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USA: Des élections midterms marquées par de grandes premières - Des premières élues musulmanes à la première Amérindienne au Congrès, ces digues qui ont sauté

Thursday 8 November 2018, by siawi3

Source: https://www.huffingtonpost.fr/2018/11/06/resultats-midterms-ces-digues-qui-ont-saute-aux-etats-unis_a_23582100/?utm_hp_ref=fr-homepage

07/11/2018 05:04 CET | Actualisé il y a 34 minutes

Résultats midterms: Ilhan Omar, Jared Polis... des élections marquées par de grandes premières

Le scrutin de ce mardi 6 novembre a fait entrer dans l’histoire plusieurs candidats issus de minorités.

Rédaction du HuffPost avec AFP

Photo: Ilhan Omar, première musulmane et réfugiée africaine au Congrès.
Brian Snyder / Reuters

INTERNATIONAL - Plusieurs candidats promettaient d’entrer dans l’histoire, et certains d’entre eux l’ont fait. À l’occasion des midterms 2018, les élections de mi-mandat aux États-Unis, plusieurs barrières ont sauté dans un pays où les tensions liées aux minorités ont été exacerbées par l’élection de Donald Trump.

Si la “vague bleue” dont rêvaient les démocrates pour contrer la politique du président américain s’est avérée bien plus timide qu’espérée, plusieurs visages ont émergé à l’occasion de ce scrutin, offrant à l’Amérique un visage plus ouvert et apaisé que ce que les excès de Trump ou de ses soutiens donnent à voir.

De la première Amérindienne à accéder au Congrès au premier gouverneur ouvertement gay, découvrez ci-dessous la liste de ces candidats qui ont fait sauté les barrières aux États-Unis.

Jared Polis, le premier gouverneur ouvertement gay des États-Unis

Photo: ASSOCIATED PRESS
Jared Polis salue la foule avant une intervention de Bernie Sanders à l’Université du Colorado, le 24 octobre.

La politique, Jared Polis la connaît depuis maintenant une vingtaine d’années. Il a pourtant franchi un cap historique ce 6 novembre, en devenant le premier gouverneur ouvertement gay des États-Unis. Déjà élu du Colorado à la Chambre des représentants, le démocrate a vaincu son adversaire républicain Walker Stapleton.

Entrepreneur et philanthrope, engagé pour l’éducation et le soutien aux anciens combattants, le millionnaire Jared Polis est le troisième plus riche membre du Congrès, d’après Forbes. Il avait dépensé 20 millions de dollars de sa propre fortune pour sa campagne -7 millions de plus que son adversaire, selon NBC. En couple et père de deux enfants, Jared Polis devient le 2e gouverneur issu de la communauté LGBT après Kate Brown, gouverneure bisexuelle de l’Oregon.

Ilhan Omar, première musulmane et réfugiée africaine au Congrès

Photo: Brian Snyder / Reuters
Ilhan Omar à son QG de campagne de Minneapolis dans le Minnesota, le 26 octobre.

Ilhan Omar raconte une histoire d’ascension on ne peut plus actuelle. Née à Mogadiscio en Somalie, installée dans un camp de réfugiés au Kenya à partir de ses huit ans pour fuir la guerre civile, elle arrive aux États-Unis avec ses parents à l’âge de 12 ans. Après des études d’économie, de sciences politiques et de relations internationales, elle est élue à la Chambre des représentants du Minnesota en 2016, à 33 ans, où elle acquiert une certaine notoriété. Donnée gagnante face à la républicaine Jennifer Zielinski, elle est devenue la première femme Américano-somalienne au Congrès américain.

“Je suis l’espoir de l’Amérique et le cauchemar du président”, résumait-elle avec humour sur le plateau de Trevor Noah. Élue à la Chambre des représentants, cette mère de trois enfants défend l’augmentation du salaire minimum, la sécurité sociale pour tous et souhaite une réforme du système judiciaire.

Rashida Tlaib, musulmane d’origine Pakistanaise

Photo: Rebecca Cook / Reuters

Si elle n’avait pas d’adversaire républicain déclaré, Rashida Tlaib entre tout de même dans l’histoire en accédant pour le Michigan à la Chambre des représentants. “On a réussi, ensemble. Merci!”, a tweeté Ilhan Omar, avant d’écrire à l’attention de Rashida Tlaib, née à Détroit de parents immigrés palestiniens: “Félicitations à ma soeur Rashida Tlaib pour sa victoire. J’ai hâte de siéger avec toi, inchallah”.

Américano-Palestinienne de 42 ans, elle était assurée de l’emporter dans un bastion démocrate où elle n’avait pas de concurrent du parti adversaire. Son score parle pour elle: 91% des voix à la moitié des votes dépouillés.

AlexandraOcasio-Cortez, la plus jeune femme élue au Congrès

Photo: Andrew Kelly / Reuters

La jeune Hispanique Alexandra Ocasio-Cortez, 29 ans, nouvelle égérie d’une vague de femmes et de minorités qui tirent le parti démocrate vers la gauche, a été élue au Congrès et en devient la plus jeune membre de l’histoire. Cette jeune femme, qui avait créé la surprise en juin en remportant une primaire démocrate face à un poids-lourd du Congrès, Joe Crowley, a battu largement son adversaire républicain Anthony Pappas, 72 ans, dans une circonscription new-yorkaise à cheval entre le Queens et le Bronx, acquise aux démocrates.

Originaire du Bronx, cette ancienne serveuse, ex-bénévole pour la campagne présidentielle du sénateur Bernie Sanders, a promis de se faire la porte-voix des “petites gens” au Congrès. Elle compte y défendre des causes chères à l’aile gauche du parti démocrate, comme une couverture santé pour tous, des universités publiques gratuites, et le droit à des logements abordables. Elle a fait campagne en répétant inlassablement comment elle accompagnait, enfant, sa mère portoricaine qui faisait des ménages, ou comment ses parents quittèrent le Bronx pour une paisible banlieue de New York afin qu’elle puisse fréquenter de meilleures écoles.

La plus jeune membre du Congrès jusqu’ici était une autre New-Yorkaise, la républicaine Elise Stefanik, élue pour la première fois à la Chambre des représentants en 2014 alors qu’elle avait 30 ans.

Sharice Davids, première Amérindienne au Congrès

Photo: Whitney Curtis via Getty Images

La démocrate du Kansas Sharice Davids est devenue mardi la première Amérindienne à être élue au Congrès. Avocate férue d’arts martiaux, ouvertement homosexuelle, elle l’a emporté dans des terres conservatrices face au républicain Kevin Yoder.

Âgée de 38 ans, Sharice Davids, élevée par une mère célibataire ancienne membre de l’armée, est diplômée d’un institut de formation publique et a passé un an à Washington au sein de l’administration Obama. Elle est l’une des démocrates ayant fait basculer mardi soir aux mains des démocrates plusieurs sièges tenus par les républicains à la chambre basse.

Deb Haaland, l’autre Amérindienne au Congrès

Photo: Brian Snyder / Reuters
Deb Haaland à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, le 6 novembre.

Deb Haaland, 57 ans, a été élue au Nouveau-Mexique. Mère célibataire issue de la tribu Laguna Pueblo, elle a vaincu l’alcoolisme et subsisté grâce à des bons d’alimentation.

“Je suis une femme, je suis une femme de couleur”, disait la candidate durant la campagne en désignant son visage brun et ses longs cheveux noirs et lisses. “C’est ce genre de personnes qu’il faut au pouvoir actuellement pour faire avancer les questions qui comptent”, martelait-elle lors de ses meetings.

Plus d’une dizaine d’hommes amérindiens avaient déjà été élus, mais jusque-là aucune femme issue des communautés autochtones. Cette année, les élections législatives avaient d’ailleurs enregistré un record de candidats amérindiens.

Ayanna Pressley, première femme noire représentant le Massachusetts

Photo: Brian Snyder / Reuters
Ayanna Pressley à Boston, dans le Massachusetts, le 4 septembre.

Cette élue démocrate de Boston, 44 ans, va être la première femme noire à représenter le Massachusetts au Congrès. Elle a remporté sans surprise -car sans aucun adversaire- sa circonscription pour la Chambre des représentants, considérée comme parmi les plus à gauche des États-Unis.

Sa vraie victoire était intervenue lors des primaires, contre un vieux routier démocrate, Michael Capuano. Ayanna Pressley incarne un courant à la gauche du Parti démocrate mais aussi une montée en puissance des femmes dans ces élections.

Originaire de Chicago, cette militante a mené une campagne de terrain, n’hésitant pas à évoquer ses expériences d’agressions sexuelles et à invoquer sa proximité avec les classes populaires pour assurer qu’elle serait “une dirigeante différente”.

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Source: https://www.huffingtonpost.fr/2018/11/06/resultats-midterms-poussee-democrate-mais-pas-de-vague-anti-trump_a_23582128/?utm_hp_ref=fr-homepage

07/11/2018 05:20 CET | Actualisé il y a 9 minutes

Résultats midterms: poussée démocrate mais pas de “vague” anti-Trump
S’il est acquis que les démocrates ont gagné la chambre des représentants, le Sénat reste sous pavillon républicain.

Rédaction du HuffPost avec AFP

Carte des résultats réalisée par Le HuffPost américain.
HuffPost

MIDTERMS 2018 - Tous les bulletins n’ont pas été dépouillés, mais les premières conclusions de ce scrutin sont limpides. Les démocrates ont engrangé mardi 6 novembre une victoire précieuse dans les élections de mi-mandat en prenant le contrôle partiel du Congrès mais la “vague” anti-Trump un temps annoncée n’a pas eu lieu.

Deux ans après la victoire choc de Donald Trump, propulsé à la Maison Blanche sans la moindre expérience politique ou diplomatique, les Américains se sont pressés en nombre dans les bureaux de vote à travers le pays. Selon diverses estimations des chaînes américaines, les démocrates ont repris le contrôle de la Chambre des représentants pour la première fois depuis 2010. Les républicains, de leur côté, ont conservé leur majorité au Sénat, qu’il pourraient même accroître d’un ou deux sièges.

Les Etats-Unis se retrouveront donc, en janvier 2019, avec un 116e Congrès divisé, ce qui devrait limiter la marge de manoeuvre du 45e président des Etats-Unis, jusqu’aux prochaines élections, législatives et présidentielle, prévues en novembre 2020.

Les élections de mi-mandat sont traditionnellement délicates pour le président en place. Mais la perte de la Chambre, en dépit des excellents chiffres de l’économie américaine, reste un revers pour le magnat de l’immobilier tant il avait fait de ce rendez-vous un véritable référendum sur sa personne. En milieu de soirée, la porte-parole de la Maison Blanche a exprimé une forme d’optimisme. “A ce stade, nous sommes satisfaits mais la nuit est encore longue”, a déclaré Sarah Sanders sur Fox News.

Sur Twitter, le président américain a vanté “un excellent succès”.

Le jeune espoir démocrate Beto O’Rourke, qui avait reçu tardivement le soutien de la chanteuse Beyoncé, n’a pas réussi à créer la surprise au Texas. Le sénateur sortant Ted Cruz, auquel Donald Trump était venu prêter main forte, a été réélu à l’issue d’une course très serrée.

La carte électorale sénatoriale jouait, cette année, en faveur des républicains: le renouvellement par tiers concernait des Etats majoritairement conservateurs.

Le nombre de votants n’est pas centralisé par une autorité électorale unique aux Etats-Unis, mais au Texas, à New York ou dans le Maryland, électeurs et scrutateurs interrogés par l’AFP semblaient surpris par l’affluence.