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France : Gilets jaunes, syndicalistes et communistes Le dialogue utile pour faire plier Macron !

JEUDI 14 MARS A 18 HEURES àParis

samedi 23 février 2019, par siawi3

Source : https://levenissian.fr/spip.php?page=article&id_article=1900

Gilets jaunes, syndicalistes et communistes Le dialogue utile pour faire plier Macron !

Vendredi 22 février 2019

par Serge Truscello

Le mouvement des gilets jaunes bouscule la société.

Parti du refus de l’augmentation des taxes carburants, il a vite posé la question du pouvoir d’achat sous toutes ses formes, et celle des services publics. Il a fait reculé le gouvernement,en obtenant le report puis l’annulation de l’augmentation de la taxe, la revalorisation de la prime d’activité, la non augmentation de la CSG pour beaucoup de retraités. Il a mis un frein aux réformes de la constitution, des retraites ou des services publics, même si le gouvernement n’a pas changé d’objectifs.
Largement soutenu dans la population, ce mouvement, peu organisé et en dehors des partis politiques et syndicats, a fait la démonstration éclatante du ras le bol de notre peuple.

Mais il fait difficilement le lien avec l’entreprise et le patronat dont ce gouvernement est la courroie de transmission, alors qu’en dépendent les salaires, le droit du travail, de la retraite, les indemnités chômage. Notez la discrétion du MEDEF, craignant de jeter de l’huile sur le feu, effrayé que le mouvement entre dans l’entreprise.

Les gilets jaunes posent la question de notre démocratie et de la crise de confiance de la 5ème république.
- Présidentialisation àl’extrême, et parlement élu dans la foulée de la présidentielle, politiques qui ne répondent pas aux attentes même des électeurs du président élu.
- Hollande ennemi de la finance pendant la campagne électorale, et son soutien sans faille une fois élu.
- Macron se présentant neuf, de gauche et de droite pour faire de la politique autrement, et une fois au pouvoir, totalement de droite, les quelques espoirs d’une politique plus juste aux oubliettes.
- L’assemblée nationale sourde aux demandes du peuple, du monde du travail. 4,6_% de députés sont des employés et 0% des ouvriers !
- 15 ministres sur 32 sont millionnaires, sensibles aux exigences des riches qui les ont fait élire, des lobbys aux gros moyens pour influencer leurs décisions.
- course médiatique présidentielle tout les cinq ans, organisée pour un 2ème tour face au FN qui se gagne avec un vote « _républicain_  » contre l’extrême droite !

C’est une crise de la représentation politique, ou une caste au pouvoir, montre ouvertement son mépris de classe au travers d’un président mal élu (18_% des inscrits au 1er tour), dont les petites phrases, « _gens de rien_  », « _jojos en gilets jaunes_  », révèlent le mépris du peuple.

La justice et de la police_ont répondu par la violence. 1800 gilets jaunes condamnés, des centaines de blessés, dont un grand nombre grièvement. Main arraché, perte d’un œil, de l’ouïe, le pouvoir a choisi la répression, la violence, pour faire cesser le mouvement.

Cette violence de la police répondrait àcelle des manifestants. Sans nier les débordements et les provocateurs, il s’agit surtout de nouvelles pratiques de maintien de l’ordre depuis Sakorzy qui sont systématisées depuis les manifestations contre la loi travail

Cela ne résoud aucun problème d’ordre public, mais permet de parler de guerre civile, Macron allant jusqu’àdire en décembre qu’il craignait des meurtres.
Cette dramatisation àlongueur de journaux télévisés, cherchait àfaire basculer une opinion publique très favorable au mouvement.

Des journalistes s’interrogent : Pourquoi peu d’impact sur les banlieues ?

Beaucoup d’habitants des banlieues considèrent que la situation de ceux qui manifestent, ils la connaissent depuis des années ! Dans les banlieues, l’abstention est forte. Beaucoup d’habitants ne croient plus que des changements politiques peuvent améliorer leur vie.

Pourtant ce mouvement nous concerne tous ! coà»ts des transports, pertes de pouvoir d’achat, diminution des retraites...

Mais les médias dont la quasi totalité sont entre les mains de quelques milliardaires, répètent chaque jour la nécessité de diminuer le coà»t du travail, donc nos conditions de vies !

On peut s’interroger sur les difficultés des organisations syndicales, des parti politiques àstructurer ce mécontentement, a en être les portes paroles. Il faut dire que la volonté affichée de ce gouvernement, de ne pas tenir compte de l’avis, des syndicats représentants les travailleurs, ni de leurs luttes, àjoué un rôle important.

Ce sont les questions qui nous concernent tous, loin du grand débat lancé par Macron pour tenter de mettre fin àce mouvement, tout en refusant d’infléchir sa politique.

Retrouvons-nous, gilets jaunes, syndicalistes, communistes...
JEUDI 14 MARS A 18 HEURES Salle Gracchus Babeuf 48 rue Eugène Maréchal

pour débattre des questions posées par ce mouvement, contribuer àconstruire une issue politique pour faire reculer ce gouvernement.