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France : Le procès de Christophe Dettinger pour avoir boxé des policiers lors d’une manif des Gilets Jaunes

jeudi 14 février 2019, par siawi3

Source : https://www.linternaute.com/actualite/societe/1760970-proces-de-christophe-dettinger-de-la-prison-vraiment/

Procès de Christophe Dettinger : de la prison, vraiment ?

Martin Lemaire

Mis àjour le 14/02/19 17:16

Plusieurs videos ici

Procès de Christophe Dettinger : de la prison, vraiment ? DETTINGER - La décision est tombée ce mercredi soir pour Christophe Dettinger. Le « boxeur gilet jaune » écope de 30 mois de prison, dont 18 mois avec sursis. Mais Christophe Dettinger va bénéficier d’un aménagement de peine en semi-liberté.

L’essentiel

A l’issue du délibéré, peu après 22 heures, mercredi 13 février, le tribunal correctionnel de Paris a rendu sa décision. Christophe Dettinger, qui risquait jusqu’à7 ans de prison et 100 000 euros d’amende pour avoir passé àtabac deux gendarmes en marge d’une manifestation des gilets jaunes le 5 janvier dernier, a été condamné à30 mois de prison, dont 18 mois avec sursis. Ce sont donc 12 mois ferme que le « boxeur gilet jaune » doit théoriquement passer en prison. Toutefois, si le tribunal a prononcé son maintien en détention, un aménagement de peine en semi-liberté a été annoncé. « Vous avez 12 mois de prison ferme àfaire, mais vous dormirez en prison et vous serez dehors la journée pour garder une vie professionnelle et familiale », a expliqué la présidente. L’avocat de Christophe Dettinger a d’ores et déjàfait savoir qu’il ne comptait pas faire appel.

En direct
17:16 - Fin du direct - Pourquoi Dettinger bénéficie-t-il d’une semi-liberté ?

Alors qu’il a été condamné à30 mois de prison dont 12 mois ferme, Christophe Dettinger va bénéficier d’une semi-liberté. Plus concrètement, pendant 12 mois, il sera contraint de dormir derrière les barreaux mais sera libre la journée. La présidente a justifié cette décision en affirmant que le « boxeur gilet jaune » pourrait garder « une vie professionnelle et familiale ».

17:15 - Un député LFI rapproche l’affaire Dettinger àl’affaire Benalla

Invité às’exprimer, ce jeudi sur LCI, sur le procès de Christophe Dettinger, qui a abouti à30 mois de prison dont 12 ferme, Adrien Quatennens a estimé qu’on « aurait pu s’attendre àune condamnation plus lourde, on pouvait la craindre ». Mais le député La France insoumise a par ailleurs assuré que « le sentiment qui a été celui des Gilets jaunes dans l’affaire de Monsieur Dettinger, c’est celui d’une justice àdeux vitesses ». Et d’établir un parallèle, très populaire sur Twitter, avec l’affaire Benalla : « A l’heure ou ce monsieur a été condamné, Alexandre Benalla se balade avec ses passeports diplomatiques ». Adrien Quatennens conclue en dénonçant que« selon qu’on est puissant et proche du Président ou quelqu’un du commun et bien on n’a pas affaire àun même rythme judiciaire ».

13:18 - Dettinger, une « décision équilibrée »

L’avocate de Christophe Dettinger était ce jeudi matin sur le plateau de BFM TV. Invitée às’exprimer sur le sort réservé àson client par le tribunal correctionnel de Paris, maître Laurence Léger s’est montrée plutôt satisfaite, même si elle dément toute clémence. « Ce n’est pas un jugement clément, on n’est pas du tout dans une décision laxiste. C’est même une peine relativement sévère pour un primo-délinquant », juge-t-elle. Et de concéder : « C’est néanmoins une décision équilibrée parce que ça prend en compte d’une part la gravité des faits et d’autre part la personnalité du prévenu qui n’a jamais fait parler de lui ».

12:23 - Christophe Dettinger, un « procès politique »

Etienne Chouard, militant politique, figure du « non » au référendum européen de 2005 revenu sur le devant de la scène avec les gilets jaunes, a qualifié le procès de Christophe Dettinger de « procès politique ». « Le ’régime’ Macron n’est pas que corrompu, traître au bien commun et sanguinaire : il multiplie les procès politiques, les emprisonnements (et les immunités) arbitraires... », a-t-il jugé sur son compte Twitter.

12:13 - « Monsieur Dettinger est en train de faire passer un message fort »

Dans son interview àFrance Info, Linda Kebbab a également souligné que le procès de Christophe Dettinger, et en particulier son mea culpa, pourrait servir àapaiser les futures manifestations de gilets jaunes. « Pour les gilets jaunes, la partie qu’il faut retenir pour samedi prochain et pour les autres, c’est qu’il faut enfin apaiser le mouvement avec des manifestations sereines qui se désolidarisent des casseurs », a expliqué la syndicaliste policière. Et d’ajouter : « Oui monsieur Dettinger est en train de faire passer un message fort : ’On ne frappe pas les forces de l’ordre, on peut en avoir honte et il ne faut surtout pas recommencer’ ».

11:53 - Christophe Dettinger ne peut plus aller àParis pendant 6 mois

Le procès de Christophe Dettinger a abouti àune peine de 30 mois de prison, 18 avec sursis et 12 ferme. Mais ce n’est pas tout. Le « boxeur gilet jaune » a également été condamné àune interdiction de se rendre àParis pour les six prochains mois. Il ne pourra donc pas participer aux mobilisations parisiennes des gilets jaunes.

11:12 - Unité-SGP Police FO critique la peine de Christophe Dettinger

Linda Kebbab, déléguée nationale Unité-SGP Police FO, était l’invitée de France Info hier soir. Elle a reconnu une peine « supérieure àce que les forces de l’ordre ont l’habitude de rencontrer quand ils sont atteints par la violence », mais l’a tout de même jugée « modérée ». « Malheureusement on a l’habitude d’avoir des peines bien moindres que celle-ci, [mais] malgré tout elle ne porte pas un message très fort », a déclaré la policière, qui a aussi critiqué la semi-liberté qui est prévue et les 18 mois avec sursis.

10:16 - « Une décision dont la défense considère qu’elle ne peut pas faire appel »

A la sortie du tribunal correctionnel de Paris, l’un des avocats de Christophe Dettinger a déclaré qu’il s’agit d’« une décision dont la défense considère qu’elle ne peut pas faire appel ». Et de noter, elle « permet à[Christophe Dettinger] de recouvrer sa liberté dans les jours qui viennent ». A noter que l’ex-boxeur sera convoqué par le juge d’application des peines dans les prochains jours.

10:09 - « Une décision équilibrée, qui a du sens »

Si les avocats de Christophe Dettinger se sont satisfaits de la décision du tribunal, c’est également le cas des conseils des parties civiles. Maître Jean-Philippe Morel, l’avocat des parties civiles représentant l’association Gendarmes et citoyens, a également qualifié l’issue du procès d’’équilibrée« . »Les victimes sont reconnues comme telles, monsieur Dettinger est interdit de manifestation dans Paris pendant six mois« , a jugé l’avocat au sortir de l’audience. Et de conclure : »Nous sommes très satisfaits".

09:57 - Dettinger-Benalla, destins croisés ?

Sur Twitter, la décision du tribunal dans le procès de Christophe Dettinger est souvent mise en lien avec Alexandre Benalla. Même si le « boxeur gilet jaune » a écopé d’une peine « Ã©quilibrée » - selon son avocate -, beaucoup se scandalisent malgré tout que Dettinger dorme en prison alors que l’ancien collaborateur de l’Elysée n’ait pas (encore) été condamné après les violences du 1er-Mai.

09:42 - Jean-Philippe Morel, avocat des parties civiles, salue une « décision sage »

« L’absence de casier a sà»rement pesé dans la décision du juge, mais la gravité a été reconnue. Il a une part importante de sursis avec mise àl’épreuve », a constaté Jean-Philippe Morel, avocat des parties civiles, àla sortie du procès de Christophe Dettinger. Ce dernier a part ailleurs salué une « décision sage, qui rend justice ». Et d’assurer : « Nous sommes très satisfaits ce soir. »

09:30 - La question de la cagnotte Leetchi pas encore réglée

Sur BFM TV ce jeudi matin, l’avocate de Christophe Dettinger a rappelé qu’une autre volet de l’affaire du « boxeur gilet jaune » n’était pas réglé, celui de la cagnotte Leetchi en soutien àson client, qui avait provoqué la polémique au point d’être gelée à145 000 euros récoltés. Un arbitrage doit être donné dans ce litige, Leetchi ayant assigné en justice l’organisateur de la cagnotte. « Cette affaire va passer en référé àEvry, le 22 mars prochain. Je serai l’avocate de cette personne (l’organisateur de la cagnotte, ndlr). Et nous-mêmes avons assigné Leetchi, ça passera le 13 mars àParis, pour débloquer cette cagnotte », a expliqué Laurence Léger, le conseil de Christophe Dettinger.

09:15 - La joie des proches de Christophe Dettinger

Beaucoup craignaient une peine exemplaire, mais finalement Christophe Dettinger a écopé d’une peine qui lui permettra de reprendre une vie professionnelle et familiale. Une décision reçue avec satisfaction par les proches du « boxeur gilet jaune ».

08:56 - Christophe Dettinger, la peur « d’une peine pour l’exemple »

Sur le plateau de BFM TV ce matin, l’avocate de Christophe Dettinger a qualifié la peine proclamée àl’encontre de son client d’« Ã©quilibrée ». Mais Laurence Léger avoue qu’elle craignait le pire pour le « boxeur gilet jaune ». « On craignait une décision exemplaire vu le retentissement médiatique de ce dossier. On avait peur d’une peine pour l’exemple et d’une décision qui le maintienne en détention », a-t-elle déclaré.

13/02/19 - 22:20 - Christophe Dettinger condamné àun an de prison ferme

La décision vient de tomber. Le tribunal de Paris condamne Christophe Dettinger à12 mois de prison ferme. Dans le détail, le « boxeur gilet jaune » a été condamné à30 mois d’emprisonnement, parmi lesquels 18 mois de sursis, avec mise àl’épreuve pendant deux ans, ainsi que le maintien en détention. Christophe Dettinger est par ailleurs interdit de séjour dans la capitale pendant six mois.

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Dettinger, le boxeur gilets jaunes, condamné àla prison ferme ?

Le 9 janvier dernier, Christophe Dettinger, lors de son premier jugement en comparution immédiate, avait fait amende honorable. « Je regrette mes actes. Je ne suis pas fier de moi. J’ai pas eu le contrôle », avait-il dit, devant les juges, qui avaient accepté de renvoyer le procès àune date ultérieure. Lors de son procès, Christophe Dettinger compte bien reconnaître la gravité des faits reprochés. Auprès du Figaro, son avocat, Maître Hugues Vigier, précise qu’il exposera les regrets de son client, tout en donnant une explication sur ce qui l’a poussé àcet excès de violence. « Il a fait une connerie majeure, il le sait. Mais s’il a fait ça, c’est qu’il voulait quitter cette scène », dit-il. Le « boxeur gilets jaunes » dit avoir « perdu le contrôle » après avoir vu une femme recevoir des coups de matraque de la part des forces de l’ordre. Cette personne apportera d’ailleurs son témoignage lors du procès. Christophe Dettinger aurait aussi « reçu du gaz poivre », dit encore son avocat. « Ã‡a tape un peu àdroite, àgauche. Il y a une succession d’événements », veut-il rappeler.

La peine encourue par le boxeur est lourde : jusqu’à7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende, pour « violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». L’un des gendarmes frappé s’était vu prescrire quinze jours d’interruption totale de travail, compte tenu de ses blessures. Il n’a toujours pas repris le travail. Le syndicat des commissaires de la police nationale se porte partie civile dans ce procès. « Nous attendons qu’il y ait une décision de justice qui tiennent compte des faits, et non pas de certaines déclarations ou d’un contexte médiatique compliqué. [...] Il s’agit pas pour nous de demander un exemple, c’est àla justice de décider », a indiqué David Lebars, secrétaire général du syndicat aux DNA, ajoutant qu’« il ne faut pas considérer que des regrets peuvent lui permettre d’avoir une peine clémente, il faudra analyser les faits ».

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Source : https://www.liberation.fr/france/2019/02/14/proces-de-christophe-dettinger-il-est-evident-qu-il-a-tort-mais-on-est-la-pour-comprendre_1709281

àla barre
Procès de Christophe Dettinger : « Il est évident qu’il a tort mais on est làpour comprendre »

Par Julie Brafman

14 février 2019 à09:44

Hugues Vigier, un des avocats de Christophe Dettinger, au tribunal correctionnel de Paris mercredi. Photo Charles Platiau. Reuters

Plus d’un mois après les faits, l’homme de 37 ans a comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir violemment frappé deux gendarmes. Il a été condamné àtrente mois de prison dont douze mois ferme aménageables en semi-liberté.

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Procès de Christophe Dettinger : « Il est évident qu’il a tort mais on est làpour comprendre »)]

L’homme au visage fatigué et au teint gris prisonnier aurait préféré se fondre parmi les anonymes qui défilent chaque jour aux comparutions immédiates, n’être qu’un visage dans le flux grande vitesse, un destin un peu cabossé parmi les autres. Sauf que, pour le « dossier numéro 2  », le sablier s’est égrené pendant plus de sept heures, le public s’est pressé en masse dans la salle d’audience et rien de moins que trois avocats – Mes Laurence Léger, Hugues Vigier et Henri Leclerc – ont enfilé leur robe noire. Christophe Dettinger, 37 ans, doit composer avec cette notoriété indésirée : il est devenu aux yeux des médias « le boxeur » ou « l’ex-boxeur ». Qualificatif qui correspond autant àson ancienne activité professionnelle, puisqu’il a été champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers, qu’aux faits pour lesquels il comparaît : « violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique ». « Je ne veux pas qu’on dise que je suis un casseur de flics, un extrême. J’ai juste fait une grosse erreur que je regretterai toute ma vie », déclare le prévenu, vêtu d’une chemise blanche et d’un gilet gris. « Il est évident qu’il a tort mais on est làpour comprendre », souligne Me Henri Leclerc.

Scission

Comprendre pourquoi cet employé de mairie, marié et père de trois enfants, au casier judiciaire vierge, a roué de coups deux gendarmes lors d’une manifestation des gilets jaunes. Comprendre pourquoi celui qui se dit « non violent », qui « pratique la boxe comme un art », s’est laissé soudain « envahir par la colère ». Le tribunal s’est ainsi embarqué dans une analyse quasi chirurgicale des vidéos de la scène (devenues virales sur Internet) ainsi que des séquences immortalisées par les caméras de vidéosurveillance. Ralentis, plans fixes, accélérations. Dans une atmosphère souvent cacophonique, chacun s’attelle àchercher « si la jambe de monsieur était vers la bouche de madame », si « l’angle était droit », si la « matraque était visible », si les gilets jaunes étaient « poussés » ou « pouvaient faire demi-tour ». « Mon client a eu une formule qui résume bien l’affaire : « J’ai voulu empêcher une injustice et j’en ai commis une autre »Â », intervient Me Henri Leclerc. Ce sera la ligne de scission de ce dossier. D’un côté de la salle, on veut montrer que cet homme au parcours sans anicroche s’est égaré dans un moment de colère, qu’il a été étreint par un profond sentiment de révolte. De l’autre, on déshabille les faits de toute grandeur d’âme pour les contempler dans leur cruelle nudité. « Il s’agit de coups répétés, de deux scènes répétées », il « a délibérément et sauvagement agressé des gendarmes mobiles en mission », affirme le procureur. Avant de requérir une peine de trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis et mise àl’épreuve.

« Sonné »

Revenons au 5 janvier 2018. Il est 14h49 lorsqu’une cohorte de gilets jaunes s’engouffre sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, près de l’Assemblée nationale àParis. A mi-parcours, les manifestants se retrouvent face aux gendarmes qui leur bloquent la route. Christophe Dettinger est en première ligne, accompagné de son épouse et d’une amie. D’une voix émue, il raconte qu’il reçoit du gaz lacrymogène : « Quand je relève la tête, je vois des coups distribués aux gilets jaunes. Bam bam bam. Il y a une dame au sol, un gendarme lui met un coup de pied et a la matraque levée. C’est làque j’interviens, je défends cette personne, c’est mon état d’esprit quand je vois des personnes vulnérables se faire taper. Je ne regarde pas l’uniforme, je regarde l’homme qui a fait ça. » Effectivement, le ralenti de la vidéo montre qu’il agrippe le gendarme situé àproximité d’une manifestante vêtue de rouge et étendue par terre mais sans que l’on distingue si ce dernier est ou non en train de la frapper.

A lire aussi Gilets jaunes : àParis, un boxeur dans le viseur

On voit ensuite Christophe Dettinger, bonnet noir vissé sur le crâne, assener de multiples coups de pied au militaire recroquevillé au sol (il se verra prescrire quinze jours d’interruption temporaire de travail). « La fameuse dame en rouge », comme l’appelle la présidente, vient confirmer àla barre : « Je me suis retrouvée pile devant un gendarme mobile. Il a commencé àme frapper avec sa matraque. Son collègue n’arrivait pas àl’arrêter. Monsieur Dettinger a pris cet homme et a réussi àl’extraire. » « Il aurait pu prendre le gendarme, lui dire simplement :« Qu’est-ce que tu fais ? » Mais ce n’est pas du tout ça, il y a huit coups en huit secondes. Et ensuite il s’en va, il n’a même pas un regard pour la dame », dénonce Me Thibault de Montbrial, l’avocat des parties civiles qui considère la justification du prévenu tardive, voire opportuniste.

Silhouette discrète en uniforme, dos bien droit et képi entre les mains, Pierre, 27 ans, se lève àson tour pour raconter ce que le tribunal appelle « la deuxième séquence » survenue quelques secondes plus tard. Ce jour-là, il intervenait sur la partie basse de la passerelle et s’est retrouvé face àChristophe Dettinger qui lui a décoché une série de coups de poing au visage (soit deux jours d’ITT). « J’étais très sonné, j’ai eu des difficultés àdormir avec l’impact médiatique, commente-t-il. Mon camarade est toujours en arrêt de travail, il est en rééducation. » Il décrit ainsi cette scène de violence durant laquelle il a essayé de se protéger àl’aide de son bouclier : « Monsieur Dettinger est le premier àqui je donne un coup de matraque, avant j’ai uniquement utilisé la gazeuse en spray. » Ce qui contredit les propos du prévenu qui a assuré s’être ànouveau emporté parce qu’il avait vu des gendarmes « matraquer des gilets jaunes ».

Peine équilibrée

« Tout dans le dossier dit que c’est un homme bien. Faut-il qu’il reste en prison ? Vous déciderez de la peine mais je considère que cet homme doit sortir et qu’il doit sortir maintenant pour retrouver les siens », plaidera Me Hugues Vigier. Quand la présidente lui a demandé comment il entrevoyait l’« après », Christophe Dettinger n’a pas dit autre chose : « Je n’ai qu’un seul souhait c’est rentrer chez moi. Je reconnais tous les faits. Depuis que je suis gamin j’essaie d’être un bon frère, un bon ami, un bon collaborateur au travail, un bon mari. Bien sà»r que j’ai des défauts […] Je m’en veux terriblement. » Après une heure de délibéré, le tribunal prononce une peine plus clémente que les réquisitions, une peine équilibrée qui semble avoir apaisé les deux parties : un an de prison ferme, immédiatement aménageable en semi-liberté et dix-huit mois de sursis avec mise àl’épreuve. Autrement dit, Christophe Dettinger se voit confisquer ses nuits – qu’il passera en prison – mais sera libre de ses jours. Il pourra ainsi continuer àtravailler. « Ã‡a va aller vite », « on t’aime Christophe », crie sa famille tandis qu’il disparaît de la salle d’audience.

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Source : https://www.cnews.fr/videos/france/2019-02-13/gilets-jaunes-les-enjeux-du-proces-de-christophe-dettinger-812241

« Gilets jaunes » : les enjeux du procès de Christophe Dettinger

Par CNEWS

Mis àjour le 13/02/2019 à06:47 Publié le 13/02/2019 à06:43

Video ici

Le boxeur des « gilets jaunes » Christophe Dettinger doit comparaître ce mercredi 13 février devant le tribunal correctionnel de Paris.

Il devrait expliquer qu’il a agi pour protéger une femme molestée par les forces de l’ordre. Des arguments balayés par l’avocat des deux gendarmes qui dénonce une violence gratuite.
AFP

Sur le même sujet : Justice : Christophe Dettinger et d’autres « gilets jaunes » devant les tribunaux

Christophe Dettinger ne pourra échapper àune condamnation mais ses représentants espèrent qu’il aura une peine juste. Du côté des forces de l’ordre, on attend un verdict sévère.

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=tv411va76gk

Procès de Christophe Dettinger : l’ancien boxeur encourt 7 ans de prison

Video ici
RT France
Ajoutée le 13 févr. 2019

Christophe Dettinger comparait ce 13 février devant le tribunal correctionnel de Paris pour violence volontaire en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Le « gitan de Massy » encourt une peine de 7 ans de prison et 100 000 euros d’amende.

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=soQX_tNPxOg

Procès de Christophe Dettinger : la défense de l’ancien boxeur se fissure

RT France

Ajoutée le 13 févr. 2019

Video ici

Au tribunal correctionnel de Paris, la thèse selon laquelle Christophe Dettinger aurait agi en réponse àdes coups de matraque reçus par des manifestants peine àconvaincre. Cette version des faits n’a pas pu être corroborée par les vidéos des caméras de surveillance de la mairie de Paris