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Palestine / Israel : a loving account sent to Rhonda Copelon

Friday 21 May 2010, by siawi2

Notes de voyage àune amie très chère

Comme promis, je viens te faire un petit aperçu de notre voyage en Israël et en Palestine.

Mon mari et moi avons eu l’opportunité de voyager avec une dizaine de membres de l’Association France Palestine Solidarité. Ces membres assistent pour la 5ème fois àla conférence organisée par le comité palestinien de résistance populaire non violente au village Bel’in. Nous avions été mis « au parfum » de la façon dont les services de sécurité nous accueillent àl’aéroport. Même si nos souvenirs de la police coloniale française sont encore en nos mémoires, de voir cette police sophistiquée et insolente nous a donné la chair de poule : tu te sens tellement impuissante devant ces forces que nous savons impunies.

Nous étions très émus d’arriver ànotre première destination : Jérusalem

Dés notre arrivée nous sortons pour une visite dans la vieille ville.

La vieille ville, petite mais tellement dense avec ses remparts qui l’entourent et ses portes, ses ruelles étroites, (comme la via dolorosa: le chemin de croix de Jésus ), ne laisse personne insensible àson charme.

Nous visitons le Saint Sépulcre, situé au milieu de la vieille ville, où des milliers de pèlerins circulent àtravers les diverses grottes qui le composent. Nous nous rendons ensuite au Mur des Lamentations, lieu de prières pour la communauté juive. J’avoue que j’ai été surprise de voir les femmes séparées des hommes dans ce lieu de prière.

Ce qui est bien sûr frappant c’est la présence des militaires, mais une présence insolente et provocatrice, avec vérification d’identité et parfois fouille au corps selon le facies .Les habitants arabes de Jérusalem du et aussi ceux Golan ont une carte bleue, et toute absence de plus de 6 mois leur interdit de retourner àleur habitation. La restauration des vieilles habitations arabes est soumise àautorisation, généralement refusée, les habitants sont ensuite expulsés et les maisons sont occupées par des colons juifs.

Nous sommes restés 3 jours àJERUSALEM EST, d’où nous avons fait nos premières visites programmées.

Notre 1er sit-in a eu lieu justement dans un quartier de Jérusalem où des familles ont été expulsées; tous les vendredis les pacifistes israéliens juifs et arabes, des pacifistes « internationaux » se réunissent dans ce quartier nommé « cheikh Jarrah » jeunes et vieux font face pendant des heures aux militaires, et cela se termine par une dispersion musclée.

Une anecdote significative sur la confiscation du lieu: la tombe du cheikh Seddiq musulman du lieu a été déclarée la tombe du Cheikh Simon juif et a donné lieu àune occupation par des colons religieux aidés par l’armée venue les « protéger ».

nous avons rencontré une famille expulsée de son habitation : cette famille a résisté pendant quelques mois grâce au soutien de pacifistes suédois qui ont habité chez eux , mais dès leur départ la famille a été expulsée, leurs affaires jetées et des colons se sont installés en leur lieu et place : cette famille expulsée a pris place sous un olivier face àleur maison dans la journée quand les militaires viennent les déloger , elle trouve refuge chez les voisins, qui s’attendent au même sort, et la nuit la famille dort chez les uns et les autres , il y a une véritable politique de « judaïsation »« de Jérusalem.

Notre première rencontre avec des amis israéliens que nous ne connaissions que par mail, pour nos luttes féministes, a eu lieu par hasard dans ce quartier . : « Chiekh jarrah »
Le lendemain samedi, nous déjeunions chez eux, nous avons traversé Jérusalem Ouest, une ville moderne, magnifique avec de larges avenues «aucun arabe » n’y circule ! N’est- ce pas cela l’apartheid ?
Nos amis étaient assez pessimistes par rapport àla politique actuelle du gouvernement Israélien.

Le dimanche, nous avons commencé nos visites par le camp de Shu’fat ; ce camp près de Jérusalem est un camp de réfugiés qui pour la plupart habitaient en 1948 dans les villages avoisinant Jérusalem. C’est le cœur serré que nous arpentons des ruelles étroites, sombres, car les habitants s’entassent dans des habitations construites en hauteur d’où pendent les fils électriques. Des eaux usées s’écoulent et des sacs d’ordures s’amoncellent. Nous arrivons au centre de rééducation et de physiothérapie et centre social où le médecin bénévole du centre nous attendait. Nos amis, dont ce n’était pas la première visite ont été chaleureusement accueillis. Le médecin était accompagné de sa fille adolescente dont le sourire radieux détendait l’atmosphère dans la salle de rééducation àl’installation rudimentaire. Des membres du centre étaient également présents et nous nous sommes sentis impuissants devant les besoins nombreux évoqués avec beaucoup de gêne et de retenue. Après avoir salué les membres du conseil d’administration (5 hommes et cinq femmes) qui siégeait dans une salle voisine, le Docteur X nous a emmenés àson domicile où sa femme nous offre un thé àla sauge. Avec douceur et fierté il nous parle de ses six enfants, tous étudiants ou collégiens dont l’ainé poursuit des études de médecine àCuba. Nous apprenons que notre hôte médecin, avec été blessé àla cuisse lors de l’incursion de l’armée israélienne en Février 2010.

Nous les quittons, silencieux, poursuivis par les attitudes dignes des personnes rencontrées, par le sourire radieux de D..

Nous continuons notre route pour nous rendre àTamra, difficile pour notre chauffeur de trouver la route, et pour cause, aucun panneau n’existe pour indiquer Tamra ; nous passons par Haïfa, pour une pause café, tout était fermé, c’était dimanche et nous étions dans un quartier chrétien. Pendant que nous nous promenions, une famille arabe chrétienne nous a invités àprendre le café chez elle, café et gâteaux dans une ambiance chaleureuse. Quand on a annoncé qui nous étions et les raisons de notre visite, les langues se sont déliées, et tout le discours portait sur l’injustice de la colonisation et ses conséquences, comme la discrimination dans le travail pour les arabes chrétiens.

Nous reprenons la route pour Tamra, que nous trouvons enfin. Nous arrivons au domicile de X.., de l’association « Taghyir » « le changement », une association de soutien scolaire et de travail de mémoire depuis 4 ans. X et son mari sont des réfugiés de « l’intérieur », c’est àdire d’habitants arabes israéliens chassés de leur village en 48, leurs terres confisquées, et venus s’installer dans cette localité. Ils ont été bien accueillis par les habitants initiaux. X… nous explique qu’il y a deux types de réfugiés : ceux expulsés àl’extérieur d’Israél, et ceux déplacés àl’intérieur d’Israél. Lors des accords d’Oslo, l’autorité palestinienne a fait l’impasse sur les réfugiés de l’intérieur. Ces derniers ont eu la citoyenneté israélienne en 1950, dans l’objectif de nier l’existence de réfugiés palestiniens, mais restent très discriminés. Deux belles jeunes femmes, I.. israélienne juive et A.. israélienne arabe sont venues nous rejoindre, elles succéderont àX..enceinte .Elles nous emmènent dans les locaux de l’association où des membres nous attendent avec le directeur de l’école où l’association mène ses activités, seul homme de l’association.

C’est une école publique, et l’association entreprend ses activités àla fin des cours scolaires , à15h.

L’association fonctionne avec l’aide d’étudiants auxquels des bourses sont versées.

Les parents sont également impliqués, l’association les aident àconnaitre leurs droits afin de les revendiquer auprès des municipalités car les moyens alloués par l’Etat sont inégalitaires.

Des séminaires se tiennent avec les parents des deux communautés, juives et arabes pour une coexistence solidaire. Il a aussi été entrepris un travail de mémoire et de réappropriation de leur histoire, par ex : des juifs séfarades réapprennent l’arabe qu’ils ont oublié ; mal considérés par les ashkénazes, ils avaient occulté leur origine en cherchant às’assimiler aux ashkénazes.

Après visite des locaux et présentation du travail du centre, deux collaboratrices nous ont accompagnés chez l’artiste Ahmad CANANN qui nous attendait. . Tout son terrain est aménagé en aire de jeu et de pique nique où se mêlent sculptures en bois, en fer de différentes grandeurs, nous nous sommes baladés émerveillés avant d’entrer dans l’atelier qui regroupait l’œuvre de l’artiste. Des toiles immenses habillaient les murs de l’atelier, et nous avons passé un long moment àadmirer les peintures, les sculptures en discutant avec l’artiste.

Après une nuit passée, chez X. et son mari, nous reprenons la route pour AKKA, Saint Jean d’Acre.

R.. nous attendait devant le front de mer. La vue sur la mer et sur la vieille ville est magnifique. Tout en arpentant les ruelles de la vieille ville R.. nous explique la stratégie de dépossession et d’occupation des lieux par Israël. les propriétaires arabes ont payé 60% de leur habitation mais nombreux sont ceux qui ne peuvent payer les 40% restants et sont alors expulsables.De nombreux habitants ont été chassés en 1948 et aujourd’hui 30% de la population est arabe. On refuse aux arabes les autorisations de restauration de leurs habitations et on assiste àde nombreux arrivants juifs. La volonté de judaïsation de la ville se voit aussi par le changement de nom des rues , des places et quartiers .La cité, historique, a le label de l’UNESCO depuis 2003, or des sites de la période ottomane (les Khans) sont vendus àdes promoteurs aux capitaux juifs étrangers. Nous remarquons sur des murs de magnifiques dessins avec inscription : AKKA N’EST PAS A VENDRE.

Nous passons au Théâtre nommé « El l’As » en hommage àl’écrivain algérien Tahar OUTTAR. Nous rencontrons un directeur engagé, mettant l’art àla disposition de tous : un groupe de comédiens répétait et préparait un théâtre de rue. « Et pourtant, elle tourne ! » quelle admiration pour celles et ceux qui militent dans des conditions aussi difficiles et méconnues.

A Nazareth, An Nacira en arabe, nous avons été reçu par un camarade, qui nous a expliqué que la ville est de fait coupée en deux avec deux municipalités : la ville juive : 50000 habitants sur 5000 ha confisqués, la ville arabe 80000 h. pour 1600ha. Nous avons visité la vieille ville et ses lieux saints.

Pour nous rendre àRamallah, il nous faut passer par le check point de Kalandia , c’est avec rage que nous observons les files d’attente de bus et voitures : ces barrages sont de véritables instruments d’humiliation et d’intimidation pour des milliers de personnes qui sont obligées de franchir ces postes de contrôle pour se rendre au travail, àl’école ou àl’hôpital. J’ai remarqué que les filles militaires étaient plus hargneuses que les jeunes gens.

Avec la délégation France Palestine Solidarité nous avons été reçus par des officiels, après la visite du mausolée de Arafat (j’avoue que j’étais émue), nous avons discuté avec le secrétaire général de Mahmoud Abbas, puis par le directeur de cabinet du 1er ministre ainsi que le ministre de Mur et des colonies ; Il ressort qu’il y a une volonté de création d’un état palestinien d’ici 2011 quelque soient les limites des territoires palestiniens.

Nous nous sommes rendus ensuite àBel’in, au lieu de la conférence.

Nous devions être une centaine de participants français mais le nuage volcanique a empêché les vols et nous nous sommes retrouvés à25, logés chez les habitants. Par ailleurs il y avait beaucoup de participants d’autres pays, d’autres organisations, et des jeunes qui faisaient plaisir par leur fougue et leur engagement, sans oublier bien sur, les israéliens pacifistes.

Dans l’école aménagée pour la circonstance, une immense affiche représente BASSEM , tué en Avril 2009 lors d’une manifestation non violente contre le mur de BEL’IN.
Cette 5ème conférence, bien préparée avait pour objectif déclaré : la constitution et la déclaration officielle de la création d’une « Coordination des Comités de Résistance Populaire Non Violente ».»

Le 1er jour,

Les interventions ont été nombreuses, le 1er ministre Salam Fayyad était présent, ainsi que le Patriarche grec Hanna ATTallah, présents également les représentants du Fatah, du Front populaire, du Front démocratique et aussi du Hamas que les participants ont obligé à« s’embrasser »

Et, pour la 1ère fois assistaient àla conférence 20 consuls de pays européens

Le 2 ème jour de la conférence, des jeunes du village de Beit Jala, voisin de Betlehem , ont demandé de l’aide car des bulldozers arrachaient des oliviers et annexaient des terres confisquées pour construire un prolongement du mur. Nous avons été quelques uns ànous y rendre pour les voir àl’œuvre; les militants nous ont expliqué que 78 habitants avaient été expulsés et 23 continuaient àrésister mais sans trop d’espoir. Par ailleurs le tracé du mur coupait les propriétés en deux, nous avons vu que le mur encerclait littéralement une maison de Palestiniens qui refusaient de quitter leur demeure. Des pacifistes israéliens, italiens, français sont restés des heures devant des barbelés dressés par l’armée qui les empêchait de se solidariser avec cette famille. Six jeunes ont profité d’un moment d’inattention des soldats pour dévaler la pente qui menait àla terrasse de la maison et y dresser le drapeau palestinien. Bien évidemment cela s’est terminé par une dispersion musclée et par des arrestations

Le 3ème jour la conférence comme tous les ans s’est terminée par une marche pacifique jusqu’au mur, non encore construit, mais en barbelés

. Cela m’a replongée quelques années en arrière, en Algérie, àla grande différence que les dernières années de guerre en Algérie, nous avions un soutien politique international.

La manifestation a été sauvagement réprimée, nous nous y attendions et malgré cela nous avons été surpris par la riposte disproportionnée des soldats: Les gaz sont très puissants et les boites qui les contiennent ont fait 5 blessés dont un très gravement atteint au front avec une hémorragie intra crânienne. Les soldats ont franchi les barbelés et sont rentés en territoire palestinien pour emporter quelques manifestants qu’ils ont relâchés après bastonnade.

Les militaires israéliens font des incursions dans la nuit pour arrêter les militants du village ce village dont les 2/3 des terres ont été confisquées, Ce village dont les rues sont plongées dans le noir et où j’ai failli me casser la figure plus d’une fois ! Aussi le contraste entre les colonies d’en face fortement, disons même insolemment éclairées la nuit était insupportable.

Nous nous sommes rendu compte qu’Israël avait une politique précise et délibérée de confiscation et d’occupation des terres (le refus de délivrance du permis de restauration des maisons en fait partie) grâce àla complicité du couple colons-armée.

La conférence et la manifestation terminées notre petit groupe est rentré, heureux d’avoir pu montrer notre solidarité ànos amis de Bel’in , et aux amis qui nous hébergeaient. Nous nous sentions en famille .Je n’oublierai pas le visage radieux et le sourire espiègle des trois gamines de la famille qui nous suivaient partout, ni les moments passés ensemble dans ce jardin dont le parfum du « galant de nuit » me rappelle mon Algérie natale.

Le samedi 24 au matin , nous quittons nos amis, le cœur serré. Nous retournons àJérusalem , en repassant bien sûr par le fameux check point de Kalandia.

Nous profitons de notre après midi libre pour nous rendre sur l’esplanade des Mosquées. Nous visitons le Dôme du Rocher, chef d’œuvre de l’art islamique de l’époque omeyyade, puis la mosquée EL AQSA, où nous faisons une prière. Ce lieu saint est un gros sujet de tensions, menacé par les fouilles archéologiques et par des colons fanatiques : plusieurs échauffourées ont déjàeu lieu.

Nous dinons le soir avec trois membres du comité des prisonniers de Jérusalem : le président, son adjoint, et un membre libéré dans le cadre d’un échange, après 15 ans de détention, alors qu’il était condamné àla détention àvie. Nous apprenons que les détenus de Jérusalem, du Golan et les arabes de 1948, considérés comme israéliens, sont exclus des accords d’Oslo et des discussions entre Israël et les autorités palestiniennes. Quelques chiffres et situations éloquentes : 20 prisonniers de Jérusalem, 20 « arabes de 1948 », et un du Golan ont plus de 20 ans de prison, 55 femmes sont détenues dont une condamnée à9 ans et qui a 6 enfants en bas âge. Un aveugle a 30ans de prison. Beaucoup sont malades et l’accès aux soins est très difficile. Un chantage a été fait àun prisonnier :àla suite d’une intervention chirurgicale , le médecin lui a demandé d’être «mouchard » s’il voulait que les points de suture lui soient retirés. Deux élus du Hammas ont été emprisonnés dès leur élection.

Les familles qui rendent visite àleur détenu tous les 15 jours, passent la journée dans les bus pour 45mn de visite, àcause des check points.

Quand il y a 2 membres d’une même famille arrêtés, ils ne sont jamais dans la même prison, ce qui rend les visites difficiles pour les familles.

L’adjoint du directeur du comité , lui-même ancien détenu, a son fils détenu dans la même cellule que Salah Hamouri.

Comment peut-on vivre, comment garder espoir devant le silence autour de tant d’injustice !

Nous promettons de faire connaitre ces informations

Dimanche 25 avril

Une visite aux grottes de QUMRAN, installées dans les falaises, puis au fort de Massada, une plongée dans la mer morte et nous continuons notre route pour Jaffa et Tel Aviv

A Tel Aviv, le lundi 26 Nous rencontrons Physicians for Humans Rights (www.phr.org.il) qui se définit aussi comme une organisation politique, au contraire, par ex, de Médecins Sans Frontières. Leur rôle est d’informer l’ONU et le monde des conditions réelles de santé qu’ils connaissent afin de faire pression sur Israël. Les services de base existent mais les problèmes se trouvent dans l’accès àces services en raison des check points, et dans l’accès aux soins spécialisés.

Dans les cas de cancer, Israël refuse l’installation d’appareil, jugés dangereux pour sa sécurité.

Des médecins aident les palestiniens malades àse déplacer pour se soigner.

Ils possèdent aussi une clinique mobile qui active tous les samedis dans les coins les moins servis sur le plan médical, elle permet d’échanger entre les gens et les docteurs . Ils considèrent cette clinique mobile comme une goutte d’eau dans la mer face àl’immensité des besoins. Physicians for Humans Rihgts défend et aide les habitants de villages non reconnus du Neguev, les Bédouins.

Ces bédouins israéliens n’ont ni route, ni transport, pas d’accès aux réseaux d’eau et d’électricité, peu d’accès àla santé auxquels PHR essaient de pallier. Un secteur « santé et environnement » s’occupe de la pollution due àl’installation des usines chimiques qui polluent les cultures des bédouins et empoisonnent les puits ; les puits sont aussi détruits car il y a un monopole de l’eau par la société « MAKAROT »

Autre problème que rencontre PHR : les déchets laissés par l’armée lors des entrainements : mines et grenades provoquent des victimes dues aux explosions.

En ce qui concerne GAZA, la situation est très difficile àcause de son isolement total, particulièrement pour les opérations des yeux et du cœur «àcœur ouvert ».

Il y a plus de 1000 patients àfaire passer par mois, 90% demandent un permis pour Israel, qui limite considérablement la sortie par Eretz (seule entrée et sortie) 25% des demandes sont rejetées.

Physicians for Humans Rights (PHR) envoie des lettres àl’armée pour débloquer les permis.

PHR parle de témoignages où les malades, lors de leur demande de permis, sont appelés à“coopérer†au cours des interrogatoires menés par les services de sécurité : si les malades refusent, leur permis est rejeté, et s’ils acceptent ce sera l’exécution par leurs pairs palestiniens.

Israël invoque également comme prétexte au refus de permis, le risque que les Gazaouis restent en Cisjordanie ; Par ce fait Israël renforce sciemment la séparation des deux entités palestiniennes.

Autre Exemple : en Cisjordanie, un centre de chirurgie oculaire situé àRamallah existe pour l’ensemble de la Palestine. Cette année 15 refus enregistrés pour permettre aux malades Gazaouis de venir àRamallah ; Les médecins palestiniens ont donc cherché àaller àGaza : refus total d’Israël.

Nous quittons, admiratifs et pensifs, ces jeunes médecins courageux et déterminés

. Devant le bureau de PHR, nous avons été interpellés par une femme d’un certain âge qui nous dit, en Français, «vous savez dans ce pays, il faut être riche pour se soigner, tout est pour les riches, heureusement mes enfants sont partis au Canada , quant àmoi..pff ». A son accent, je pense que c’est une séfarade, mais je ne peux l’affirmer : nous sommes restés sans voix devant une telle fatalité.

A Gush Shalom, (le bloc de la Paix) nous avons été reçus par Adam Keller qui nous a fait un bref aperçu de la situation. Il semble qu’il y ait de plus en plus de refuznik, malgré les sanctions encourues ; de moins en moins de jeunes restent dans l’armée, après leur service militaire. La conséquence est que l’armée compte de plus en plus de fanatiques religieux parmi les officiers.

Nous avons passé notre dernière journée àdéambuler au bord de la mer àTeL Aviv et àJaffa. Nous avons marché jusqu’au quartier AJAMI, l’endroit où a été tourné le film du même nom.

A Tel Aviv, nous avons été minutieusement fouillés àl’aéroport

Nous essayerons de tenir notre promesse qui est de faire connaitre ce que nous avons vu.

Nous le devons àtous ceux que nous avons rencontrés, àtous ces enfants au sourire radieux et confiant.

Le soutien international leur manque terriblement.

Nous savons, chère Rhonda, comme tu es sensible àtoute injustice et impunité et comme ton aide nous a été précieuse, nous t’embrassons très fort, mon mari et moi.

H. L