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Canada : Pourquoi l’hypothèque fondée sur la charia est une supercherie.

samedi 15 juin 2019, par siawi3

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Source : email

Pourquoi l’hypothèque fondée sur la charia est une supercherie.

by tarek fatah

Le jugement de la Cour supérieure de l’Ontario de la semaine dernière exonérant deux hommes d’une douzaine d’accusations criminelles liées à la commercialisation d’hypothèques islamiques fondées sur la charia n’a pas été publié dans tous les journaux et chaînes de télévision canadiens autres que sur les pages en ligne de CBC News.

Cette omission était-elle une reconnaissance du fait qu’une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de chaque journaliste ? Après tout, la menace d’être qualifié d’« islamophobe », de raciste ou pire n’est jamais trop loin.

J’ai abordé ce cas particulier dans ma dernière chronique, mais j’aimerais maintenant prendre le temps d’aborder plus en détail ce qu’est la banque islamique et comment la charia a-t-elle fait son chemin dans notre système judiciaire.

Les banques islamiques et la finance islamique n’ont pas existé pendant la majeure partie des 1400 ans d’histoire de l’Islam. L’origine de la banque islamique remonte à la montée de l’islamisme ou à l’utilisation de l’islam comme idéologie politique à partir des années 1920.

Cependant, dans la pratique, la banque islamique n’a pas commencé avant la fin des années 1970 et doit une grande partie de sa fondation à la doctrine islamiste de deux personnes — Abul Ala Maudoodi du Jamaat-e-Islami au Pakistan et Hassan al-Banna des Frères musulmans en Égypte.

Ces « produits » et cette terminologie ont été mis en pratique par le dictateur militaire djihadiste pakistanais, le général Zia-ul-Haq, qui a établi la charia comme loi bancaire au Pakistan.

Le fait est que l’Islam interdit l’usure, pas l’intérêt. Toutes les traductions anglaises du Coran ont traduit le mot arabe « riba » par usurier, et non par « intérêt ». Pourtant, les islamistes ont délibérément dépeint les intérêts bancaires comme de l’usure et qualifié le système bancaire actuel de non islamique.

Deux auteurs, tous deux des banquiers musulmans principaux, ont écrit des critiques cinglantes à l’égard des banques islamiques, l’un qualifiant cette pratique de « supercherie », l’autre suggérant que tout l’exercice était « un prétexte facile pour promouvoir les grands objectifs islamiques et pour garnir les poches des autorités religieuses ».

Dans son livre intitulé « Islamic Banking — A $300 Billion Deception », Muhammad Saleem, ancien président et PDG de Park Avenue Bank à New York, rejette non seulement le principe fondateur de la charia et de la banque islamique, mais il écrit : « Les banques islamiques ne pratiquent pas ce qu’elles prêchent : elles imposent toutes des intérêts qui sont camouflés en aspects islamiques. Elles se livrent donc à des pratiques bancaires trompeuses et malhonnêtes. »

Un autre expert, Timur Kuran, qui enseignait la pensée islamique à l’Université de Californie du Sud, se moque de cette idée même. Dans son livre, « Islam and Mammon : The Economic Predicaments of Islamism », Kuran écrit que l’effort de mettre en place un système bancaire islamique « a favorisé la propagation des courants de pensées anti-modernes dans tout le monde islamique. Elle a également favorisé un environnement propice au militantisme islamiste. »

Andrew Potter a écrit un article à ce sujet dans le magazine Maclean’ s, avec le titre : « Shariah Banking — There’s big business in fooling God and he is OK with it ». Si aider les musulmans à tromper leur Dieu fait partie du prix à payer pour la stabilité économique et politique mondiale, c’est l’affaire du siècle », a ajouté Potter.

Trêve de raillerie, la seule question à laquelle les politiciens du Canada (et non les théologiens, peu importe l’exotisme de leur tenue vestimentaire) doivent répondre est celle-ci : comment la charia islamique est-elle devenue un substitut acceptable à nos lois canadiennes et comment est-elle entrée dans notre système judiciaire ?

Qui, parmi nos politiciens, a le courage de résister au chantage islamiste qui équivaut à une version du XXIe siècle de la vente d’indulgences médiévales à des pécheurs coupables en quête de rédemption ? Est-ce qu’une seule loi pour tous les Canadiens est une notion si difficile ?

Traduction : Laurence B