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France : Le racket de l’amour révolutionnaire – Houria Bouteldja, le PIR et l’impasse de l’antiracisme raciste

jeudi 8 septembre 2016, par siawi3

Source : http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article38866

mardi 30 aoà»t 2016,

par Jean VOGEL

Les défenseurs du Parti des Indigènes de la République, les admirateurs d’Houria Bouteldja reconnaissent souvent en passant le caractère un brin provocateur des propos de leur héroïne. L’opuscule qu’elle a publié, Les Blancs, les Juifs et nous, sous-titré « Vers une politique de l’amour révolutionnaire  » [1] représente un petit chef d’œuvre dans le genre. Intellectuellement parlant, c’est de la carambouille : Bouteldja a emprunté de ci de làses principaux concepts et les idées accessoires, souvent sans mentionner sa dette, et il lui arrive d’affirmer sans sourciller de grosses bêtises, par exemple sur Descartes ou sur la théologie islamique.

L’originalité est ailleurs : dans le style, comme le reconnaissent, pour s’en extasier ou s’en indigner, presque tous les comptes-rendus publiés jusqu’àprésent. Et, effectivement, elle fait preuve d’un brio incontestable dans la surenchère provocatrice.

Le problème avec les Indigènes de la république et leur porte-parole attitrée réside dans leur incapacité àadopter un autre registre. Ils vivent de provocations, c’est ce qui leur confère leur réputation et surtout leur audience (pour Bouteldja, exister, c’est exister médiatiquement). Or àce jeu on ne peut faire du surplace, il faut toujours ànouveau stupéfier l’auditoire, le choquer sous un nouvel angle. La transgression doit transgresser toujours au-delà, sous peine de ne plus être vécue comme telle. Au bout du chemin, il n’y a que deux débouchés possibles.

Ou bien, provocation ultime, l’auto-anéantissement, dont l’illustration désormais classique est offerte par Guy Debord prononçant en 1972 la dissolution de l’Internationale situationniste parce qu’elle incarnait désormais elle-même « la dernière forme du spectacle révolutionnaire  ».

Ou bien, le passage avec armes et bagages du côté obscur de la Force, comme ce fut le cas vers 1980 du ralliement ostentatoire du groupe ultra-gauche « La Vieille taupe  » àFaurisson et rapidement àl’antisémitisme sans phrases – une démarche réitérée àl’identique vingt ans plus tard par Dieudonné.

Vis-à-vis des figures du Mal, Houria Bouteldja se contente parfois de minauder : « Ce que j’aime chez Genet c’est qu’il s’en fout d’Hitler (…) Il y a comme une esthétique dans cette indifférence àHitler. Elle est vision. Fallait-il être poète pour atteindre cette grâce ?  » Mais parfois elle patauge dans des flaques de sang, ainsi lorsqu’elle écrit : « â€œIl n’y a pas d’homosexuels en Iran.†C’est Ahmadinejad qui parle. Cette réplique m’a percé le cerveau. Je l’encadre et je l’admire. (…) Ahmadinejad, mon héros. (…) La Civilisation est indignée. (…) Et moi j’exulte. (…) Cette phrase, c’est un indigène arrogant qui la prononce  » (32-34). Elle le sait évidemment aussi bien que moi, ce qu’annonce Ahmadinejad c’est « il n’y a pas d’homosexuels en Iran parce que nous les tuons et nous continuerons àles tuer  ». Mais le supposé crachat dans la gueule des « progressistes blancs  » compte àses yeux infiniment plus que le supplice de quelques milliers de pédés persans.

Toutefois il serait superficiel de limiter àde telles insanités la « critique robuste  » de Les Blancs, les Juifs et nous àlaquelle a invité récemment un collectif de supporters [2]. Ce livre représente surtout un prototype d’un genre assez peu répandu : le racketeering littéraire.

Max Horkheimer, cofondateur et directeur pendant de longues années de l’Institut de recherche sociale, la célèbre Ecole de Francfort, avait développé après son exil aux Etats-Unis une théorie du racket politique sur base de la double observation de l’Allemagne de Weimar et de la vie politique et syndicale américaine. Dans les conditions du déclin de la société bourgeoise, la « philosophie  » et les méthodes du racketeering ne sont plus limitées aux gangsters, aux souteneurs et autres bandes urbaines mais gagnent un large champ. « La protection est l’archétype de la domination  » et nombre de groupes développent une pratique sociale et politique visant à« protéger et rançonner simultanément ceux qui dépendent d’eux  », avec pour unique loi le respect de « l’indispensable discipline pour pressurer les clients  » [3]. Le rayonnement universel de la maffia s’inscrit évidemment dans cette tendance de fond mais il existe maints rackets sui generis opérant àun niveau sectoriel. Les Indigènes de la république en sont un bon exemple. Il s’agit d’un groupe qui ne s’efforce aucunement de mobiliser et d’organiser de façon autonome les travailleurs d’origine immigrée [4], mais cherche plutôt àaccumuler un petit capital politique par des interventions destinées àacquérir un prestige symbolique et une reconnaissance de la part de la « gauche blanche  ».

L’opération se déroule en cinq étapes : 1) se manifester comme une victime, porteur d’innombrables griefs ; 2) exprimer reproches et accusations contre les membres du « groupe-cible  » ; 3) les malmener et les injurier sans retenue ; 4) agiter devant eux, de préférence sur un mode indirect, de redoutables menaces ; 5) s’offrir comme un allié et un protecteur possible, en échange d’une reconnaissance et d’une rétribution.

Au commencement, il y a la plainte. Elle peut être sans pudeur : « Avant tout, je suis une victime (…) Ma souffrance est infinie (…) J’ai vu sur moi s’abattre la férocité blanche (…) plus jamais je ne me retrouverai (…) Je suis une bâtarde  » (25-26). Mais parfois elle se travestit sous un pathos pseudo-dostoïevskien : « Je suis Blanche. Rien ne peut m’absoudre. Je déteste la bonne conscience blanche. Je la maudis (…) Je ne cherche aucune échappatoire (…) Je préfère cracher le morceau, je suis une criminelle  » (23-24).

En face des victimes, il y a les Blancs et les Juifs. Leur traitement est dissymétrique.

Les Blancs sont l’ennemi. Pas seulement « la classe des grands possédants, des capitalistes, des grands financiers  », mais aussi les classes subalternes, les « profiteurs blancs  » : « Le peuple blanc, propriétaire de la France : prolétaires, fonctionnaires, classes moyennes. Mes oppresseurs. Ils sont les petits actionnaires de la vaste entreprise de spoliation du monde  » (26). Chaque Blanc est complice : « La blanchité est une forteresse inexpugnable (…) Tout Blanc est bâtisseur de cette forteresse  » (37-38). Ce qui caractérise les Blancs c’est leur « laideur intrinsèque  » (39), « leur société est sèche. Ils se savent égoïstes et individualistes  » (137). Le prolétaire blanc « a été livré, désarmé, privé de Dieu, du communisme et de tout horizon social, au grand capital  » (131) et survit désormais sans mémoire, sans cultures, sans traditions, sans famille, sans communauté (138).

Aujourd’hui les Blancs sont affaiblis, leur système immunitaire, leur statut social, leurs acquis sociaux [5] craquent de toutes parts et l’avenir est encore plus sombre : « (La barbarie) n’est plus qu’àquelques encablures de nous. Et elle va nous dévorer. J’ai l’impression que l’heure a sonné. Tout a une fin  » (42). Un des principaux visages de cette barbarie annoncée, c’est celui d’une guerre de races, d’une guerre civile ethno-religieuse. Dans un entretien paru dans Nouvelles questions féministes en 2006, Bouteldja s’essayait déjààterroriser la pauvre Christine Delphy avec cette perspective : « demain, la société toute entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc. Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront çà. Celui qui n’aura rien àse reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres. Parce que, lorsqu’il n’y a plus de politique, il n’y a plus de détail, il n’y a plus que la haine. Et qui paiera pour tous ? Ce sera n’importe lequel, n’importe laquelle d’entre vous  ».

La « gauche blanche  » est confrontée àun état d’urgence : « c’est grave et c’est dangereux ; si vous voulez sauver vos peaux, c’est maintenant  ». Allégoriquement parlant, cette « gauche blanche  » doit choisir entre Sartre et Genet. « Sartre n’a pas su être radicalement traître àsa race  » (19), la meilleure preuve en est son philosémitisme indéracinable, ce « dernier refuge de l’humanisme blanc  » (18). Sartre s’est donc refusé à« tuer le Blanc  » (16), « liquider le Blanc  » (17) « exterminer le Blanc  » (17) en lui. Genet, en revanche, est un vrai traître, non seulement « il s’est réjoui de la débâcle française en 1940 face aux Allemands  » (19), mais « il sait que tout indigène qui se dresse contre l’homme blanc lui offre dans le même mouvement la chance de se sauver lui-même  » (22). Se sauver de quoi ? Se sauver de la blanchité. Devenir un indigène d’adoption àl’image des soldats polonais déserteurs de l’armée française et des agriculteurs allemands auxquels Dessalines accorda la nationalité haïtienne en 1805.

D’où l’injonction que Bouteldja adresse aux Blancs « changez de Panthéon !  » (46). Reniez vos ancêtres et vos Dieux et adoptez les nôtres ! Certes, son Panthéon est avant tout un Monothéon : « Allahou akbar ! Il n’y a de Dieu que Dieu. En islam, la transcendance divine ordonne l’humilité (…) Une seule entité est autorisée àdominer : Dieu  » (132-133). L’origine du racisme, du sexisme et du spécisme réside dans la négation de l’unicité et de la toute-puissance de Dieu. Mais Allah est généreux et « toutes les autres utopies de libération seront les bienvenues d’où qu’elles viennent, spirituelles ou politiques, religieuses, agnostiques ou culturelles tant qu’elles respectent la Nature et l’humain qui n’en est fondamentalement qu’un élément parmi d’autres  » (134) [6]. Et de citer l’exemple du Grand Esprit des Indiens Hopis. Ce qui échappe complètement àHouria Bouteldja, c’est que ce bazar New Age qu’elle veut opposer à« [l’]effondrement moral, [la] crise du sens, [la] crise de civilisation qui se confond avec [la] crise de la conscience occidentale  » (129) n’est que le symptôme de ceux-ci.

Quoi qu’il en soit, « l’amour et la paix ont un prix. Il faut le payer  » (47). Les Blancs sont avertis : « Ne discutez pas ! Là, on ne cherche plus àvous plaire ; vous prenez [notre discours] tel quel et on se bat ensemble, sur nos bases ànous ; et si vous ne le prenez pas, demain, la société toute entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc  ».

Passons aux Juifs. Ces ci-devant parias ont désormais été élus par l’Occident pour trois missions : 1) « résoudre la crise de légitimité morale du monde blanc  » au moyen du culte de la Shoah érigé en religion civile ; 2) « sous-traiter le racisme républicain  » en mettant en avant la fausse question de l’antisémitisme pour mieux répandre l’islamophobie ; 3) « Ãªtre le bras armé de l’impérialisme occidental dans le monde arabe  », principale fonction impartie àIsraë l (51). Les Juifs sont devenus les cautions morales de la domination blanche, les « dhimmis de la république  » et les « tirailleurs sénégalais  » de l’empire en terre arabe (51-53).

Ces trois « missions  » confiées par l’Occident blanc aux Juifs sont condensées dans la notion de sionisme. Celle-ci revêt, comme presque toujours chez les antisémites actuels, une portée globale, historico-mondiale, qui dépasse de très loin les enjeux liés àl’Etat d’Israë l proprement dit et àsa politique colonialiste et oppressive. Et c’est pourquoi l’« antisionisme  » représente « le lieu principal du dénouement  » (65) des luttes d’émancipation : l’« antisionisme  » « sera l’espace de la confrontation historique entre vous [les Juifs] et nous  », et aussi « l’espace de la confrontation historique entre vous et les Blancs  », enfin « l’espace de la confrontation historique entre nous et les Blancs  » (p. 65-66). L’« antisionisme  » est la « terre d’asile  » (66) de tous les damnés de la terre.

La plupart des Juifs se sont « donnés massivement àl’identité sioniste  » et « lorsque vous ne l’êtes pas, vous devez le prouver  » (53-54). Mais cet état de chose devient de plus en plus dangereux pour eux.

D’une part, au niveau international, on peut estimer que les rapports de force vont se retourner : « Sur l’échiquier international, Israë l déçoit l’empire, l’Iran s’impose comme puissance régionale et la greffe sioniste n’a jamais pris dans le monde arabe et ne prendra jamais si Dieu veut (...) Combien de temps encore pensez-vous passer entre les gouttes ?  » (63-64).

D’autre part, ici en Europe, les Juifs sont et seront de plus en plus confrontés àune autre menace qu’Houria Bouteldja illustre par son propre exemple : « Le pire, c’est mon regard, lorsque dans le rue je croise un enfant portant une kippa. Cet instant furtif où je m’arrête pour le regarder. Le pire c’est la disparition de mon indifférence vis-à-vis de vous, le possible prélude de ma ruine intérieure  » (54). Ces trois petites phrases – que Bouteldja a par la suite cherché àbanaliser comme relevant de « l’anecdote  » - constituent le passage le plus inacceptable, de par leur caractère elliptique même, de tout son écrit. Ivan Segré a très bien montré ce qu’il fallait avant tout y lire : « De ce ‘‘regard’’, tout ce qu’on sait, c’est qu’il dure un ‘‘instant furtif’’, qu’il vise ‘‘un enfant portant une kippa’’, qu’il exprime ‘‘la disparition de son] indifférence’’, enfin qu’il est ‘‘le possible prélude de [sa] ruine intérieure’’. On en sait dès lors suffisamment pour augurer du sentiment qui peut gagner cet enfant, ainsi que l’adulte (un père, une mère, un frère ou une sÅ“ur) qui peut-être l’accompagne, qui sà»rement l’accompagne, sachant que ce n’est sans doute pas la première fois que cet enfant, et sinon lui un autre qui lui ressemble, croise un tel regard dans la rue  » [7].

Le regard d’Houria Bouteldja sur l’enfant qui porte une kippa a une histoire. Il y a quatre ans, lorsque Mohammed Merah a assassiné (entre autres) trois enfants juifs àToulouse, elle a prononcé au « Printemps des quartiers populaires  » un discours égo-pathétique « Mohammed Merah et moi  ». Elle y disait àla fois : « Mohamed Merah c’est moi, et moi je suis lui  » et aussi « Mohamed Merah, c’est moi et ça n’est pas moi  ». C’est moi : « nous sommes de la même origine mais surtout de la même condition. Nous sommes des sujets postcoloniaux. Nous sommes des indigènes de la république  ». ça n’est pas moi : « par son acte, il s’empare d’une des dimensions principales de nos ennemis : celle de considérer les Juifs comme une essence sioniste ou une essence tout court. (…) Nous ne pouvons pas combattre le racisme et le devenir nous-mêmes ou en tout cas en revêtir la forme  ». L’antiracisme lui interdisait alors de s’en prendre aux Juifs parce que Juifs, il fallait « rester sur le terrain politique et sur celui de la dignité humaine  » [8]. Mais aujourd’hui c’est différent, il s’agit de faire entendre aux Juifs que les choses peuvent vraiment mal tourner et qu’il ne s’agit pas seulement d’un certain regard de Mme Bouteldja : « Je connais bien les gens de ma race. Bien que cabossés et terriblement abîmés, nous avons encore le cÅ“ur gros et une certaine pratique de la noblesse humaine mais pour combien de temps ?  » (68).

Le temps est donc compté pour les Juifs mais ils sont libres, ils ont le choix (et seront responsables de ce choix) : « vous êtes condamnés àla binarité : ce sera l’Occident ou le tiers-monde, la blanchité ou la décolonialité, le sionisme ou l’antisionisme  » (64-65). En choisissant le deuxième terme de l’alternative, les Juifs non seulement sauveront leurs peaux, mais surtout leurs âmes. Houria Bouteldja leur offre en effet généreusement rien moins que de redevenir Juifs, en échappant aux deux prisons que l’Occident blanc a construits pour eux : le sionisme et le philosémitisme. Notons au passage que pour Bouteldja, le philosémitisme est l’antisémitisme d’aujourd’hui, sans aucune médiation, mais l’espace me manque pour exposer cette sophistique orwellienne (cf. dans 1984 : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force  »). En échange d’une double rupture avec Israë l et avec la « citoyenneté républicaine  », les Juifs, guidés par les Indigènes, retrouveront leur authenticité [9]. D’ailleurs Bouteldja a déjàexprimé la sympathie qu’elle serait susceptible d’éprouver, si elle « ne devinait chez une grande partie d’entre eux un parti pris pro-sioniste  », pour les « Juifs d’affirmation  », les Juifs àpapillotes. Sympathie qu’elle a fait connaître, non sans paternalisme, àcet israélite mal blanchi d’Éric Zemmour : « parce que, tu vois, je trouve normal et même vital d’exprimer sa personnalité historique et son identité bafouée  » [10].

Revenons-en à« Nous, les Indigènes  ». Le discours de Bouteldja s’inscrit, nous l’avons vu, dans la perspective de l’exacerbation de conflits de races en France et en Europe. Les jeunes musulmans, dont l’identité confessionnelle est racialisée de tous côtés, àcommencer par l’islamophobie d’Etat, sont confrontés àtrois offres politiques « complémentaires  » qui s’inscrivent dans cette perspective.

Les djihadistes islamistes les appellent àprendre part au soulèvement mondial « contre les Juifs et les Croisés  » (et les apostats musulmans).

Une partie des fascistes, bien représentée par le courant Soral-Dieudonné en France et en Belgique, prônent une union sacrée des chrétiens et des musulmans pour les libérer de la domination du « sionisme mondial  ».

Les Indigènes leur proposent de prendre la tête de tous les damnés de la terre contre la modernité blanche, y compris des Juifs une fois ceux-ci désionisés et déblanchis.
Autant les deux premières options constituent aujourd’hui des chausse-trapes sanglantes pour les jeunes musulmans, autant le scénario totalement improbable de Bouteldja n’est nuisible que par la confusion aggravée qu’il répand. Mais il confirme l’impasse absolue de l’antiracisme raciste [11].

* Cet article paraîtra dans un prochain numéro de Points critiques, la revue de l ?Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB).

Notes

[1] La Fabrique éditions, Paris, 2016 ; citations faites ici par indication du chiffre de la page entre parenthèses.

[2] Rony Brauman, Maxime Benatouil, Sonia Dayan-Herzbrun, Alain Gresh, Didier Lestrade, Michèle Sibony, Maboula Soumahoro, Isabelle Stengers, Françoise Vergès, « On peut être en désaccord avec les idées de Houria Bouteldja, alors débattons  », Libération, 6 juillet 2016.

[3] Max Horkheimer, « Raison et conservation de soi  », in Eclipse de la raison, Paris, Payot, 1974, p. 214-15.

[4] Contrairement au Mouvement des travailleurs arabes (MTA) dans les années 1970.

[5] Les « acquis sociaux ou, pour le dire d’une manière plus juste, [les] privilèges  » (42-43). Il arrive àHouria Bouteldja de parler la langue du MEDEF…

[6] Agnostiques, pas athées, faudrait quand même pas exagérer… Par ailleurs, l’idée que l’homme n’est qu’un élément de la Nature parmi d’autres va complètement àl’encontre du Coran.

[7] Ivan Segré, « Une indigène au visage pâle  », ESSF (article 37483), Houria Bouteldja – Une indigène au visage pâle (Compte-rendu de livre).

[8] H. Bouteldja, « Mohammed Merah et moi  », http://indigenes-republique.fr/mohamed-merah-et-moi/

[9] « De sa foi, l’indigène tire sa puissance. L’immigré est un homme politique qui s’ignore. Il est un guide  » (131).

[10] H. Bouteldja, « Lettre àÉric Zemmour l’‘‘israélite’’  », http://indigenes-republique.fr/lettre-a-eric-zemmour-l-israelite-3/

[11] J’ai critiqué la notion de races sociales sous ses aspects théorique et historique dans « L’invention des ‘‘races sociales’’ : de Trotsky àPapa Doc  », communication au colloque Penser l’émancipation, Bruxelles, 28 janvier 2016.

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