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Liban : l’État islamique revendique l’attentat qui a fait plus de 40 morts àBeyrouth

vendredi 13 novembre 2015, par siawi3

Source : http://actu.orange.fr/monde/liban-l-etat-islamique-revendique-l-attentat-qui-a-fait-plus-de-40-morts-a-beyrouth-afp-s_CNT000000fmJeg.html

AFP 12-11-2015 - 20:54

Liban : l’État islamique revendique l’attentat qui a fait plus de 40 morts àBeyrouth
voir les photos ©Photo:AFP/ANWAR AMRO / STR

Le groupe sunnite État islamique (EI) revendique la double attaque meurtrière àBeyrouth, ce jeudi 12 novembre.

Cet attentat suicide dans un quartier chiite de la banlieue sud de la capitale du Liban a fait plus de 40 morts, selon le bilan provisoire de la police et de la Croix-Rouge libanaise. L’attaque a également blessé plus de 200 personnes, dont « beaucoup sont dans un état critique », indique le ministre de la Santé Waë l Abou Faour.

Dans un communiqué publié sur internet ce jeudi soir, l’EI affirme avoir « réussi àfaire exploser une motocyclette piégée garée contre un rassemblement de ’rafida’ (terme péjoratif désignant les chiites) àBourj al-Barajné (...) Après que des apostats sont accourus sur les lieux de l’attentat, un de nos combattants a fait détoner sa ceinture explosive au milieu du groupe ». L’attaque s’est produite dans un quartier massivement dominé par le Hezbollah, chiite, auquel l’EI reproche d’être engagé en Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad et contre ses combattants.

En fin d’après-midi ce jeudi, vers 18h00 locales, deux hommes àpied ont fait détoner leurs ceintures explosives dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné. L’armée affirme avoir trouvé « mort » un troisième « terroriste » qui n’a pas pu faire exploser sa ceinture. Selon le quotidien libanais L’Orient-Le jour, un quatrième kamikaze aurait réussi às’enfuir.

Un photographe de l’AFP présent sur place évoque des corps ensanglantés, dans des magasins pulvérisés, et des flaques de sang au milieu de voitures détruites. En début de soirée jeudi, les forces de sécurité tentaient de boucler la rue, où se trouvent de nombreux magasins et étals. « Nous avons des dizaines de blessés et cela continue d’arriver », indique àl’AFP un médecin de l’hôpital Bahman, àHaret Hreik, un quartier chiite voisin.

« Je venais d’arriver dans la rue quand l’explosion a eu lieu. J’ai transporté moi-même trois femmes et un de mes amis morts », explique Zein al-Abdine Khaddam àune télévision locale. Un autre témoin, qui n’a pas donné son nom, raconte : « quand la seconde explosion s’est produite, j’ai cru que c’était la fin du monde ». Le Premier ministre Tammam Salam a annoncé une journée de deuil national vendredi.

C’est la première attaque contre un fief du Hezbollah depuis juin 2014. Un agent de sécurité avait alors été tué en empêchant un attentat àla voiture piégée. Auparavant, une dizaine d’autres attaques ont endeuillé des bastions du Hezbollah au Liban entre juillet 2013 et février 2014. La plupart ont été revendiqués par des groupes extrémistes sunnites. Ceux-ci ont présenté leurs attaques comme une « vengeance » àla décision du Hezbollah d’envoyer des milliers de ses hommes combattre en Syrie, aux côtés du régime de Bachar al-Assad, contre les rebelles et les jihadistes, en grande majorité des sunnites.

Il y a moins d’un mois, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a encore défendu son implication auprès de son allié, en parlant d’« une bataille essentielle et décisive ». La présence du Hezbollah en Syrie « est plus importante que jamais », expliquait-il alors. « Sans la persévérance au sol face àDaech et ses alliés... qu’en serait-il de la région aujourd’hui, en Irak, en Syrie et au Liban ? ».