie d’émancipation.

Video ici 10:14

Cet événement, d’abord criminel, orchestré par des voyous barbouzards pour le compte des autorités marocaines, devint une affaire d’Etat quand il apparut que deux policiers français avaient participé au kidnapping du Marocain et que le coordinateur de l’opération était un informateur des services secrets français. Le pouvoir gaulliste de l’époque fut ébranlé par le soupçon pesant sur ses services de police et de renseignement d’avoir supervisé l’enlèvement.
Individu très surveillé par la France

Jamais, jusqu’à aujourd’hui, l’Etat français n’avait pour autant accepté d’ouvrir les archives de ses services secrets pour lever le voile sur son rôle. Voilà pourquoi le versement de 89 pièces, déclassifiées au mois d’avril, dans le dossier instruit par Cyril Paquaux, neuvième juge chargé de l’homicide de Ben Barka, constitue une première.

De plus, alors que Paris a toujours prétendu avoir eu connaissance de l’enlèvement de Ben Barka après sa réalisation, de nouveaux témoignages recueillis fin 2004 par le juge d’instruction Patrick Ramaël, alors chargé de l’affaire, sont venus contredire la version officielle et ouvrir la voie aux accusations de non-dénonciation de crime, voire de complicité. Enfin, les documents déclassifiés des services secrets français attestent que l’opposant marocain était un individu très surveillé par la France.

Le Monde propose une mini-série qui raconte la manipulation des services secrets français et la compromission de la France dans l’enlèvement du principal opposant au jeune roi Hassan II et tente de répondre à la question : qui avait intérêt à faire disparaître Mehdi Ben Barka ?

Sommaire de notre série Affaire Ben Barka, l’histoire d’une trahison
Voir ici
Cinquante-deux ans après l’enlèvement du Marocain, retour sur une affaire franco-marocaine trouble.