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France : Violences policières le 1er mai

mercredi 1er mai 2019, par siawi3

Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/1er-mai-violences-policieres-presse-manifestations-gilets-jaunes_fr_5cc947fbe4b0913d078a9071?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001&utm_campaign=share_twitter&fbclid=IwAR3OWfu-Hl1jwCVVzDx0-SlmXhUs4roiTFS21aaFbXUitWTJAKNB3wckGmU

ACTUALITÉS
01/05/2019 09:49 CEST | Actualisé il y a 7 heures

1er-Mai : Contre les violences policières, la tribune de 300 journalistes
Médias, photographes et reporters dénoncent les violences subies par la profession depuis le début du mouvement des gilets jaunes.

Par Paul Guyonnet

Les journalistes et médias signataires de la tribune dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail ainsi qu’une répression de la part des forces de l’ordre.

1er MAI - “Nous assistons àune volonté délibérée de nous empêcher de travailler.†En ce 1er mai 2019, et après pratiquement six mois de contestation sociale permanente avec le mouvement des gilets jaunes, la presse est àbout de souffle.

C’est le sens de la tribune publiée par Franceinfo au matin d’une nouvelle journée de mobilisation àl’occasion de la fête du Travail. Signé par plus de 300 journalistes, médias et photographes de presse, le texte fustige “les multiples violences d’État†qu’ils subissent.

Des conditions de travail qui se dégradent

“De par notre métier de journalistes, nous sommes souvent en première ligne, au cœur de luttes sociales et parfois des confrontations entre les manifestant·e·s et les forces de l’ordre. Nous sommes exposé·e·s, nous le savons et nous l’acceptons†, expliquent-ils d’abord, avant de regretter en parallèle la dégradation de leurs conditions de travail.

“Nous constatons que ce n’est pas majoritairement du fait des manifestant·e·s, mais bien largement du comportement des forces de l’ordre elles-mêmes. (...) nous assistons àune volonté délibérée de nous empêcher de travailler, de documenter, de témoigner de ce qu’il se passe pendant les manifestations.â€

Et d’accuser les forces de l’ordre de multiplier les menaces et les insultes, mais aussi les “tentatives de destruction ou de saisie du matériel, effacement des cartes mémoires, coups de matraque, gazages volontaires et ciblés, tirs tendus de lacrymogènes, tirs de LBD, jets de grenades de désencerclement, etc.â€

La France 32e au classement de la liberté de la presse

Un constat qui rejoint celui de Reporters sans frontières. Dans son classement mondial de la liberté de la presse, publié le 18 avril dernier, l’ONG notait “un niveau inédit de violences lors des manifestations de gilets jaunes en France, au point que nombre d’équipes de télévision n’osent plus afficher leur logo ni couvrir les manifestations sans être accompagnées de gardes du corps.†Un baromètre dans lequel la France ne figurait qu’en 32e position.

“Un cap répressif a été franchi†, poursuit donc la tribune, qui accuse les autorités de laisser la presse face àdeux options : “venir et subir une répression physique et ou judiciaire†ou “ne plus venir et ainsi renoncer àla liberté d’information†. Le texte réclame, enfin, que le gouvernement “prenne les mesures nécessaires pour que les forces de l’ordre cessent de nous harceler et nous laissent travailler librement.â€

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Source : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/venez-voir-les-impacts-de-grenades-sur-la-camionnette-les-syndicats-denoncent-la-pression-policiere-lors-du-defile-parisien-du-1er-mai_3423747.html

« Venez voir les impacts de grenades sur la camionnette » : les syndicats dénoncent la « pression policière » lors du 1er-Mai àParis

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a été contraint de quitter temporairement le cortège àcause des violences. Il les a attribuées àla police, même si plusieurs témoins ont affirmé qu’il avait été pris àpartie par des black blocs.

Photo : Des policiers devant des camions de la CGT, le 1er mai 2019, àParis. (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)

franceinfoFrance Télévisions

Mis àjour le 01/05/2019 | 18:34
publié le 01/05/2019 | 18:26

Heurts, commissariat attaqué, syndicaliste exfiltré... Ce qu’il faut retenir de la manifestation du 1er-Mai àParis

Lors du défilé du 1er-Mai version 2019, l’ambiance n’était pas aux Chants des partisans et aux sandwichs-merguez. Plusieurs organisations syndicales ont dénoncé les violences survenues lors du défilé parisien. Avant même le départ du cortège, à14 heures, des affrontements ont éclaté, opposant les forces de l’ordre aux manifestants, dont certains étaient des black blocs et d’autres des « gilets jaunes » qui s’étaient réunis dans le quartier de la gare Montparnasse.

>> Nombre de manifestants, interpellations... Suivez en direct la mobilisation du 1er-Mai

« Le début de la manifestation a été très compliqué. Nous avons été confrontés àdes violences sans précédent », raconte àfranceinfo Mélanie Luce, présidente de l’Unef, depuis le cortège. « Dès le départ, au moment où nous avons tenté de nous retrouver avec les autres syndicats pour lancer le cortège, on a vu des affrontements très importants, des jets de projectiles dans tous les sens », continue-t-elle, expliquant ne pas être « en mesure pour le moment » d’expliquer qui a été àl’origine de ces violences.

On a vu des charges de CRS très importantes, des grenades de désencerclement ont été lancées àquelques mètres de nous.Mélanie Luceprésidente de l’UNEF

De son côté, Philippe Martinez a été contraint de quitter brièvement la manifestation. Des témoins sur place expliquent àfranceinfo que le secrétaire général de la CGT a été évacué « après avoir été pris àpartie par des black blocs ».

Lui a évoqué la présence « d’individus qui ne sont pas làpour manifester et empêchent la manifestation de se tenir », mais a surtout pointé du doigt les forces de l’ordre. « La police a chargé la CGT, c’est grave parce qu’on est identifiés quand même », a-t-il expliqué aux journalistes après être revenu dans le cortège. Venez voir les impacts de grenades sur la camionnette derrière moi.« La préfecture a rapidement réagi aux accusations proférées par Philippe Martinez. »La CGT n’a jamais été la cible des policiers et de gendarmes qui ont assuré leur mission avec détermination face àdes casseurs violents« , a-t-elle assuré sur Twitter. »Le patron de la CGT, au lieu de s’attaquer injustement aux policiers, ferait mieux de les défendre", a estimé, de son côté, le syndicat de policiers Alliance

Face aux violences, la FSU a décidé de plier bagage avant la fin de la manifestation. Force ouvrière a également condamné « l’enchaînement de la violence », affirmant que certains de ses militants en avaient été victimes.

Interrogé par l’AFP, Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, a mis en cause le dispositif policier exceptionnel mis en place pour cette journée. « On n’a pas arrêté d’être harcelés par les forces de l’ordre. J’ai dà» répondre àune interview avec un masque àcause des gaz lacrymogènes », a raconté le syndicaliste, avant d’affirmer : « Ceux qui ont essayé de nous voler le 1er-Mai, ce ne sont ni les ’gilets jaunes’ ni ceux qu’on appelle les ’radicaux’, mais c’est le gouvernement, en mettant cette pression policière aussi folle. »