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Le terrorisme frappe encore au Burkina Faso : 24 morts dans une attaque contre une base militaire

samedi 24 août 2019, par siawi3

Source : https://www.elwatan.com/edition/international/le-terrorisme-frappe-encore-au-burkina-faso-24-morts-dans-une-attaque-contre-une-base-militaire-21-08-2019


Le terrorisme frappe encore au Burkina Faso : 24 morts dans une attaque contre une base militaire

Le Burkina Faso désormais sur la carte du djihadisme

Amnay Idir

21 août 2019 à 9 h 14 min

L ’attaque djihadiste contre une base militaire dans le nord du Burkina Faso, lundi, a fait « 24 morts et 7 blessés », selon l’AFP citant un nouveau bilan publié hier par l’état-major de l’armée burkinabè.

Bilan qui fait aussi état de 5 disparus. Le précédent bilan de l’armée (lundi) est d’une dizaine de militaires tués et plusieurs blessés. Cette attaque, qui a frappé le détachement militaire de Koutougou, dans la province du Soum, est la plus meurtrière jamais subie par l’armée burkinabè dans sa confrontation avec les groupes islamistes depuis 2015.

Le gouvernement a complètement échoué

De son côté, le principal parti de l’opposition du Burkina Faso, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), a demandé hier la démission du gouvernement, le jugeant incapable de faire face à la situation. « L’UPC demande la démission pure et simple du gouvernement » et « la nomination par le président Roch Kabore d’une nouvelle équipe qui aura pour mission première la défense de l’intégrité territoriale et la sécurité des Burkinabè », a déclaré le mouvement dans un communiqué. Selon ce parti dirigé par Zéphyrin Diabré, l’équipe gouvernementale est « dépassée par la tournure des événements » et « croise à présent les bras, attendant ce que le hasard fera d’eux et des Burkinabè ».

Jusque-là, la plus grave attaque djihadiste jamais perpétrée contre l’armée burkinabé avait fait 12 morts à Nassoumbou, également dans la province du Soum. C’était en décembre 2016. Une quarantaine d’assaillants, à bord de véhicules pick-up et de motos, ont attaqué un poste militaire situé à une trentaine de kilomètres du Mali.

L’armée burkinabè a aussi subi un revers sans précédent en mars 2018, lorsqu’une attaque djihadiste a dévasté son état-major général, en plein centre-ville de la capitale Ouagadougou, faisant 8 morts.

Le chancre

Le nord du Burkina a été le théâtre de plusieurs attentats meurtriers ces derniers mois. Quinze personnes ont péri fin juillet dans l’attaque du village de Diblou et, en juin, 51 autres dans quatre attaques. Les 14 et 15 août, quatre militaires ont péri dans l’explosion d’un engin artisanal au passage de leur véhicule, puis trois policiers ont été tués dans une embuscade.

Pays sahélien d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est ciblé depuis 2015 par des attaques terroristes attribuées à plusieurs groupes affiliés à Al Qaîda et d’autres à l’Etat islamique (EI). Concentrées initialement dans le nord du pays, ces attaques se sont étendues à d’autres régions, dont celle de l’Est, frontalière du Togo et du Bénin, devenue la deuxième grande zone d’insécurité. Ces opérations, de plus en plus fréquentes, ont fait plus de 500 morts.

Cinq Etats du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) ont constitué une force militaire multinationale, le G5 Sahel, pour lutter contre les multiples groupes djihadistes qui sévissent dans la région. Mais elle peine à assumer sa mission. Au moins 17 000 personnes ont dû fuir leurs foyers dans le nord du pays en raison de violences, a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge. Mi-juillet, les autorités ont prorogé de six mois l’état d’urgence, en vigueur depuis décembre 2018 dans plusieurs provinces du pays.

La capitale Ouagadougou a été frappée par trois attaques qui ont fait près de 60 morts. La dernière, perpétrée en mars 2018, a ciblé l’état-major des armées et l’ambassade de France.