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Le New York Times consacre un éditorial àl’Algérie : « Convoquer la conférence dès maintenant »

jeudi 7 mars 2019, par siawi3

Source : https://www.elwatan.com/edition/actualite/le-new-york-times-consacre-un-editorial-a-lalgerie-convoquer-la-conference-des-maintenant-06-03-2019

Le New York Times consacre un éditorial àl’Algérie : « Convoquer la conférence dès maintenant »

Abdelghani Aichoun

06 mars 2019 à11 h 30 min

La situation en l’Algérie est apparemment suivie de très près par nombreux de pays étrangers, dont les Etats-Unis. Le prestigieux journal américain New York Times y a consacré, avant-hier, un éditorial. Sous le titre de « La fronde de la jeunesse algérienne », la publication est revenue sur les manifestations de ces derniers jours de rejet du « 5e mandat » de Abdelaziz Bouteflika.

Après avoir rappelé que le chef de l’Etat, âgé de 82 ans, « n’est pas pratiquement apparu depuis 2013 », année durant laquelle il a été victime d’un AVC, la publication américaine affirme que « contrairement aux anciens soldats, il refuse de disparaître, mais cela a plongé son Etat nord-africain, riche en pétrole et en gaz, dans une crise ».

Le NY Times revient, par la suite, sur le dépôt de candidature du dossier du président-candidat, même si « selon les règles algériennes, le candidat est censé remettre les pétitions au Conseil constitutionnel en personne, ce que M. Bouteflika ne pourrait pas faire depuis une chambre d’hôpital àGenève ».

Une attitude adoptée par le gouvernement depuis un moment déjà, ajoute le journal, qui signale que « le président est appelé le cadre, car il n’est généralement visible par le public que dans des portraits encadrés ». La lettre « prétendument » de Bouteflika, dans laquelle il propose une conférence nationale élargie et une présidentielle anticipée auquelle il ne prendrait pas part, n’a pas calmé la rue, puisque les « manifestants ont vu dans la lettre de M. Bouteflika un simple stratagème visant àgagner du temps tout en permettant de garder le contrôle ».

Le NY Times indique, par ailleurs, que « comme beaucoup d’hommes forts, M. 
Bouteflika a pris soin de ne pas préparer un successeur et ses acolytes ont neutralisé tous ceux qui pouvait prétendre au pouvoir ». « Il n’y a pas de vice-président. Le général Ahmed Gaïd Salah, chef des forces armées, approche les 80 ans ; et le puissant frère de M. Bouteflika, Saïd, aurait des détracteurs au pouvoir », précise le journal américain, ajoutant àcela le fait que « l’opposition est faible et divisée ».

Pour la publication américaine, « le cercle restreint qui contrôle le pouvoir en Algérie, y compris Bouteflika s’il garde toujours sa sagesse, savent ce qui est arrivé aux régimes voisins lors du Printemps arabe et ce qui pourrait leur arriver s’ils refusent de partir ». « M. Bouteflika a promis une conférence nationale ; peut-être qu’il faut la convoquer maintenant, avant les prochaines élections », ajoute-t-on encore.