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France : Auditions au sujet de la loi sur la Burqa

lundi 16 novembre 2009, par siawi2

OBSERVATOIRE INTERNATIONAL DE LA LAà CITÉ
CONTRE LES DÉRIVES COMMUNAUTAIRES
Liberté Egalité Fraternité Laïcité

samedi 19 septembre 2009

Audition àl’Assemblée nationale sur la Burqa

Le Président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires, Jean-Michel QUILLARDET, s’est prononcé pour l’adoption d’une loi interdisant le port de la Burqa en France. Il était auditionné au cours de la troisième séance de la Mission d’information parlementaire sur le voile intégral (Burqa) tenue le 16 septembre 2009, àl’Assemblée nationale.

Après avoir rappelé les deux principales vocations internationale de l’Observatoire qui sont de montrer que la laïcité est une valeur universelle et que toute société communautariste est dangereuse, Jean-Michel GUILLARDET a estimé que le combat de l’humanisme est mené principalement contre le « relativisme culturel  ». Nos valeurs sont issues du siècle des Lumières, auquel l’Islam a également participé.

Pour le Président de l’Observatoire, la question de la Burqa n’est pas réductible àtrois approches :
- Elle va au delàdes considérations de sécurité publique ;
- Elle ne se réduit pas au droit des femmes, au nom de leur liberté ;
- Elle ne peut être abordée au seul nom de la culture, ou de la tradition française.
La question de la Burqa fait appel au fond universel de la personne humaine.

Jean-Michel QUILLARDET demande que le Parlement se penche sur une loi interdisant le port de la Burqa aux trois motifs principaux suivants :
Au nom du principe de laïcité qui contribue àprotéger l’intégrité des corps et des esprits, et qui permet àl’Islam de s’installer harmonieusement dans le paysage social français ;
Afin de s’opposer àtoute manifestation ostentatoire et politique d’un intégrisme totalitaire. Son port est l’expression d’un refus de l’Altérité, une forme d’expression sectaire ;
Et de lutter contre le communautarisme dont on veut imposer le modèle en France. La Burqa est l’affirmation d’une identité, d’un enfermement dans une culture.

Pour nous, l’humanisme c’est la fraternité contre la fratrie. Or la Burqa est un signe d’enfermement dans une fratrie.

Ainsi nous demandons une loi d’interdiction forte et de principe, accompagnée d’un Plan d’intégration et de renforcement de la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme.

En ouverture de cette séance publique d’auditions, le président de la Mission d’information parlementaire, M. André Gerin, assisté du rapporteur Eric Raoult a annoncé aux députés présents qu’un point d’étape de la réflexion sera fait prochainement, afin de donner une réponse politique àla question. Il a estimé que le pays se trouve confronté àl’intégrisme et au fondamentalisme dont le projet politique est de déstabiliser la République, ajoutant qu’il s’agit d’une affaire sérieuse devant laquelle il ne faut pas se laisser impressionner ou être complexé par rapport àune religion. Il s’agit, estime-t-il, de réagir contre une emprise radicale, et non pas contre l’Islam.

Le président de la mission a annoncé que des auditions se poursuivront àParis ainsi qu’en Région parisienne, àLille et àMarseille ; que la mission recevra en décembre les partis politiques français, et qu’elle se déplacera en Belgique.

Cette mission parlementaire entend mener ses réflexions autour de trois axes :
- Le port de la Burqa remet-il en cause les valeurs républicaines et laïques ?
- Est-il l’expression d’une appartenance religieuse ou une revendication sectaire et politique ?
- Peut-il l’interdire, et selon quels principes ? Cette interdiction serait-elle perçue comme l’imposition d’un ordre moral ?

Plusieurs autres associations ont été auditionnées au cours de cette même séance :

L’association des libres penseurs de France a souhaité que la législation française puisse se conformer aux arrêts et àla jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme e, la matière ;
La Fédération nationale de la libre pensée a estimé qu’une interdiction serait d’application impossible dans les catégories mal définie de « sphère publique  » et « d’espace public  »
Le Comité Laïcité –République se prononce plutôt en faveur d’une loi d’interdiction, mais accompagnée d’une campagne pédagogique menée notamment àl’Ecole.
Le Mouvement Europe et Laïcité souhaite une Charte de la laïcité en Europe, et mène une étude comparative dans de nombreux autres pays.
L’Union des familles laïques prône le principe de tolérance et le droit àla singularité, s’opposant àune interdiction dans l’ensemble de l’espace de la Société civile. Néanmoins la Burqa est un masque empêchant l’identification des personnes et une rupture du principe d’égalité. Si une loi ne peut résoudre l’ensemble du problème, l’Ecole doit défendre les principes des Lumières.

A l’issu des exposés liminaires des associations présentes, les députés ont posé des questions et demandé des précisions.

source :
http://www.observatoire-laicite.org/spip.php?article30