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Introduction du livre de Joseph Daher : Le Hezbollah Un fondamentalisme religieux à l’épreuve du néolibéralisme

dimanche 23 juin 2019, par siawi3

Source : https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/02/11/introduction-du-livre-de-joseph-daher-le-hezbollah-un-fondamentalisme-religieux-a-lepreuve-du-neoliberalisme/

Introduction du livre de Joseph Daher : Le Hezbollah Un fondamentalisme religieux à l’épreuve du néolibéralisme

Publié le 11 février 2019
Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Le Hezbollah a été fondé en 1985 durant une période d’intense crise politique caractérisée par la guerre civile et l’invasion du Liban par Israël en 1982. Il fut d’emblée créé comme un mouvement politique islamique mettant l’accent sur la résistance armée contre Israël et basé dans les territoires peuplés par les populations chiites du Liban. Depuis des années, le Hezbollah est apparu pour beaucoup – tant au Liban que dans le monde arabe – comme la seule force capable de résister aux agressions israéliennes et à la mainmise occidentale et de leurs alliés, les monarchies du Golfe, sur le pays. À la suite des différentes guerres d’agression israéliennes contre le Liban, et plus particulièrement l’invasion de 2006, le Hezbollah est devenu célèbre en raison de sa force militaire disciplinée, de ses moyens propagandistes et de son aptitude à résister efficacement à l’État d’Israël. Dans les manifestations qui se sont déroulées en 2006 dans les principales capitales arabes, on brandissait les portraits de Hassan Nasrallah, le secrétaire général du mouvement. Même dans les monarchies du Golfe, où règnent des régimes traditionnellement hostiles au Hezbollah, des figures importantes, certes minoritaires, comme le riche homme d’affaires koweïtien Nasser Al-Kharafi, avaient, après la guerre de 2006, publiquement encensé le groupe (Farid, 2001 ; Wehbe, 2011)1.

En plus de ses capacités militaires et de sa position dans le monde arabe, le Hezbollah est devenu l’un des acteurs politiques les plus importants au Liban avec un groupe parlementaire ne comptant pas moins de dix députés depuis les élections législatives de 1992 qui ont suivi la guerre civile, et un minimum de deux ministres dans tous les gouvernements libanais depuis 2005. Il a confirmé sa popularité en remportant plusieurs élections municipales et le Hezbollah contrôle désormais les zones habitées en grande majorité par des populations chiites dans le sud du Grand-Beyrouth, dans le Sud-Liban et dans la vallée de la Bekaa.

Mouvement de masse doté d’un large réseau d’organismes de bienfaisance et de diverses institutions qui satisfont les besoins sociaux et offrent des services à la population, son influence sociale et politique au sein de la population chiite est bien plus importante que celle de son allié Amal.

L’idéologie du Hezbollah est celle d’un mouvement politique islamique d’inspiration chiite. Il existe différents mouvements islamiques – les Frères musulmans en Égypte, le Jamaat-i-Islami, les associations d’oulémas et le mouvement iranien des ayatollahs. Dans tous ces mouvements, l’islam est érigé en principe absolu auquel toutes les revendications, les luttes et les réformes sont subordonnées. Leur dénominateur commun- est, selon Gilbert Achcar, le « fondamentalisme (ou intégrisme) islamique », « en d’autres mots la volonté d’un retour à l’islam, l’aspiration à une « Utopia » islamique qui ne saurait se limiter à une seule nation, mais devrait englober l’ensemble des peuples musulmans, sinon le monde entier » (Achcar, 1981 : 2). Toutes les variantes du fondamentalisme islamique partagent un objectif réactionnaire et confessionnel commun consistant à établir « un État islamique basé sur la charia » qui préserve l’ordre capitaliste néolibéral existant.

On peut retrouver cette définition dans les mots de Muhammad Khairat Al-Shater, l’ancien adjoint du guide suprême des Frères musulmans égyptien, considéré comme le numéro deux de l’organisation à l’époque. En mars 2011, à la suite du renversement du dictateur Hosni Moubarak, il déclarait :

Les Ikhwan [Frères musulmans] travaillent à restaurer l’islam dans sa conception globale pour la vie des gens et considèrent que cela ne se fera qu’à travers une société forte. Ainsi, la mission est claire : soumettre les gens à Dieu ; instaurer la religion de Dieu ; islamiser la vie ; renforcer la religion de Dieu ; établir la renaissance (Nahda) de l’oumma [communauté ou nation musulmane] sur la base de l’islam. […] Ainsi, nous avons appris [pour commencer] à construire l’individu musulman, la famille musulmane, la société musulmane, le gouvernement islamique, l’État islamique mondial (Amal al-Ummah TV, 2011 ; Bargisi, 2012).

Le fondamentalisme religieux ne se limite pas à la religion islamique et nous pouvons déceler des éléments communs entre les différents mouvements fondamentalistes religieux dans le monde entier. Il est cependant important de noter que, malgré l’appel au retour à une époque révolue, les fondamentalismes ne doivent pas être considérés comme des éléments fossilisés du passé. Bien qu’ils emploient des symboles et des discours de périodes antérieures, ils sont vivants, dynamiques et représentatifs de tendances contemporaines majeures, notamment en ce qui concerne la satisfaction des besoins culturels (Marty, 1988 : 17). Leur émergence doit donc être pleinement située dans le contexte politique, économique et social de la période contemporaine.

C’est au cours des années 1980 et 1990 que s’effectue la montée des mouvements fondamentalistes islamiques, chiites et sunnites. C’est une période où les forces de gauche et les forces nationalistes ayant des tendances progressistes ont été considérablement affaiblies et ce pour diverses raisons : soutien américain à l’Arabie saoudite qui a elle-même favorisé différents mouvements fondamentalistes islamiques sunnites, plus particulièrement les Frères musulmans contre le nationalisme arabe ; succession d’évènements régionaux après le boom pétrolier de 1973 qui a permis aux monarchies du Golfe d’accroître leurs financements régionaux ; affaiblissement des forces progressistes au début des années 1970, avec l’intense répression des régimes issus du nationalisme arabe comme l’Égypte, la Syrie et l’Irak qui ont abandonné leur politique sociale radicale antérieure et se sont rapprochés des pays occidentaux et des monarchies du Golfe ; affaiblissement des forces progressistes palestiniennes et arabes par les multiples attaques contre le mouvement national palestinien tant par les États arabes que par Israël ; naissance de la République islamique d’Iran en 1979.

C’est dans ce contexte régional que le Hezbollah a été fondé. Sa base sociale populaire, qui était d’abord concentrée dans les composantes relativement paupérisées et petites-bourgeoises de la population chiite du Liban, s’est ensuite élargie à l’ensemble des classes sociales. Aujourd’hui, le parti dispose d’un soutien politique et social important au sein de la bourgeoisie chiite en expansion, installée dans le pays et dans la diaspora.

Le processus d’intégration au système politique libanais et l’élargissement de la base sociale de l’organisation soulèvent une série de questions sur la nature du Hezbollah en tant que parti politique et force sociale. Comment expliquer les politiques et la pratique du Hezbollah en relation à l’économie politique du Liban et à la population chiite du pays ? Comment a-t-il pu construire une base de soutien massif parmi la population chiite ? Quelle est la nature des relations entre le Hezbollah et la République islamique d’Iran ?

Les réponses à ces questions sont importantes tant en termes d’éclairages sur les mouvements fondamentalistes islamiques en tant qu’idéologie, que par leurs implications pour la compréhension de l’économie politique du Liban et du Moyen-Orient.

L’objectif de cet ouvrage est d’appréhender le Hezbollah au travers d’une compréhension matérialiste et historique des mouvements issus de l’intégrisme islamique, en analysant l’évolution de ses structures organisationnelles, ses relations avec le système politique et de situer son évolution dans la formation étatique libanaise et les rapports de classes au sein de ce pays. Le livre déplace ainsi la discussion au-delà de la classique polarisation autour de l’idéologie comme moyen privilégié d’identifier et de comprendre les politiques des mouvements politiques islamiques. Il soutient que si l’« islamic way of life » peut être le but affiché par le Hezbollah, ses pratiques réelles doivent être appréhendées comme étant en harmonie avec l’environnement capitaliste au sein duquel il opère.

De plus, pour comprendre l’évolution du Hezbollah et sa place dans les politiques régionales, nous avons voulu contrecarrer l’orientalisme dominant dans nombre d’études sur le monde arabe2. Celui-ci tient la région pour un espace qui échappe aux cadres de compréhension sociale et scientifique appliqués aux processus politiques en œuvre dans d’autres régions du monde. Le livre rejoint ici la conclusion de l’écrivain arabe Aziz Al-Azmeh pour qui « la compréhension des phénomènes politiques islamiques exige l’équipement normal des sciences sociales et humaines et non leur déni » (Al-Azmeh, 2003 : 39).

L’ouvrage est organisé en sept chapitres. Le chapitre 1 traite des origines du confessionnalisme au Liban à l’époque du mandat français jusqu’à la fin de la guerre civile (1975-1990). Il analyse la position des différentes communautés confessionnelles et l’impact de la guerre civile sur les conditions politiques et sociales, notamment de la population chiite. Cette période coïncide avec la fondation du Hezbollah en 1985 et apporte d’importants éclairages sur son évolution ultérieure. Le confessionnalisme est appréhendé comme un outil de la bourgeoisie libanaise pour intervenir idéologiquement dans la lutte de classes, renforcer son contrôle sur les classes populaires et les maintenir en position de subordination à leurs dirigeants confessionnels (Amel, 1986 : 323, 326-327). Le confessionnalisme doit être compris comme un élément constitutif et actif des formes actuelles du pouvoir d’État et de classe. Dans cette perspective, nous considérons le confessionnalisme comme un produit des temps modernes et non comme une tradition des temps immémoriaux. L’universitaire libano-palestinien Ussama Makdissi relève ainsi que « le confessionnalisme est une histoire moderne » et qu’il « en est de même pour ceux qui sont engagés dans son développement » : « C’est une histoire qui a défini, et qui continue à définir et à dominer leurs vies » (Makdissi 2000 : 2).

Le chapitre 2 étudie l’évolution de l’économie libanaise de la fin de la guerre civile en 1990 à aujourd’hui. Il s’intéresse particulièrement à la population chiite, dont le statut politique et socio-économique était significativement inférieur à celui des autres confessions religieuses libanaises à la fin de la guerre civile et qui a depuis considérablement changé. Nous observerons les changements de la position et de la stratification de la population chiite comme le produit des politiques néolibérales, ainsi que la relation entre ces changements et le développement du Hezbollah comme organisation politique. Ces politiques néolibérales ont approfondi certaines caractéristiques historiques constitutives de l’économie libanaise : un modèle de développement orienté vers la finance et les services où les inégalités sociales et les disparités régionales sont très prononcées. Ce chapitre examine également les conséquences de ces caractéristiques qui se sont développées dans la période néolibérale et l’orientation du Hezbollah subséquente sur la politique économique et le système politique confessionnel. Il se conclut sur une enquête portant sur trois études de cas spécifiques dans les zones où le Hezbollah est influent et exerce un contrôle significatif : 1) la gestion de la politique urbaine dans la municipalité de Ghobeyri ; 2) son attitude sur les lois de contrôle des loyers à Beyrouth ; 3) la politique agricole dans la vallée de la Bekaa.

Après avoir décrit les structures et les phases du développement économique durant la période néolibérale, le chapitre 3 examine ses effets sur la structure de classe libanaise, en particulier parmi la population chiite. Il montre que la période néolibérale a vu l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie chiite dans différents secteurs de l’économie et le rééquilibrage consécutif du pouvoir confessionnel. Cependant, ce processus n’a pas été uniforme et de nombreux chiites restent marginalisés dans des zones urbaines ou rurales. Le chapitre traite donc de la configuration concrète de la nouvelle bourgeoisie chiite au travers d’une analyse des plus importants groupes d’affaires chiites et de leurs relations avec le Hezbollah. Tous ces facteurs sont synthétisés dans une analyse du changement et de l’évolution de la base sociale du Hezbollah.

Le chapitre 4 analyse la transformation du parti en mouvement de masse et les moyens mis en œuvre pour atteindre une position hégémonique dans les zones à majorité chiite, malgré les tensions produites par la nature de sa base sociale. Nous y examinons en détail l’organisation interne du parti et son large réseau d’institutions, lequel joue un rôle important dans la diffusion de ses idées au sein de la communauté chiite et dans l’expansion de son hégémonie par la mise en place de services répondant à des besoins sociaux. En se focalisant sur quatre secteurs décisifs : 1) le soutien social ; 2) les institutions religieuses ; 3) les médias et la culture ; 4) l’éducation et le travail parmi les jeunes, ce chapitre analyse comment les succès de son réseau d’organisations – principalement géré par son conseil exécutif – permettent au Hezbollah de renforcer sa position parmi la population. Le chapitre explore également le contenu idéologique de son travail dans ces secteurs en soulignant le rôle de deux concepts – hâla islâmiyya (l’atmosphère ou l’environnement islamique) et iltizâm (l’engagement personnel) – dans la construction d’une allégeance au parti. Enfin, il analyse les caractéristiques de genre des fondements idéologiques du parti.

Le chapitre 5 traite de l’orientation du Hezbollah à l’égard du mouvement ouvrier libanais. En abordant l’histoire du mouvement syndical durant la période de la guerre civile, il examine les diverses contestations sociales et ouvrières qui ont perduré des années 1990 à aujourd’hui. Le chapitre montre comment les forces politiques bourgeoises et confessionnelles, redoutant les capacités de mobilisation de la Confédération générale des travailleur·euses libanais·es (CGTL) – la principale confédération syndicale –, l’ont progressivement affaiblie et subordonnée à leurs intérêts. Nous analyserons ainsi le comportement du Hezbollah envers les revendications économiques, les grèves et l’organisation des travailleur·euses. Le chapitre établit le lien entre l’analyse de l’économie politique des chapitres 2 et 3 et l’analyse socio-politique du chapitre 4. Il offre ainsi une illustration des tensions nées dans l’organisation, résultant de son affirmation à représenter les luttes et les besoins des couches paupérisées de la population chiite, concomitamment à son changement de base sociale.

Le chapitre 6 examine les activités militaires et l’appareil armé du Hezbollah qui constituent un aspect fondamental : lutte militaire contre l’État d’Israël, actions coercitives sur d’autres acteurs de la guerre civile libanaise et opérations militaires de 2008 contre la Coalition du 14 mars. L’usage de ses moyens militaires pour garantir son pouvoir et sa sécurité dans les régions à majorité chiite est également analysé.

Le chapitre7 s’intéresse à la réaction du Hezbollah envers les soulèvements populaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, qui ont commencé en décembre 2010 et janvier 2011 avec le renversement des dictateurs en Tunisie et en Égypte. Il examine plus particulièrement l’engagement du Hezbollah en Syrie et la façon dont cette intervention a exacerbé le confessionnalisme au Liban. Nous nous pencherons également sur les conséquences du soulèvement syrien dans les relations entre le Hezbollah, l’Iran et le mouvement islamique palestinien Hamas.

La conclusion synthétise l’ensemble des analyses tant d’un point de vue théorique que politique.

Note sur les sources

Cette étude s’inspire d’un large éventail d’écrits universitaires dans les champs politiques, de l’économie politique, de la sociologie et du développement. Son cadre théorique fondamental repose sur les analyses marxistes et critiques du Liban et du Moyen-Orient. En plus de la littérature universitaire, les recherches pour ce livre ont eu recours à plusieurs ouvrages, articles de journaux, rapports, brochures politiques et interviews de personnalités politiques clé au Liban. Ma maîtrise de l’anglais, de l’arabe et du français m’ont permis de réaliser des interviews et de consulter des sources premières dans la langue originelle et une vaste documentation afin d’aboutir aux conclusions que je propose.

À ces connaissances acquises par ces matériaux, s’est ajouté un séjour de plus de douze mois au Liban où j’ai mené une recherche sur le terrain. J’ai pu me déplacer de manière répétée à Beyrouth, dans la vallée de la Bekaa et les régions du sud et du nord du pays. Cette période de recherche, qui englobe un large panel d’entretiens avec des militant·es, des syndicalistes, des travailleur·euses, des étudiant·es, des membres des partis politiques et des universitaires, a été un précieux complément à mon expérience antérieure du pays. J’ai pu m’entretenir avec plus de quarante personnes (en arabe, en français et en anglais selon les circonstances) et avoir d’innombrables discussions « off the record » avec des individu·es et des groupes engagés sur la scène politique libanaise. De plus, ce temps passé au Liban m’a permis de me documenter dans différentes bibliothèques et centres d’archives et de recherche.

En raison de l’environnement politique au Liban, cette recherche sur le terrain a fait face à de nombreux obstacles. Accéder aux responsables du Hezbollah est ainsi devenu plus difficile que par le passé en raison des mesures de sécurité interne et de la confidentialité qui règne dans l’organisation. J’ai, cependant, obtenu quelques interviews avec des intellectuels affiliés au Hezbollah et avec certains de ses représentants dans ses organisations et instituts de recherche. J’ai également rencontré des militants, sympathisants ou cadres du parti. J’ai dû également prendre en compte l’atmosphère lourdement confessionnelle du pays lorsque j’accédais à une information. Mon engagement dans la vie politique libanaise et sa connaissance m’ont aidé dans l’appréciation des affirmations les plus idéologiques et tendancieuses de certaines sources.

Enfin, mon propre contexte familial a largement participé à l’écriture et l’élaboration de ce livre. Je suis un citoyen suisse d’origine syrienne. Depuis mon enfance, j’ai passé de longues périodes en Syrie et dans la région. Ma famille et mes proches amis ont été profondément touchés par les évènements en cours en Syrie et nombre d’entre eux/elles ont dû quitter la ville d’Alep (dont nous étions originaires), pour d’autres lieux plus sûrs dans le pays ou dans des États voisins. Mon intérêt pour le Hezbollah est cependant bien antérieur à l’engagement de ce parti en Syrie, mais les évènements des dernières années m’ont permis de corroborer et d’affiner la discussion ouverte dans les pages qui suivent.

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Joseph Daher : Le Hezbollah
Un fondamentalisme religieux à l’épreuve du néolibéralisme

https://www.syllepse.net/le-hezbollah-_r_22_i_750.html

Editions Syllepse, Paris 2019, 286 pages, 20 euros

Version en castillan  :
https://www.vientosur.info/spip.php?article14654

1. Kharafi a publié un article qui avait pour titre « To live in dignity or die with pride » [Vivre dans la dignité ou mourir dans la fierté], qui louait le Hezbollah une semaine avant sa mort en avril 2011. En 2011, le magazine Forbes l’avait classé au 77e rang sur la liste mondiale des personnes les plus fortunées, avec une richesse estimée à 11,50 milliards de dollars et était étroitement lié à la famille royale et au frère du président du Majlis al-Ummah,le Parlement du Koweït, Jassem Al-Kharafi. À la suite de la mort de Kharafi, le Hezbollah a publiquement présenté ses condoléances au peuple et gouvernement koweïtiens.

2. Ce travail s’oppose également à l’orientalisme à rebours ou inversé, même si ce dernier est beaucoup moins répandu que les discours orientalistes.