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Algérie : La Repression en marche

mardi 16 juillet 2019, par siawi3

Source : https://www.courrierinternational.com/article/traitres-algerie-les-nouvelles-menaces-de-larmee

Algérie : TRAITRES - les nouvelles menaces de l’armée

mercredi 10 juillet 2019,

par Courrier International

Alors que la répression s’accentue et que les condamnations de manifestants se multiplient, le chef de l’état-major algérien, Ahmed Gaïd Salah, a mis en garde ceux qui s’opposent à l’armée, mercredi 10 juillet. Il a aussi réitéré sa confiance dans le président par intérim, dont le mandat officiel est arrivé à terme mardi.

Le chef de l’état-major et nouvel homme fort de l’Algérie, Ahmed Gaïd Salah, s’en est pris à ceux qui scandent le slogan “pour un état civil et non militaire” dans les rues algériennes depuis février. Scandée par des centaines de milliers de manifestants, cette phrase est devenue le symbole de la peur d’une prise de pouvoir par l’armée face à la vacance du pouvoir.

Lors d’un discours prononcé à Alger, mercredi 10 juillet, le vice-ministre de la Défense a assuré que l’armée souhaitait organiser des élections présidentielles rapidement “en dépit des embûches que sèment sur son chemin certains de ceux qui répugnent le bon déroulement de ce processus constitutionnel judicieux, à l’instar des slogans mensongers”, rapporte Tout sur l’Algérie (TSA).

Un slogan adopté par des millions d’Algériens

“C’est la première fois que le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah réagit aussi ouvertement à un slogan adopté par des millions de manifestants dans les rues de toutes les villes du pays”, réagit le site d’information Algérie Part, qui insiste sur les “critiques sévères” adressées par le général au slogan. Ahmed Gaïd Salah a ainsi ajouté :

“Ce sont là des idées empoisonnées qui leur ont été dictées par des cercles hostiles à l’Algérie et à ses institutions constitutionnelles. Des cercles qui vouent une haine inavouée envers l’Armée Nationale Populaire.”

“Gaïd Salah menace…”, constate de son côté El Watan. Sans nommer directement les manifestants, le chef de l’armée algérienne a accusé “des traîtres qui ont vendu leur âme et conscience et sont devenus des outils manipulables voire dangereux”. D’après TSA, Gaïd Salah vise “des cercles qui sont toujours en lien avec l’ancien patron des services de renseignement [Saïd Bouteflika], aujourd’hui incarcéré à la prison militaire de Blida, et qui cherchent à échapper à la justice”. Il a appelé à “plus de vigilance et de prudence concernant l’encadrement de ces marches”.

Gaïd Salah a aussi dénié le qualificatif de “prisonniers politiques et de prisonniers d’opinion” aux détenus incarcérés pour avoir porté l’emblème amazigh, le drapeau berbère. “Croient-ils que le peuple algérien permettra à quiconque d’insulter son emblème national ?”, a-t-il feint d’interroger, alors que le nombre de drapeaux berbères dans les manifestations a explosé depuis son interdiction par le chef de l’armée.

Dans son discours, Gaïd Salah a également réitéré la confiance de l’armée dans le président par intérim, Abdelkader Bensalah, dont le mandat officiel est arrivé à terme mardi 9 juillet. “Rejeté par la rue et une partie de l’opposition qui demande son départ, Abdelkader Bensalah a reçu un appui sans faille du chef d’état-major qui a loué son appel au dialogue”, relate TSA. Les opposants au régime dénoncent “un vide constitutionnel” en Algérie et les juristes algériens ont annoncé de grandes manifestations dès jeudi 11 juillet.

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Source : https://www.courrierinternational.com/article/traitres-algerie-les-nouvelles-menaces-de-larmee

Publié le 10/07/2019 - 21:06

Photo : Le chef de l’état-major algérien, Ahmed Gaïd Salah (au centre), à Alger le 20 mai 2014. Farouk Batiche / AFP

Alors que la répression s’accentue et que les condamnations de manifestants se multiplient, le chef de l’état-major algérien, Ahmed Gaïd Salah, a mis en garde ceux qui s’opposent à l’armée, mercredi 10 juillet. Il a aussi réitéré sa confiance dans le président par intérim, dont le mandat officiel est arrivé à terme mardi.

Le chef de l’état-major et nouvel homme fort de l’Algérie, Ahmed Gaïd Salah, s’en est pris à ceux qui scandent le slogan “pour un état civil et non militaire” dans les rues algériennes depuis février. Scandée par des centaines de milliers de manifestants, cette phrase est devenue le symbole de la peur d’une prise de pouvoir par l’armée face à la vacance du pouvoir.

Lors d’un discours prononcé à Alger, mercredi 10 juillet, le vice-ministre de la Défense a assuré que l’armée souhaitait organiser des élections présidentielles rapidement “en dépit des embûches que sèment sur son chemin certains de ceux qui répugnent le bon déroulement de ce processus constitutionnel judicieux, à l’instar des slogans mensongers”, rapporte Tout sur l’Algérie (TSA).

Un slogan adopté par des millions d’Algériens

“C’est la première fois que le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah réagit aussi ouvertement à un slogan adopté par des millions de manifestants dans les rues de toutes les villes du pays”, réagit le site d’information Algérie Part, qui insiste sur les “critiques sévères” adressées par le général au slogan. Ahmed Gaïd Salah a ainsi ajouté :

Ce sont là des idées empoisonnées qui leur ont été dictées par des cercles hostiles à l’Algérie et à ses institutions constitutionnelles. Des cercles qui vouent une haine inavouée envers l’Armée Nationale Populaire.”

“Gaïd Salah menace…”, constate de son côté El Watan. Sans nommer directement les manifestants, le chef de l’armée algérienne a accusé “des traîtres qui ont vendu leur âme et conscience et sont devenus des outils manipulables voire dangereux”. D’après TSA, Gaïd Salah vise “des cercles qui sont toujours en lien avec l’ancien patron des services de renseignement [Saïd Bouteflika], aujourd’hui incarcéré à la prison militaire de Blida, et qui cherchent à échapper à la justice”. Il a appelé à “plus de vigilance et de prudence concernant l’encadrement de ces marches”.

À lire aussi Marches. Algérie : une révolution pacifique face à une répression qui s’accentue

Gaïd Salah a aussi dénié le qualificatif de “prisonniers politiques et de prisonniers d’opinion” aux détenus incarcérés pour avoir porté l’emblème amazigh, le drapeau berbère. “Croient-ils que le peuple algérien permettra à quiconque d’insulter son emblème national ?”, a-t-il feint d’interroger, alors que le nombre de drapeaux berbères dans les manifestations a explosé depuis son interdiction par le chef de l’armée.

Dans son discours, Gaïd Salah a également réitéré la confiance de l’armée dans le président par intérim, Abdelkader Bensalah, dont le mandat officiel est arrivé à terme mardi 9 juillet. “Rejeté par la rue et une partie de l’opposition qui demande son départ, Abdelkader Bensalah a reçu un appui sans faille du chef d’état-major qui a loué son appel au dialogue”, relate TSA. Les opposants au régime dénoncent “un vide constitutionnel” en Algérie et les juristes algériens ont annoncé de grandes manifestations dès jeudi 11 juillet.

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Source : https://www.courrierinternational.com/article/vu-dalger-en-algerie-une-derive-gravissime-apres-des-condamnations-pour-port-de-drapeaux

En Algérie, “une dérive gravissime” après des condamnations pour port de drapeaux

El Watan - Alger

Publié le 24/06/2019 - 19:41

Des manifestants brandissent le drapeau algérien et le drapeau amazigh lors d’une marche à Alger, le 21&nbsp ;juin 2019. REUTERS/Ramzi Boudina
Des manifestants brandissent le drapeau algérien et le drapeau amazigh lors d’une marche à Alger, le 21 juin 2019. REUTERS/Ramzi Boudina

Dix-sept manifestants algériens ont été arrêtés et mis sous dépôt pour avoir brandi le drapeau berbère lors des marches du vendredi 21 juin. Les médias, les opposants politiques et des représentants de la société civile s’inquiètent de cette “démarche démesurée” de la part du pouvoir.

Il s’agit d’une “décision très sévère et inédite”, souligne El Watan ce lundi 24 juin. Dix-sept manifestants arrêtés par la police algérienne vendredi ont été placés en détention et mis sous mandat de dépôt dimanche pour “port du drapeau amazigh”, l’emblème berbère. Des dizaines de personnes ont été appréhendées sur ce motif lors des manifestations de vendredi, pointe le journal algérien.

El Watan rappelle que ces mesures ont été prises après les menaces faites par le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah contre “les tentatives d’infiltration des marches populaires, au cours desquelles des drapeaux autres que l’emblème national sont brandis par d’infimes minorités”. De l’avis général des médias algériens, le nouvel homme fort du régime visait le drapeau berbère, souvent brandi en compagnie du drapeau national algérien depuis le début des manifestations dans le pays, en février.

“À l’unisson, des hommes de loi expliquent que sur le plan juridique, il n’y a aucun texte de loi qui criminalise le port d’un autre emblème et encore moins l’emblème amazigh, qui est reconnu sur le plan constitutionnel comme une composante de l’identité algérienne”, relate El Watan, qui parle d’une “dérive gravissime et une démarche démesurée”.
Gaïd Salah, “apprenti dictateur” ?

Le journal d’Alger cite de nombreux responsables politiques et leaders syndicaux, qui s’indignent face à ces condamnations. Ainsi, Abdelmoumène Khelil, secrétaire général de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, ne cache pas son inquiétude :

Le port du symbole de cette identité amazighe a tout le temps existé et été accepté par l’ensemble de la population. Poursuivre ces jeunes et de surcroît les accuser de porter atteinte à l’unité de la nation, c’est le comble, puisque l’on doute dans ce cas-là de leur appartenance à cette patrie.”

Le parti d’opposition Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), par la voix d’Atmane Mazouz, qualifie le chef d’état-major Gaïd Salah d’“apprenti dictateur” et avance “qu’il est le premier qui doit être poursuivi pour atteinte à l’unité nationale”. Soufiane Djilali, dirigeant du parti Jil Jadid, estime que ces condamnations constituent une “décision dangereuse” et “sans fondement légal”, rapporte El Watan.
À lire aussi Vu d’Algérie. À Alger, le triomphe du drapeau berbère face à l’armée

Dans son éditorial de lundi, le journal assure que cette décision finira par se retourner contre ceux qui se trouvent à la tête de l’Algérie aujourd’hui :

En voulant, dans une nouvelle tentative de reprendre la main, jouer sur des sujets clivants dans la société, des sujets refoulés et cachés sous le tapis par les dirigeants successifs depuis l’indépendance, le pouvoir était loin de se douter que l’interdiction de l’emblème amazigh dans les marches allait agir comme un puissant combustible qui alimentera avec plus de force et de conviction la flamme de la révolution du 22 février pour les semaines à venir.”

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Source : https://www.algerie-focus.com/2019/07/justice-une-peine-de-prison-avec-sursis-pour-la-fille-arretee-avec-un-etendard-amazigh-a-jijel/

Justice / Une peine de prison avec sursis pour la fille arrêtée avec un étendard amazigh à Jijel

Par
La rédaction -

15 juillet 20193100

La sentence contre la jeune femme arrêtée vendredi dernier en possession d’un étendard amazigh à Jijel est tombée. Cette dernière a écopé d’une peine de deux mois de prison avec sursis, assortie d’une amende.

Vendredi dernier, une jeune femme a été interpellée à la fin de la marche par des policiers en civil et arrêtée par ce qu’elle avait en sa possession un étendard amazigh. Atteinte de diabète, son état de santé s‘était dégradé.

Présentée devant le juge, dimanche, la jeune femme a écopé d’une peine de deux mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 20 000 DA.

La question qui doit, cependant, être posée, est celle de savoir si les cas des 18 détenus arrêtés pour avoir brandis l’étendard amazigh le 21 juin à Alger et le jeune arrêté le 22 février dernier dans la capitale, vont être traités de la même manière.

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Source : https://www.tsa-algerie.com/rassemblement-et-marche-des-avocats-a-alger/


VIDÉO. Rassemblement et marche des avocats à Alger

11 Juil. 2019 à 11:05

VIDEO ici

Les avocats d’Alger, qui observent une grève générale ce jeudi 11 juillet, ont organisé un rassemblement devant le tribunal de Sidi M’hamed avant d’entamer une marche en direction de l’APN.

Les robes noires ont scandé des slogans en faveur de l’indépendance de la justice et contre les atteintes aux libertés. Des rassemblements et des marches ont également lieu dans plusieurs autres wilayas.

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Source : https://www.tsa-algerie.com/sauvagement-agresse-un-militant-du-hirak-est-condamne-a-six-mois-de-prison-a-oran/

Sauvagement agressé, un militant du Hirak est condamné à six mois de prison à Oran

Par : Sonia Lyes 14 Juil. 2019 à 09:21

Brahime Lalami est un jeune militant du Hirak et blogueur sur Facebook. Mercredi dernier, alors qu’il se trouvait à Oran, il a été victime d’une « agression ». Une photo publiée sur sa page Facebook montre deux blessures profondes au niveau de l’épaule, visiblement causées par une arme blanche.

Brahime se rend alors « au commissariat le plus proche pour porter plainte ». « Après avoir entendu mes dires, ils m’ont demandé un certificat médical. A mon retour de chez le médecin, j’ai trouvé mes deux agresseurs debout devant le commissariat. Ils étaient avec un policier en uniforme. J’ai alors informé les policiers chargés d’enregistrer ma plainte que mes agresseurs se trouvaient à l’entrée du commissariat », relate le jeune militant.

Il poursuit : « Ils m’ont répondu de manière provocatrice (…) J’ai pris mon téléphone pour essayer de filmer mes deux agresseurs (…). J’ai alors été arrêté et frappé par des policiers ».

Après avoir été détenu « dans un lieu inconnu », Brahim a été présenté, hier samedi devant le tribunal. Il affirme avoir été condamné à « six mois de prison ferme et une amende ». « J’ai dix jours pour faire appel », affirme-t-il. « Mon seul crime est que je suis blogueur sur Facebook », conclut-il.

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Source : https://www.tsa-algerie.com/detenus-du-hirak-et-bouregaa-lappel-de-lorganisation-des-moudjahidine/

Détenus du hirak et Bouregaa : l’appel de l’Organisation des moudjahidine

Par : Riyad Hamadi

12 Juil. 2019 à 11:54

Mohand Ouamar Benelhadj, secrétaire général par intérim de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), a lancé, ce vendredi 12 juillet, un appel aux autorités du pays leur demandant un geste de clémence en direction des détenus du hirak.

« Nous demandons un geste de tolérance et de fraternité de la part des responsables en direction des détenus emprisonnés à cause des revendications populaires. Je parle de ceux qui ont été arrêtés pour un écart de langage ou l’emblème amazigh », a déclaré M. Benelhadj dans un entretien vidéo diffusé par l’ONM.

Par « écart de langage », le chef de l’ONM fait allusion au moudjahid Lakhdar Bouregaa en détention après des déclarations sur l’armée.

« Ces gens ne méritent pas la prison. Cet appel que nous lançons au nom des Moudjahidine, s’adresse aussi aux magistrats. Un an de prison pour une pancarte et quelqu’un qui commet un faux et vole, on le condamne à six mois. Il y a un déséquilibre », a-t-il dit.

« Je le dis même si je risque des poursuites. Je suis prêt à aller en prison. J’ai passé six ans dans les prisons coloniales. Je suis entraîné », a-t-il ajouté.

« Je lance cet appel au nom de l’ONM. Nous demandons un geste de clémence et de fraternité », a insisté Mohand Ouamar Benelhadj.

Sur le plan politique, le secrétaire général par intérim de l’ONM a apporté son soutien à la prolongation du mandat du président Abdelkader Bensalah. « L’Etat doit continuer. Il ne doit pas y avoir d’effondrement de l’Etat. L’Etat doit fonctionner jusqu’à la fin de cette période », a-t-il expliqué.

VIDEO ici