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France : Appel de « Gilets jaunes » pour la démocratie directe

L’insurrection qui vient...

lundi 3 décembre 2018, par siawi3

Source : https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/031218/appel-des-gilets-jaunes-de-commercy-des-assemblees-populaires-partout?utm_source=20181203&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20181203&M_BT=1289581865541

Appel des Gilets jaunes de Commercy à des Assemblées populaires partout

3 déc. 2018
Par Jean-marc B

Nous appelons à créer partout des comités populaires, qui fonctionnent en AG régulières, où la parole se libère, où on ose s’exprimer, s’entraîner, s’entraider. Si délégués il doit y avoir, c’est au niveau de chaque comité populaire local de gilets jaunes, au plus près de la parole du peuple. Avec mandats impératifs, révocables, et tournants. Avec de la transparence. Avec de la confiance.

Par Gilets jaunes de Commercy ( 2 décembre 2018)

L’Appel des Gilets Jaunes de Commercy à des assemblées populaires partout en France !
© Gilets Jaunes Commercy

Les gilets jaunes de Commercy lancent un appel à toute la population !

Samedi 1er décembre, un péage gratuit à Gye près de Toul a été organisé avec 200 gilets jaunes, face à 6 flics : le péage est resté gratuit toute la journée !

Puis une soupe populaire a été préparée en commun et offerte aux habitants de Commercy, suivie d’une collecte pour le Téléthon.
APPEL DES GILETS JAUNES DE COMMERCY À DES ASSEMBLÉES POPULAIRES PARTOUT
REFUSONS LA RÉCUPÉRATION ! VIVE LA DÉMOCRATIE DIRECTE ! PAS BESOIN DE « REPRÉSENTANTS » RÉGIONAUX !

Depuis près de deux semaines le mouvement des gilets jaunes a mis des centaines de milliers de personnes dans les rues partout en France, souvent pour la première fois. Le prix du carburant a été la goutte de gasoil qui a mis le feu à la plaine. La souffrance, le ras-le-bol, et l’injustice n’ont jamais été aussi répandus. Maintenant, partout dans le pays, des centaines de groupes locaux s’organisent entre eux, avec des manières de faire différentes à chaque fois.

Ici à Commercy, en Meuse, nous fonctionnons depuis le début avec des assemblées populaires quotidiennes, où chaque personne participe à égalité. Nous avons organisé des blocages de la ville, des stations services, et des barrages filtrants. Dans la foulée nous avons construit une cabane sur la place centrale. Nous nous y retrouvons tous les jours pour nous organiser, décider des prochaines actions, dialoguer avec les gens, et accueillir celles et ceux qui rejoignent le mouvement. Nous organisons aussi des « soupes solidaires » pour vivre des beaux moments ensemble et apprendre à nous connaître. En toute égalité.

Mais voilà que le gouvernement, et certaines franges du mouvement, nous proposent de nommer des représentants par région ! C’est à dire quelques personnes qui deviendraient les seuls « interlocuteurs » des pouvoirs publics et résumeraient notre diversité.

Mais nous ne voulons pas de « représentants » qui finiraient forcément par parler à notre place !

À quoi bon ? À Commercy une délégation ponctuelle a rencontré le sous-préfet, dans les grandes villes d’autres ont rencontré directement le Préfet : ceux ci-font DÉJÀ remonter notre colère et nos revendications. Ils savent DÉJÀ qu’on est déterminés à en finir avec ce président haï, ce gouvernement détestable, et le système pourri qu’ils incarnent !

Et c’est bien ça qui fait peur au gouvernement ! Car il sait que si il commence à céder sur les taxes et sur les carburants, il devra aussi reculer sur les retraites, les chômeurs, le statut des fonctionnaires, et tout le reste ! Il sait aussi TRÈS BIEN qu’il risque d’intensifier UN MOUVEMENT GÉNÉRALISÉ CONTRE LE SYSTÈME !

Ce n’est pas pour mieux comprendre notre colère et nos revendications que le gouvernement veut des « représentants » : c’est pour nous encadrer et nous enterrer ! Comme avec les directions syndicales, il cherche des intermédiaires, des gens avec qui il pourrait négocier. Sur qui il pourra mettre la pression pour apaiser l’éruption. Des gens qu’il pourra ensuite récupérer et pousser à diviser le mouvement pour l’enterrer.

Mais c’est sans compter sur la force et l’intelligence de notre mouvement. C’est sans compter qu’on est bien en train de réfléchir, de s’organiser, de faire évoluer nos actions qui leur foutent tellement la trouille et d’amplifier le mouvement !

Et puis surtout, c’est sans compter qu’il y a une chose très importante, que partout le mouvement des gilets jaunes réclame sous diverses formes, bien au-delà du pouvoir d’achat ! Cette chose, c’est le pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple. C’est un système nouveau où « ceux qui ne sont rien » comme ils disent avec mépris, reprennent le pouvoir sur tous ceux qui se gavent, sur les dirigeants et sur les puissances de l’argent. C’est l’égalité. C’est la justice. C’est la liberté. Voilà ce que nous voulons ! Et ça part de la base !

Si on nomme des « représentants » et des « porte-paroles », ça finira par nous rendre passifs. Pire : on aura vite fait de reproduire le système et fonctionner de haut en bas comme les crapules qui nous dirigent. Ces soi-disant « représentants du peuple » qui s’en mettent plein des poches, qui font des lois qui nous pourrissent la vie et qui servent les intérêts des ultra-riches !

Ne mettons pas le doigt dans l’engrenage de la représentation et de la récupération. Ce n’est pas le moment de confier notre parole à une petite poignée, même s’ils semblent honnêtes. Qu’ils nous écoutent tous ou qu’ils n’écoutent personne !

Depuis Commercy, nous appelons donc à créer partout en France des comités populaires, qui fonctionnent en assemblées générales régulières. Des endroits où la parole se libère, où on ose s’exprimer, s’entraîner, s’entraider. Si délégués il doit y avoir, c’est au niveau de chaque comité populaire local de gilets jaunes, au plus près de la parole du peuple. Avec des mandats impératifs, révocables, et tournants. Avec de la transparence. Avec de la confiance.

Nous appelons aussi à ce que les centaines de groupes de gilets jaunes se dotent d’une cabane comme à Commercy, ou d’une « maison du peuple » comme à Saint-Nazaire, bref, d’un lieu de ralliement et d’organisation ! Et qu’ils se coordonnent entre eux, au niveau local et départemental, en toute égalité !

C’est comme ça qu’on va gagner, parce que ça, là haut, ils n’ont pas l’habitude de le gérer ! Et ça leur fait très peur.

Nous ne nous laisserons pas diriger. Nous ne nous laisserons pas diviser et récupérer.

Non aux représentants et aux porte-paroles autoproclamés ! Reprenons le pouvoir sur nos vies ! Vive les gilets jaunes dans leur diversité !

VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, POUR LE PEUPLE !

Si vous vous retrouvez dans les bases de cet appel chez vous, dans votre groupe local de gilets jaunes, ou autre, contactez-nous sur giletsjaunescommercy gmail.com et coordonnons-nous sur la base d’assemblées populaires et égalitaires !

°°°

Source : https://blogs.mediapart.fr/paul-allies/blog/031218/la-question-du-regime-est-posee?utm_source=20181203&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20181203&M_BT=1289581865541

La question du Régime est posée

3 déc. 2018

Par Paul Alliès
Blog : UNE AUTRE REPUBLIQUE EST POSSIBLE

Elle l’est dans les prises de parole des Gilets Jaunes malgré l’absence de porte-parole ou de délibération organisée sur ce sujet. Elle reçoit des réponses disparates ou inadaptées de la part des responsables politiques d’opposition.

La liste des revendications des insurgés s’allonge de jour en jour, au gré des silences du gouvernement et du président de la République. Elles sont logiquement surtout sociales et fiscales. Mais est apparu une sorte de programme commun autour du déficit démocratique du régime lui-même. Ainsi le collectif « porte-parole d’une colère constructive » qui propose (dans le Journal du Dimanche du 2 décembre) au gouvernement une « porte de sortie » et affirme son « respect des institutions de la V° République », dénonce en même temps ( !) « un système devenu obsolète » et réclame entre autres des « référendums réguliers » et « un scrutin proportionnel pour les élections législatives ». Dimanche soir sur Antenne 2 ce sont d’autres locuteurs qui ont repris ces mêmes demandes, y ajoutant la dissolution de l’Assemblée Nationale (l’un d’entre eux, Hayle Shahinyan est allé jusqu’à déclarer : « le vrai sujet, c’est les institutions »). Passons donc en revue les diverses solutions qui sont sur la table.

la motion de censure. Elle est surtout portée par la gauche (PCF et France Insoumise. Le PS hésite encore et toujours). Elle fait partie de la scénographie traditionnelle du jeu parlementaire. 106 ont été déposées depuis 1958. Une seule a été adoptée en 1962, entrainant la chute du gouvernement Pompidou. Elle est donc inefficace du fait de l’inféodation de la majorité au président de la République. Mais aussi des exigences renforcées posées par l’article 49 (réunir une majorité absolue des membres de l’Assemblée où seuls les votes favorables sont comptés et pas les abstentions).

La dissolution. Réclamée par Jean Luc Mélenchon et Marine Le Pen, elle concerne une prérogative exclusive du chef de l’Etat (et non du Premier ministre, ce qui est une aberration –de plus- du texte constitutionnel). Celle décidée pour des raisons d’opportunité politique par Jacques Chirac en avril 1997 fut suivie d’élections législatives remportées par la gauche (et Lionel Jospin devint Premier ministre). Emmanuel Macron l’a donc d’ores et déjà écartée (cf. La Tribune de ce 2 décembre).

Un référendum. Demandé par Laurent Wauquiez sur « l’ensemble des mesures mises en place par le président de la République dont les hausses de taxe ». Ces sujets pourraient entrer dans les matières énoncées par l’article 11 de la Constitution (« des réformes relatives à la politique économique et sociale de la Nation et aux services publics qui y concourent ») à condition qu’elles soient précisées pour respecter l’unité de la matière et de rang (des actes visés, loi ou règlement) et que le gouvernement (ou les deux assemblées conjointement) veuille bien le proposer. Outre l’improbabilité de cette initiative, le problème est celui du délai qu’il requiert pour l’organiser. Il rend l’instrument peu synchrone avec les rythmes de la mobilisation populaire en cours.

La destitution d’Emmanuel Macron. C’est le nom procédural de la « démission » exigée à corps et à cri par François Ruffin disant exprimer en cela la demande la plus populaire chez les Gilets Jaunes. La chose est prévue par l’article 68 à des conditions qui semblent actuellement inatteignables : il faut faire la preuve d’ « un manquement (de l’intéressé) à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». Le déclarer « fou » comme va le répétant Ruffin n’arrange donc rien. Le Parlement doit ensuite se constituer en Haute Cour où les votes se font à la majorité des deux tiers.

Ces mesures sont toutes empruntées à la panoplie de la V° République. Leur inefficience à peu près totale a déjà été régulièrement éprouvée. Ceci démontre que ce régime n’est compatible qu’avec un exercice vertical du pouvoir (tant chéri par E. Macron) et n’autorise pas d’issue démocratique à sa crise. La France est le seul pays où ce blocage est total. Ailleurs, le Premier ministre serait démis par sa propre majorité parlementaire ou serait renversé par son Parlement ou aurait convoqué de nouvelles élections. C’est ce à quoi semblent penser certains Gilets Jaunes dont les propositions excèdent le cadre du texte constitutionnel en vigueur :

Des référendums « réguliers sur les grandes orientations sociales et sociétales du pays ». On peut imaginer qu’il s’agisse de référendums d’initiative populaire, tels qu’ils fonctionnent dans plusieurs pays voisins. En 2008, la révision constitutionnelle a semblé aller en ce sens en augmentant le texte de l’article 11. En réalité il concernait un référendum d’initiative parlementaire, plus exactement réservé à 185 députés ou sénateurs soutenus par 4,5 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales. Les décrets d’application n’ayant pas été pris cette possibilité reste virtuelle. Or on peut imaginer des critères moins restrictifs qui permettraient de mettre en œuvre des référendums propositionnels ou abrogatifs (d’une loi contestée).

« L’adoption du scrutin proportionnel pour les élections législatives ». A s’en tenir à cette formulation il s’agit bien d’une proportionnelle intégrale et non pas sa caricature (la « dose » que prévoit la révision voulue par E. Macron et qui aboutirait, si elle était votée à élire une vingtaine de députés de formations minoritaires). L’instauration de la proportionnelle intégrale est une des conditions de la démocratisation parlementaire du régime en donnant à l’Assemblée Nationale une représentativité sociologique et politique équilibrée.

Une « Assemblée citoyenne » (et aussi des « Assemblées populaires partout »). Sa seule mention indique le degré de dévalorisation atteint par les deux chambres de la V° République sans oublier le Conseil Economique, Social et Environnemental (promis à devenir une « chambre du futur » restée passablement énigmatique dans le projet d’une révision dont on peut d’ailleurs douter qu’elle ait lieu un jour). Penser cette assemblée, imaginer sa composition avec des citoyens tirés au sort et des procédures participatives serait un grand pas en avant vers la modernisation de la République. On peut s’étonner que les plus chauds partisans d’une assemblée constituante ainsi composée (Jean Luc Mélenchon notamment) restent silencieux sur la perspective désirable d’une telle assemblée qui pourrait s’enraciner dans le contexte social actuel.

Une nouvelle fois (mais on ne s’en lasse pas) on regrettera la pusillanimité de la gauche dans la défense d’un changement démocratique. Voir le Parti socialiste défendre « le renforcement des compétences du Conseil National de la Transition Ecologique » comme sujet central de son programme est désolant tant pour l’écologie que pour les institutions.

Ce décalage entre le mouvement et le monde politique, la paralysie du pouvoir en place, le verrouillage du système constitutionnel n’empêchent pas que la question du Régime soit en train de se poser. Cet un encouragement pour tous ceux (une majorité de l’opinion) qui aspirent à son changement.

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Source : https://blogs.mediapart.fr/gavroche/blog/031218/linsurrection-qui-vient?utm_source=20181203&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20181203&M_BT=1289581865541

L’insurrection qui vient

3 déc. 2018

Par Gavroche. Blog : Le retour de Gavroche.

Les gilets jaunes, ces nouveaux sans-culottes.

Et voilà que tout soudain, l’insurrection vient
Parfois, il suffit d’une étincelle, finalement, c’est vrai. L’étincelle est venue d’un élément improbable, l’augmentation du prix de l’essence.
Et tout le petit microcosme politico-syndicalo-médiatique est sous le choc. Le peuple est dans la rue, et personne ne s’y attendait. Et tous ces bien installés pètent de trouille, et tentent de récupérer, évidemment, cette colère sourde qui couve depuis des années, et qui a fini par exploser.

Malgré ce que la presse en délire avait prétendu à l’époque, on découvre que le petit génie qui nous sert de chef n’était pas vraiment Jupiter, mais seulement un minable petit Badinguet. Faut croire qu’il n’y avait personne d’autre en magasin pour défendre ce qui reste du capitalisme français.

Et peu à peu, y compris parmi les « soutiens enthousiastes » des débuts, soudain largement refroidis, le navire a commencé à prendre l’eau, avec « l’affaire Benalla », ce minable petit garde du corps propulsé sous les feux des projecteurs médiatiques, puis avec le départ en fanfare de Hulot, le gentil écolo (comme je suis bonne sœur) de service, et de Collomb, ce vieux renard quelque peu encroûté de la politique, qui a juste senti le vent tourner. Courage, fuyons, et essayons de récupérer ce qui peut l’être des grasses prébendes républicaines…

Et dans le même temps, c’est aussi la (prétendue) légitimité des élections qui se casse lamentablement la gueule : c’est simple, plus personne ne va veauter, même pour l’extrême, vu que d’un bout à l’autre de « l’échiquier » politique, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Alors, que reste t-il au bon peuple pour crier son ras-le-bol ?

La rue.

Et la rue, aujourd’hui, ce sont les gilets jaunes et leurs soutiens, c’est à dire 80 % de la population française. Malgré les « violences » obligeamment montrées, remontrées et re-re-montrées par les médias aux ordres, les gens ont bien compris que la vraie « violence », ce n’est pas des tags sur les murs, des vitrines brisées ou des barricades en feu, la vraie violence, c’est celle de leurs vies brisées, du chômage, de la misère, du mépris.

Le vrai « sacrilège » ce n’est sûrement pas de dévaster l’arc de triomphe. Le triomphe de qui, sinon d’encore et toujours les mêmes, bien tranquillement posés à l’arrière (comme le « grand soldat » Pétain) pendant que de pauvres gars qui n’avaient rien demandé donnaient leur vie pour les puissants… Le vrai sacrilège, ce sont tous ces morts pour rien.

Et aujourd’hui, enfin, les gens font de la politique. De la vraie, basée sur la réalité du terrain, de leur vie, et non en écoutant bien sagement les grands discours et les sermons de la part de « représentants » hors sol qui ne représentent plus rien, sauf eux-mêmes.

Ah, ce joyeux mélange de gens différents qui se retrouvent dans le mouvement des gilets jaunes : les salariés, les chômeurs, les pauvres, mais aussi les pas tout à fait pauvres mais qui savent qu’ils ne sont pas à l’abri du grand plongeon, c’est à dire les petites classes moyennes, les auto-entrepreneurs, les petits patrons, etc. Tous ces gens si différents, et sans « leader », qui ne veulent plus être dépossédés de leur voix par quiconque, qui veulent une vraie démocratie.

Les gilets jaunes, ce sont les nouveaux sans-culottes.

On est quand même très loin des manifs plan plan des syndicats dans des itinéraires balisés, et dont les directions se sont honteusement désolidarisés, et dès le début, de ce mouvement de « la base », au motif que ces salauds de pauvres seraient noyautés par l’extrême droite… En clair, le populo ne serait composé que de pauvres types incultes. C’est exactement le discours de nos « élites », qui eux aussi, savent « ce qui est bon pour nous ».

On est quand même très loin de la « révolution par les urnes ». Et quand on constate que tout ce qu’ont trouvé les « élus de l’opposition » pour récupérer le mouvement, c’est de nouvelles élections, franchement, y’a de quoi pleurer. Comme d’habitude, la « gauche » essaie de récupérer le train en marche.
On peut dire sans beaucoup se tromper, que si effectivement cette révolte profite demain à l’extrême droite, ce sera cette « gauche » molle qui en portera la responsabilité. Les seuls combats qu’on perd sont ceux qu’on ne mène pas.