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Bush annonce la création d’un poste d’envoyé spécial auprès de l’OCI

mercredi 4 juillet 2007

WASHINGTON, 27 juin 2007 (AFP) - Le président George W. Bush a annoncé
mercredi la création d’un poste d’envoyé spécial auprès de l’Organisation de la
conférence islamique (OCI) pour mieux faire comprendre les intentions des
Etats-Unis dans un monde musulman traversé par un fort courant antiaméricain. Dans un discours à Washington, M. Bush a lui-même reconnu ce qu’il a appelé les “interrogations” soulevées parmi les musulmans par la politique américaine, mais il s’est employé à les dissiper.

Il a aussi appelé les musulmans modérés à faire entendre leur voix, à
commencer au Proche-Orient, devenu selon lui le “lieu d’incubation du terrorisme et du désespoir”.

“J’annonce aujourd’hui une nouvelle initiative qui améliorera la
compréhension mutuelle et la coopération entre l’Amérique et les populations des pays majoritairement musulmans”, a dit M. Bush dans ce discours prononcé à l’occasion du cinquantième anniversaire du Centre islamique de Washington.M. Bush a relevé être le premier président américain à nommer un envoyé spécial auprès de l’OCI, une organisation intergouvernementale réunissant 57 pays et censée renforcer la solidarité et la coopération entre les nations musulmanes.

Il n’a pas dit qui il entendait nommer à ce poste.
Mais l’envoyé auprès de l’OCI “écoutera et apprendra auprès des
représentants des Etats musulmans et partagera avec eux les vues et les valeurs de l’Amérique”, a-t-il dit.

Il a admis en effet que “nous vivons à une époque d’interrogations sur
l’Amérique et sur ses intentions”.

Il faisait référence implicitement au fort sentiment antiaméricain suscité
par la guerre en Irak, plus globalement par “sa guerre contre le terrorisme”, et par les politiques et les agissements auxquels elles ont donné lieu, comme les sévices de la prison d’Abou Ghraib ou les détentions de Guantanamo.
Mais il a affirmé que la liberté de religion était tellement “centrale” pour
les Etats-Unis que “nous avons tendance à prendre les choses de manière
personnelle quand cette liberté est déniée aux autres”.
Il a rappelé que six jours après les attentats du 11-Septembre, il prenait
la parole au même endroit pour “souligner le respect de l’Amérique pour la
religion musulmane” et dénoncer les préjugés.
Mais il a justifié sa politique contestée au Proche-Orient : “Pendant des
décennies, le monde libre a abandonné les musulmans du Proche-Orient aux tyrans, aux terroristes et au désespoir (...) Le Proche-Orient est devenu le lieu d’incubation du terrorisme et du désespoir, et ce qui en a résulté, c’est une hostilité croissante des musulmans envers l’Occident”, a-t-il dit.