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France : Du nouveau dans l’affaire Ramadan : L’enquête élargie àde nouveaux soupçons de viol

lundi 30 septembre 2019, par siawi3

Source : ://www.lejdd.fr/Societe/affaire-ramadan-le-parquet-de-paris-ordonne-des-investigations-pour-de-nouveaux-soupcons-de-viols-3922297

Affaire Ramadan : le parquet de Paris ordonne des investigations pour de nouveaux soupçons de viols

00h00 , le 28 septembre 2019, modifié à10h31 , le 29 septembre 2019

Par Stéphane Joahny

Du nouveau dans l’affaire Ramadan. Un réquisitoire supplétif vient d’être délivré pour des faits de « viols » qui auraient été commis àParis sur deux femmes. Celles-ci n’ont pas porté plainte.

Le parquet de Paris a délivré le 10 septembre un réquisitoire supplétif aux juges d’instruction chargés de l’affaire Ramadan. ­L’islamologue suisse est soupçonné d’avoir violé une femme àParis en novembre-décembre 2015, et une autre, toujours dans la capitale, en mars 2016. Toutes deux n’ont pas souhaité porter plainte. C’est pourtant sur la base de leurs auditions par la brigade criminelle que Rémy Heitz, le procureur de la République de Paris, a décidé d’ordonner ces nouvelles investigations.

Dans le cadre de l’enquête qui vise Ramadan depuis presque deux ans, les policiers se sont attachés àidentifier les jeunes femmes présentes sur 776 documents érotico-pornographiques retrouvés dans les ordinateurs du prédicateur. Parmi celles qui ont été entendues, deux ont livré des témoignages susceptibles de contenir des « indices graves et concordants » pouvant incriminer l’islamologue, déjàdoublement mis en examen pour viol depuis février 2018.

Ramadan nie tout viol

Fin aoà»t, alors que le JDD révélait l’existence d’une quatrième plainte en France pour viol, en cours de ­vérification, Europe 1 rendait ­public le contenu des témoignages des deux femmes entendues par la Crim’. « J’étais sous son emprise, il m’a fait culpabiliser », a ainsi indiqué l’une pour expliquer qu’elle ait revu une seconde fois, fin 2015, celui qui lui aurait pourtant fait subir un mois plus tôt des rapports sexuels très violents. « C’est d’un autre ordre qu’un viol physique, ça va au-delà, il y a emprise, il y a un viol moral », a souligné l’autre, qui situe en mars 2016, dans une chambre du Crowne Plaza, sa relation sexuelle « brutale » avec Tariq Ramadan.

Ce dernier, qui nie tout viol, devrait être confronté dans les prochaines semaines avec celle qui a déposé plainte contre lui en avril 2018 en Suisse. Dans le témoignage qu’elle a livré àla journaliste Bernadette Sauvaget (L’Affaire Ramadan, Fayard), « Brigitte » décrit la « nuit d’horreur » qu’elle aurait passée dans la chambre d’hôtel de Tariq Ramadan àGenève le 28 octobre 2008 : « J’ai eu peur de mourir. »

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Source : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/29/l-enquete-sur-tariq-ramadan-elargie-a-de-nouveaux-soupcons-de-viol_6013513_3224.html

L’enquête sur Tariq Ramadan élargie àde nouveaux soupçons de viol

L’intellectuel musulman est déjàmis en examen pour deux viols et fait l’objet d’une enquête pour deux autres. Lui parle de relations consenties.

Publié hier à14h10, mis àjour hier à14h26

L’enquête visant l’islamologue suisse Tariq Ramadan, mis en examen pour les viols de deux femmes entre 2009 et 2012, a été élargie àdes faits survenus àParis en 2015 et 2016, selon des informations du Journal du dimanche confirmées par l’Agence France-Presse (AFP).

Le parquet de Paris a étendu, le 10 septembre, la saisine du juge d’instruction en charge de l’enquête « Ã deux nouvelles potentielles victimes  », indique une source judiciaire. La saisine porte sur des témoignages recueillis par les policiers de la brigade criminelle auprès de deux femmes, identifiées sur des documents retrouvés dans les ordinateurs de l’intellectuel musulman, a précisé une source proche du dossier.

Ces deux femmes, qui n’ont pas porté plainte, assurent avoir été entraînées dans une relation sexuelle brutale par l’intellectuel musulman, l’une en novembre et décembre 2015 et l’autre en mars 2016. Toutes deux ont évoqué une « emprise  ».
« Je lui demandais d’être plus doux, mais il me disait : “C’est de ta faute, tu le mérites†(…) et qu’il fallait obéir, ce que j’ai fait  », a rapporté l’une de ces femmes, dont le témoignage a pu être consulté par l’AFP.
« C’est d’un autre ordre qu’un viol physique, cela va au-delà, (…) il y a un viol moral  », a expliqué la seconde. « Il a une telle emprise sur vous qu’on fait tout ce qu’il nous demande (…). Mais cette relation a été consentie, oui  », a-t-elle précisé.

Un « traquenard  »

Figure longtemps influente, mais controversée, de l’islam européen, Tariq Ramadan, 57 ans, est mis en examen depuis février 2018 pour le viol de deux femmes en France entre 2009 et 2012. Remis en liberté en novembre après dix mois de détention provisoire, M. Ramadan a d’abord nié tout rapport sexuel avec ces femmes avant d’évoquer des « relations consenties  ».Deux autres plaintes pour viol avaient déjàété déposées, en mars 2018 et juillet 2019, et font l’objet d’investigations. M. Ramadan est, par ailleurs, accusé de viol par une femme en Suisse et doit être entendu sur cette affaire dans les prochaines semaines, àParis.

L’élargissement de l’enquête sur ces nouveaux soupçons de viols intervient alors que Tariq Ramadan a engagé, mi-septembre, une contre-offensive médiatique, avec la publication d’un livre (Devoir de vérité), qui dénonce un « traquenard  » et dément toute « emprise  » sur ses partenaires sexuelles.