Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > fundamentalism / shrinking secular space > Sri Lanka : l’État islamique revendique les attentats

Sri Lanka : l’État islamique revendique les attentats

mardi 23 avril 2019, par siawi3

Source : https://www.europe1.fr/international/sri-lanka-le-bilan-des-victimes-salourdit-a-310-morts-40-personnes-arretees-a-ce-stade-3894538

Sri Lanka : l’État islamique revendique les attentats, pas de Français parmi les victimes

06h11, le 23 avril 2019 , modifié à19h51, le 23 avril 2019

Photo : Les Srilankais ont respecté trois minutes de silence mardi matin, en hommage aux victimes de l’attaque de dimanche. © AFP

Le groupe État islamique a revendiqué mardi, via son agence de propagande, les attentats qui ont fait 320 morts au Sri Lanka dimanche. Par ailleurs, les autorités sont revenues sur l’annonce d’un Français tué dimanche.

L’ESSENTIEL

L’État islamique a revendiqué mardi, via son agence de propagande, les attentats qui ont fait au moins 320 morts au Sri Lanka dimanche. Les enquêteurs ont identifié deux frères de religion musulmane comme membres-clés des kamikazes. Ils ont également annoncé qu’un attentat suicide supplémentaire, contre un quatrième hôtel de luxe, avait échoué. Le gouvernement sri-lankais est par ailleurs revenu sur son annonce d’un Français tué dans les attaques, plaidant une « erreur ».

Les informations àretenir :

Le groupe État islamique a revendiqué mardi les attentats de dimanche
Le bilan des attaques s’élève désormais à320 morts, il n’y a pas de victime française
Le gouvernement sri-lankais incrimine un mouvement islamiste local et assure que les attentats ont été commis en représailles àceux de Christchurch

L’État islamique revendique les attentats

Le groupe État islamique a revendiqué mardi les attentats, via son agence de propagande. « Les auteurs des attaques ayant visé des ressortissants des pays de la coalition (anti-EI) et les chrétiens au Sri Lanka avant-hier sont des combattants de l’EI », a annoncé le groupe djihadiste sur son agence de propagande Amaq.

Lundi, le gouvernement avait attribué ces attaques àun mouvement islamiste local, le National Thowheeth Jama’ath (NTJ), qui ne l’a pas revendiqué. Mardi, le vice-ministre sri-lankais de la Défense a par ailleurs assuré que les premiers éléments montrent que ces attentats ont été commis en représailles au carnage des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Deux frères auraient joué un rôle clé dans les attaques

A ce stade, les autorités ont interpellé 40 personnes. Selon une source proche de l’enquête, deux frères sri-lankais musulmans, membres des kamikazes, ont joué un rôle clé dans les attaques. Les deux frères, âgés d’une vingtaine d’années et dont les noms n’ont pas été révélés, opéraient une « cellule terroriste » familiale et jouaient un rôle-clé au sein du NTJ, selon les enquêteurs. Ils se sont fait exploser dimanche matin respectivement au Cinnamon Grand Hotel et au Shangri-La de Colombo. Les enquêteurs ignorent toutefois encore si les attaques sont le fait de cette seule « cellule », ou d’équipes séparées mais coordonnées.

Un quatrième hôtel du même standing, adjacent aux trois frappés, figurait également parmi la liste des objectifs du dimanche de Pâques. Un homme qui projetait d’y commettre un attentat suicide y était descendu la veille. Lorsqu’il s’est rendu le dimanche matin au petit-déjeuner, son sac àdos chargé d’explosifs n’a pas explosé pour une raison encore indéterminée.

LIRE AUSSI - Sri Lanka : que sait-on du NTJ, le mouvement islamiste accusé des attentats ?

Un bilan humain àla hausse, le Sri Lanka revient sur l’annonce d’un Français tué

Le bilan des attentats s’est alourdi mardi à320 morts après que plusieurs blessés ont succombé àleurs blessures, a annoncé la police locale. Le précédent bilan était de 290 morts, le nombre de blessés reste autour de 500. Au moins 45 enfants et adolescents ont été tués dans ces attaques, selon un décompte de l’ONU.

Les autorités locales avaient annoncé dans un premier temps qu’un Français figurait parmi les victimes. Mais mardi, elles ont affirmé qu’il s’agissait d’une « erreur d’identité ». « Il n’y a pas de victime française identifiée àce stade », a confirmé mardi en fin de journée le Quai d’Orsay àfranceinfo.

Au total, au moins 31 étrangers ont été identifiés comme tués, d’après le ministère des Affaires étrangères. Mais, de son côté, la police locale a établi àau moins 37 le bilan des tués étrangers, alors que le processus d’identification des victimes s’avère compliqué. Parmi les nationalités étrangères touchées, l’Inde paie le tribut le plus lourd avec huit citoyens tués, suivie de la Grande-Bretagne avec six morts. La Chine, l’Arabie saoudite et la Turquie comptent deux victimes chacune, contre une pour le Bangladesh, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne et le Portugal. Quatre victimes supplémentaires avaient la nationalité américaine et deux autres des passeports australiens et sri-lankais, selon la liste fournie par le Sri Lanka.

LIRE AUSSI -Attentats au Sri Lanka : que sait-on des victimes ?

État d’urgence et deuil national

L’état d’urgence a été déclaré au Sri Lanka lundi àpartir de minuit, soit 20h30 àParis. Trois minutes de silence ont également été observées mardi matin en hommage aux victimes. Le gouvernement a décrété une journée entière de deuil national. Les magasins vendant de l’alcool sont fermés, les drapeaux sont en berne et les radios et télévision devaient adapter leur programmation musicale.

Plus d’un millier de personnes assistaient mardi matin aux première messes funèbres dans une atmosphère lourde de chagrin àSaint-Sébastien de Negombo, où les traces de la déflagration demeurent évidentes. Plusieurs cercueils ont défilé pour recevoir les derniers rites en présence des proches des morts. Certains pleuraient dans les bras les uns des autres, d’autres se tenaient en silence, l’air hagard.

Sur le même sujet :
Sri Lanka : les voyageurs appelés àla prudence
Sri Lanka : trois enfants de la plus grosse fortune danoise tués dans les attentats
Sri Lanka : explosion durant une opération de déminage d’une bombe àColombo

Par Europe1 .fr avec AFP