Subscribe to SIAWI content updates by Email
Accueil > Uncategorised > La France veut rapatrier certains des 150 enfants de jihadistes français (...)

La France veut rapatrier certains des 150 enfants de jihadistes français signalés en Syrie

vendredi 26 octobre 2018, par siawi3

Source : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/antiterrorisme/la-france-veut-rapatrier-certains-des-150-enfants-de-jihadistes-francais-signales-en-syrie_3001739.html

La France veut rapatrier certains des 150 enfants de jihadistes français signalés en Syrie

Au total, 44 fratries ont été signalées en Syrie, selon une source française.

Photo : Une mère marche avec son enfant dans un camp du groupe Etat islamique dans le village Al-Malikiyah en Syrie, le 29 septembre 2018. (DELIL SOULEIMAN / AFP)

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 24/10/2018 | 17:45
publié le 24/10/2018 | 17:25

La France a annoncé, mercredi 24 octobre, vouloir rapatrier une partie des quelque 150 enfants de jihadistes français signalés en Syrie dans les zones contrôlées par les Kurdes. « On les rapatriera autant que possible à condition que la mère soit d’accord », a déclaré une source française sous couvert d’anonymat à plusieurs médias, dont France 2. Au total, 44 fratries ont été signalées en Syrie, selon cette source.

Ces enfants, retenus dans le nord de la Syrie avec leurs mères dans des camps gérés par les militaires kurdes depuis l’effondrement du groupe Etat islamique (EI) en 2017, ont été signalés sur place ou par les familles en France. Seule une partie d’entre eux a toutefois été identifiée et localisée avec précision, dans les zones kurdes, sans que l’on puisse chiffrer le nombre possible de retours. Selon les informations de France 2, les préparatifs de cette opération sont en cours et celle-ci pourrait être enclenchée avant la fin de l’année 2018.

La France exclut tout retour des adultes

Les enfants ont pour la plupart entre 3 et 7 ans et sont nés sur place. Les mères resteront, elles, en Syrie, souligne la source. A l’instar de nombreux pays occidentaux qui ne souhaitent pas voir revenir sur le sol national des jihadistes, la France exclut tout retour des adultes, combattants ou épouses, considérées comme des militantes de l’EI.

« Ceux qui ont commis des délits ou des crimes en Irak et Syrie doivent être jugés en Irak et Syrie », martèle-t-on au ministère des Affaires étrangères. « L’exception, c’est les mineurs, dont la situation sera examinée au cas par cas. On a un devoir particulier de sauvegarder l’intérêt supérieur de l’enfant », ajoute-t-on.

Nombre d’observateurs ont relevé que les enfants risquaient, en restant dans les camps, de grandir dans un huis clos radicalisé, d’y être endoctrinés au contact des adultes et de devenir eux-mêmes des « bombes à retardement ». Le rapatriement s’annonce toutefois très compliqué, le Kurdistan syrien n’étant pas un Etat reconnu par la communauté internationale, et Paris n’entretenant pas de relations diplomatiques avec Damas.

°°°

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/24/01003-20181024ARTFIG00059-la-france-envisage-le-rapatriement-d-enfants-de-djihadistes-francais-signales-en-syrie.php

Home Actualité International

La France envisage le rapatriement d’enfants de djihadistes français signalés en Syrie

Par Journaliste Figaro Le figaro.fr Mis à jour le 24/10/2018 à 11:35 Publié le 24/10/2018 à 09:49

La France envisage de rapatrier des enfants retenus en Syrie

La France envisage de rapatrier de Syrie des enfants mineurs. Mais sans leurs mères, qui sont présumées djihadistes ou compagnes de djihadistes. Les familles de ces ressortissantes françaises ont signalé à ce jour une soixantaine de ces femmes.
Video ici 1:18

Environ 150 enfants ont été signalés par leurs familles. Les autorités françaises évaluent la possibilité de rapatrier une partie d’entre eux, identifiés et localisés et âgés pour la plupart de moins de 6 ans, sans leur mère. La procédure s’annonce toutefois difficile.

Au signalement des enfants pourrait suivre le rapatriement de certains : environ 150 enfants de djihadistes ont été signalés en Syrie et ce décompte ouvre la voie à leur retour en France, selon des informations obtenues par les agences AFP et Reuters auprès de sources françaises. Le chiffre précis de rapatriement et le délai ne sont pas communiqués, mais il est déjà établi que dans ce cadre, la France exclut tout retour d’adulte.

 » LIRE AUSSI - Syrie, Irak : la question « gênante » des enfants de djihadistes français

Ces enfants ont été signalés par les familles en France ou dans les zones sous contrôle kurde depuis l’effondrement du groupe État islamique (EI) en 2017. Les familles de ces ressortissants français ont signalé à ce jour une soixantaine de ces femmes, dont une quarantaine de mères, ce qui représenterait environ 150 enfants, en grande majorité de moins de six ans, selon Reuters.

Un rapatriement soumis à l’accord des mères

Seule une partie d’entre eux ont toutefois été identifiés et localisés avec précision, dans les zones kurdes, ouvrant la voie à un rapatriement, ajoute la source citée par l’AFP, sans avancer de chiffres. Désormais, « les autorités françaises sont entrées dans une phase active d’évaluation de la possibilité de rapatrier ceux des mineurs qu’il est possible de rapatrier », et de préparation de ces rapatriements au cas par cas, y compris pour ceux qui sont nés sur place, explique l’une des sources citées par Reuters.

L’une des conditions à ces rapatriements est que les mères acceptent de laisser partir leurs enfants vers la France. Cette dernière exclut en effet tout retour des adultes, combattants ou épouses. Celles-ci sont considérées comme des militantes de l’EI, au grand dam des avocats représentant les familles en France. « Ceux qui ont commis des délits ou des crimes en Irak et Syrie doivent être jugés en Irak et Syrie », rétorque-t-on au ministère des Affaires étrangères. Une « exception » concerne les mineurs, « dont la situation sera examinée au cas par cas ». Une position défendue dès 2017 par le président Emmanuel Macron. « On a un devoir particulier de sauvegarder l’intérêt supérieur de l’enfant », ajoute-t-on au ministère. Outre cet argument, les autorités françaises paraissent également soucieuses de ne pas voir ces mineurs devenir à terme des bombes à retardement.

À ce jour, seuls trois enfants mineurs rapatriés

Le rapatriement s’annonce toutefois très compliqué, le Kurdistan syrien n’étant pas un État reconnu par la communauté internationale, et Paris n’entretenant pas de relations diplomatiques avec Damas. « On a commencé à regarder comment les choses peuvent se faire. C’est une affaire très complexe », concède-t-on à Paris. Le souhait est que ces premiers rapatriements interviennent d’ici à la fin de l’année mais les canaux par lesquels ils pourraient être effectués semblent encore flous.

À ce jour, Paris n’a procédé qu’au rapatriement de trois enfants mineurs, trois des quatre enfants de Melina Boughedir, une Française condamnée en juin par la justice irakienne à la prison à perpétuité avec une période de sûreté de 20 ans pour son appartenance présumée à l’EI.

 » LIRE AUSSI - Irak : la Française Mélina Boughedir condamnée pour appartenance à l’État islamique

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur publiés fin février, près de 680 adultes et plus de 500 enfants se trouvaient toujours en Syrie ou en Irak. Le nombre de majeurs rentrés par leurs propres moyens en France après un séjour en Syrie ou en Irak et recensés par les services de renseignement était quant à lui, début septembre, de 261, dont 187 hommes et 74 femmes, selon le ministère de la Justice. « On en a aujourd’hui beaucoup moins », a affirmé mercredi matin Nicole Belloubet sur Franceinfo, soulignant que la France « n’a jamais changé de politique de ce point-de-vue-là » en judiciarisant les personnes de retour. Parmi les « revenants » recensés début septembre, 192 faisaient alors l’objet de poursuites judiciaires. À ces adultes s’ajoutaient 78 « revenants » mineurs, dont une majorité de moins de 10 ans, précisait-on à la chancellerie.

Syrie : vers la fin de la guerre ?
Pour décrypter la situation en Syrie, nous recevons Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro, Frédéric Pons, journaliste et Frédéric Pichon, historien.
Video ici38:09

°

La rédaction vous conseille
Comment défendre les terroristes devant la justice ?
Ces djihadistes français prisonniers en Irak et en Syrie
Des avocats vont porter plainte contre la détention de femmes et enfants français en Irak
Retour de djihadistes : Macron prône le « cas par cas » pour les femmes et les enfant